‹ Exposé des titresChapitre 12 sur 55 · SYPHILIS · texte numérisé non relu

SYPHILIS

Des lois qui président à l’éclosion et au développement de la syphilis.

(•Annales de dermatologie el de eypUligraphie, 1810.)

De la contagion syphilitique.

Cette thèse est une étude sur la contagion syphilitique aux divers points de vue de ses origines (comme nature d’accidents transmissibles), de ses formes symptomatiques initiales, de ses sources, de sa prophylaxie, etc.

Un des chapitres les plus étendus de ce travail est relatif à la contagiosité des accidents secondaires. — Diverses questions sont agitées à ce propos : Quels sont, parmi les accidents secondaires, ceux qui possèdent la faculté de se transmettre? — Quelle est la lésion qui résulte de la contagion des accidents secondaires transmissibles? Etc.

« En résumé, disais-je en réponse à ces diverses questions, je crois :

1” Que les accidents secondaires de forme suppurative sont contagieux;

2° Que les accidents secondaires ne se transmettent pas dans leur forme , c’est-à-dire comme accidents secondaires. Le produit de leur contagion est

un CHANCRE INDURÉ.

« La connaissance ducaractère contagieux dè la syphilis secondaire ouvre une ère nouvelle à la prophylaxie et exige des garanties plus étendues. Il conviendrait donc qu’une surveillance spèciale fût exercée (au dispensaire de la préfecture) sur les filles reconnues syphilitiques, c’est-à-dire pouvant d’un jour à l’autre, et sans contagion nouvelle, transmettre la syphilis. »

Mémoire principalement consacré à la démonstration des incubations longues, c’est-à-dire dépassant la durée qui sépare habituellement le rapport contagieux de l’éclosion première du chancre.

Exposé de divers cas d’incubation à longue échéance. — Relation de quatre cas, entourés de toutes garanties d’exactitude, dans lesquels l’incubation se prolongea 34, 36, 37 et 60 jours.

Conclusions :

1° L'incubation de la syphilis affecte une durée variable, qui oscille entre des termes extrêmes assez distants ;

2° Elle dépasse souvent les limites dans lesquelles on est accoutumé à la restrein-

8» 11 n’est pas démontré que la nature de l’accident qui transmet la contagion (accident primitif ou accident secondaire) exerce une influence sur la durée de l’incu-

9° L’incubation est constante pour le chancre syphilitique. Elle fait au contraire défaut pour le chancre simple, qui succède presque immédiatement à l’inoculation ou à la contagion. — Cette différence constitue une opposition de plus entre la syphilis et le chancre simple, dont l’indépendance réciproque est d’ailleurs attestée par tant d’autres caractères.

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