I. Échéances du tertiarisme
H. Qualité et fréquence comparées des diverses manifestations du tertia-
Un fait de notion nouvelle ressort de ce mémoire, L savoir :
Que, de tous les systèmes organiques, c’est le système nerveux qui est le plus souvent éprouvé par la syphilis.
Conséquemment : le plus grand danger du tertiarisme réside dans l’excessive fréquence des affections spécifiques du système nerveux, affections dont il est superflu de rappeler l’importance et la gravité.
Si, donc, le principe de la syphilis constitue un poison de tout l’être, il constitue surtout et principalement un poison du système nerveux.
ÉVOLUTION DU TERTIARISME
Une statistique portant sur 4.400malades (4.000 hommeset400femmes), relativement à la fréquence du tertiarisme aux diverses années de la maladie, m’a conduit aux résultats suivants :
1" Le quotient annuel du tertiarisme s’élève rapidement de la première à la troisième année pour atteindre son fastigium au cours de cette troisième
2» Au delà, il ne fait plus que décroître; —et cela très rapidement jusque vers la onzième année, plus lentementau cours des dix années suivantes;
3° Passé vingt ans, il s’abaisse, au pourcentage, au-dessous de l’unité.
De sorte que, dans l’étape tertiaire, il y a trois années tristement privilégiées quant au contingent considérable qu’elles fournissent au tertiarisme, à savoir : la deuxième, la troisième et la quatrième, avec prédominance marquée pour la troisième. Ce sont là, peut-on dire, les trois années néfastes du tertiarisme, puisque, à elles seules, elles fournissent à peu près le tiers (exactement les trente centièmes) du total des accidents tertiaires.
De sorte, encore, que, si l’on découpait l’existence totale de la syphilis tertiaire par tranches de dix années, on arriverait, comme quotient fourni au tertiarisme par chacune de ces tranches décennales, aux résultats sui-
Pour le groupe des dix premières années, 70 p. 100 ;
Pour le groupe des dix années suivantes (onze à vingt), 22, 3 p. 100; Pour le groupe des dix années suivantes (vingt et une à trente), 5 p. 100- Pour le groupe des dix années suivantes (trente et une à quarante'
Et, pour le groupe des années ultimes (quarante et une à cinquante-cinq),
Note sur un cas de gomme syphilitique survenue cinquante-cinq ans après le début de l’affection.
Exemple démonstratif de la longévité possible de la syphilis.
Dn malade, affecté de syphilis à l’âge de 17 ans, présente dans sa vieillesse, à savoir cikquante-ciko ahs nos tard, une énorme tumeur gommeuse de la cuisse. — Traitée par l’iodure de potassium, cette tumeur se résorbe complètement, au point
Syphilides tertiaires.
{Leçons pulliées par la Gazette des htpitaia, 1887.)
Syphilides tuberculeuses écloses sur l’emplacement d’inoculations vaccinales.
(Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1898.)
Cas extraordinaire. — Huit syphilides tuberculeuses indéniables, écloses et évoluant sur huit inoculations vaccinales. — Que de réflexions soulève un tel faitl II est bien certain que le vaccin a réagi sur la syphilis, mais comment? Est-ce simplement au titre d’excitant local, d’épine irritative? Ou bien est-ce au titre d’agent infectieux, par rencontre, rapport et conflit de microbes?
Syphilide tuberculeuse atténuée comme type, à savoir de modalité papuleuse ou même quasi-érythémateuse.
{Annales de dermatologie et de syphiligraphie, «98.)
Des gommes syphilitiques.
(Gazette des hôpitaux, 1819.)
Syphilis mutilante des mains, simulant la lèpre. — Guérison très rapide.
(Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1898.)
PHAGÉDÉNISME
(Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques.)
Étude générale sur cette redoutable complication de lésions ulcéreuses d’origines diverses.
Phagédénisme vénérien, comprenant : 1° le phagédénisme du chancre simple et du bubon chancreux ; — 2° le phagédénisme syphilitique, dérivé soit du chancre, soit de lésions d’ordre tertiaire.
Origines. — Symptomatologie. — Conséquences. — Pronostic. — Diagnostic. — Étiologie. — Traitement.
LE PHAGÉDÉNISME TERTIAIRE
Monographie sur le plus fréquent et le plus redoutable des phagédé. nismes, à savoir celui de la période tertiaire de la syphilis.
Deux modalités très différentes : Phagédénisme de surface — phagédénisme en profondeur ou térébrant.
Phagédénisme de surface. — Variété serpigineuse.
Phagédénisme térébrant. — Variété gangreneuse.
rhagie de l’e
linguale. — Autopsie.
(Annales de dermatologie et de sypkiligraphie, 1898 et 1899.)
Ce cas est des plus instructifs, parce qu’il contient une démonstration à la fois clinique et anatomique de l 'hybridiiè syphilo-cancéreuse acceptée par quelques pathologistes, mais récusée par d’autres.
Il explique d’autres cas analogues d’observation assez commune. Ainsi j’ai vu plus de vingt fois des lésions linguales, réputées syphilitiques par les uns et cancéreuses par d’autres, subir sous l’influence du traitement spécifique (notamment des injections de calomel) une étonnante amélioration initiale. Ces lésions diminuent à vue d’œil pendant deux ou trois semaines, et l’on croit que le malade va guérir. Puis, reste une lésion qui n’a plus que
l’aspect cancéreux, et le malade succombe quelques mois plus tard. De tels cas à coup sûr, ne sont explicables que par l’hybridité syphilo-cancéreuse.
Dégénérescence syphilitique de la glande sub-linguale.
(Société de chirurgie, 1875.)
Premier cas cité de tumeur syphilitique de la glande sub-linguale.
Syphilis datant de onze ans. — Tumeur située sous la muqueuse du plancher de la bouche et évidemment constituée par la glande sub-linguale ; tumeur ovoïde, comparable à une datte comme volume et comme forme, nettement circonscrite, dure, indolente, etc. — Traitement par l’iodure de potassium. — Diminution immédiate de la tumeur ; guérison rapide.
De la syphilide gommeuse du voile du palais.
Les points principaux signalés dans cette leçon sont les suivants :
1° Caractère remarquablement insidieux des gommes du voile palatin, lésions essentiellement indolentes à leur début, pouvant échapper h l’attention, voire parfois presque latentes, puis se révélant par l’explosion soudaine de troubles fonctionnels graves ;
2° Étude anatomique de ces gommes, qui consistent bien moins souvent en des tumeurs circonscrites qu’en des infiltrations diffuses du voile
3° Diagnostic différentiel des ulcères gommeux et des scrofulides ulcéreuses de cette région.
DES OSTÉITES NASO-CRANIENNES D’ORIGINE SYPHILITIQUE
(Annales des maladies de l’oreille et du larynx, 1880.)
L’ostéite du plafond des fosses nasales (ostéite naso-cranienne) emprunte à son siège une gravité toute particulière. — Cette gravité est due à l’irradiation inflammatoire ou spécifique des lésions osseuses sur le cerveau.
D’où méningite ou méningo-encéphalite, aboutissant le plus souvent à la mort, parfois même à une mort inattendue, subite, par sidération foudroyante.
Syphilis sénile. — Exostoses très multiples. — Polyarthrite. Sub-luxation des deux tibias. — Amyotrophie considérable. — Cachexie.
(Annales de dermatologie et de sgphiligraphie, 1891.)
LÉSIONS TERTIAIRES DE L’ANUS ET DU RECTUM. - SYPHILOME ANO-RECTAL. — RÉTRÉCISSEMENT SYPHILITIQUE DU RECTUM
Étude sur les diverses lésions tertiaires de l’anus et du rectum.
Deux questions principales y trouvent place :
1° L’une est relative au syphilome ano-rectal, lésion non encore décrite ;
2° L’autre a trait à la pathologie des rétrécissements syphilitiques du rectum.
I. J’ai donné le nom de syphilome ano-rectal à une lésion consistant en ceci : une infiltration des parois ano-rectales par un néoplasme encore indéterminé comme structure initiale, mais susceptible de dégénérer en un tissu fibreux rétractile, et de constituer ainsi des coarctations intestinales plus ou moins étendues. — D’après moi, celte lésion est l’origine la plus fréquente des rétrécissements rectaux d’ordre syphilitique; c’est même l’origine essentielle du véritable rétrécissement syphilitique du rectum.
Cette lésion consiste primitivement en un épaississement rigide des parois ano-rectales, sans ulcération et sans cicatrice. — Traitée de bonne heure, elle peut guérir ou du moins s’amender. — Non traitée, elle persiste
et dégénère en un tissu fibreux qui se sclérose, subit une rétraction progressive et diminue d’autant le calibre de l’intestin. Ainsi se trouve constitué le rétrécissement rectal.
If. Pathogénie des rétrécissements syphilitiques du rectum. — Opinions diverses émises à ce sujet. — Discussion.
D’après ce que j’ai observé, la syphilis peut conduire au rétrécissement rectal par des processus anatomiques différents. Ces processus sont pour le moins au nombre de deux, à savoir :
1° Rétraction cicatricielle d’ulcérations rectales. — C’est là le rétrécissement par cicatrice, forme rare ;
2° Hyperplasie rectale ou syphilome rectal , produisant le rétrécissement par dégénérescence fibreuse et rétraction consécutive. — C’est là l’origine la plus habituelle, l’origine commune du rétrécissement tertiaire.
Syphilome anal.
(i Société de dermatologie et de syphiligraphie, 1893.)
IRRHÉES SYPHILITIQUES TERTIAIRES
Contribution à l’étude encore à peine ébauchée (de la syphilis intestinale. Exposé d’un cas dans lequel, sur un sujet syphilitique, une diarrhée sanguinolente. datant de 18 mois et rebelle à tout remède, fut guérie d’une façon extrêmement rapide (quelques semaines) par le traitement spécifique.
Mal de Pott d’origine syphilitique.
Mal de Pott syphilitique de la colonne cervicale.
(Annales de dematologie et de syphiligraphie, 1899.)
Du sareocèle syphilitique.
Confondues autrefois dans un type unique, les diverses manifestations de la syphilis sur le testicule demandent aujourd’hui à être différenciées et décrites séparément.
Ces manifestations, très distinctes anatomiquement et cliniquement re connaissent au moins trois variétés qui peuvent être dénommées de la façon suivante :
1° Épididyme secondaire;
2° Sarcocèle scléreux;
3° Sarcocèle gommeux. — A ce dernier, très probablement, se rattache comme mode de terminaison possible, une des formes du fongus bénin testiculaire.
Syphilis tertiaire du testicule (forme scléreuse).
I. La syphilis tertiaire peut développer dans le poumon des lésions qui, soit localement, soit par réaction sur l’état général, simulent la phthisie pulmonaire.
Description de ces lésions. — Deux formes anatomiques : 1° pneumopathies hyperplasiques simples; —2“ productions gommeuses.
Étude clinique. — Symptômes de début. —: Symptômes des stades ultérieurs—j Variétés : 1° cas latents; — 2° cas caractérisés seulement par des troubles fonction-
soirement touché; — 3“ cas où des troubles généraux graves s’associent à la scène morbide et donnent à la maladie les apparences de la phthisie pulmonaire.
Pronostic. — Traitement.
Diagnostic. — Recherche des éléments séméiologiques permettant de distinguer la phthisie syphilitique de la phthisie vulgaire.
II. Ces lésions pulmonaires de la syphilis sont souvent justiciables du traitement spécifique; et, si importantes, si graves qu’elles puissent paraître, elles ne sont pas toujours, tant s’en faut, au-dessus des ressources de l’art.
NI. En conséquence, un cas de lésion pulmonaire se présentant it lob-
servation, il importe toujours (à moins de signes évidents en faveur de la tuberculose) de rechercher si la syphilis ne saurait être mise en cause comme origine de ces lésions.
IV. Et, au cas où la syphilis peut être soupçonnée comme cause, l’indication formelle est de prescrire le traitement spécifique, lequel a fourni parfois en pareils cas les plus heureux résultats.
Phthisie syphilitique simulant la phthisie commune. — Phagédénisme du pied. — Traitement spécifique. — Guérison.
(Académie de médecine, novembre 1878.)
One femme se présente h l’hOpital de Lourcine avec un effroyable phagédénisme
Syphilis tertiaire. — Endocardite végétante. — Septicémie syphilitique.
(Annales de dermatologie el de sgphiligraphie, 1896.)
Insuffisance mitrale d’origine vraisemblablement syphilitique.
(Bulletins de la Société de dermatologie et de sgplUligraphie, 1900.)
Affections syphilitiques des nerfs.
Triple paralysie oculaire d’origine syphilitique.
Observation d’une malade syphilitique qui fut affectée, de par la syphilis, d une triple paralysie oculaire: paralysie des troisième el sixième paires droites; paralysie de la sixième paire gauche. — Traitement spécifique Mure de potassium el frictions mercurielles). — Guérison.
Comme règle, complications ultérieures de troubles cérébraux.
L'épilepsie tertiaire présente-t-elle quelques particularités qui permettent de la reconnaître cliniquement et de la différencier de l’épilepsie commune?
Indications pratiques : 1“ Toute épilepsie survenue pour la première fois sur un sujet à antécédents syphilitiques connus doit être attaquée par le traitement spécifique ;
2° Toute épilepsie survenue sur un sujet à antécédents syphilitiques incertains ou lis, être soumise empiriquement à la médication spécifique.
De l’hémiplégie syphilitique.
{Gazette des MpUatttt, 1879.)
Un cas de syphilis cérébrale.
[Société médicale des hôpitaux, 1880. — Avec planche chromolithographiquè.) .
Cas curieux se résumant en ceci : Femme syphilitique affectée de quelques légers symptômes cérébraux, puis enlevée en quatre jours par une variole. — Disproportion étonnante entre la bénignité des symptômes observés pendant la vie et l’importance des lésions révélées par l’autopsie. — Ce qui justifie une opinion que j’ai émise depuis longtemps, à savoir : qu’en fait de syphilis cérébrale, la clinique est toujours en retard