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MÉDECINE LÉGALE

Est-il permis à un médecin, sur la constatation d’une lésion unique, d’affirmer la syphilis, cette lésion d’adleurs présenterait-elle au plus haut degré les apparences de la syphilis? — Non,

Un diagnostic formel de la syphilis (cl tel doit être uii diagnostic médicolégal) ne peut jamais reposer que sur un ensemble de signes concourant à attester la syphilis et se servant de répondants réciproques. Cela pour deux raisons : 1° parce que la syphilis ne comporte pas un seul symptôme qui, de par lui et de par lui seul, soit absolument et formellement pathognomonique; — 2° pdrce qu’il est une foule d’états morbides qui, de nature ou accidentellement, peuvent revêtir objectivement une ressemblance, voire une identité parfaite avec telle ou telle manifestation de syphilis.

Syphilide péri-anale papulo-érosive.

[Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1894.)

Observation d’une fillette de 10 ans qui, sans être syphilitique, présentait à la région péri-anale une lésion papulo-érosive offrant, avec une fidélité frappante, tous les caractères objectifs d’une syphilide.

Pseudo-syphilis. — Nappe végétante péri-anale simulant la plaque muqueuse hypertrophique.

(Rapport médico-légal. — Eu coIlaboraUon avec le D' Socouet. — Planche en couleur, 1892.

Syphiloïde papillomateuse.

Très certainement il existe une dermatose encore non décrite qui, affectant comme siège usuel les régions péri-anales et génitales, simule 14 d’une étrange façon les lésions secondaires de la syphilis, au point de ne pouvoir en être différenciée objectivement par aucun signe.

Cette dermatose qui, en soi,, n’a guère d’importance puisqu’elle guérit facilement sous l’influence d’un traitement local des plus simples, prend en médecine légale un intérêt considérable, et cela par ce fait qu’elle court risque d’être confondue avec la syphilis et que, réputée syphilitique, elle aboutit à éveiller des soupçons de « contamination syphilitique ou d’attentat à la pudeur avec transmission de maladie vénérienne ». — A preuve deux cas de cet ordre où de telles lésions ont donné lieu à des pour-

suites criminelles. Dans l’un et l’autre de ces cas nous avons eu le bonheur de démontrer que ces lésions, si étrangement syphilitiques d’apparence, n’avaient rien de syphilitique et, conséquemment, de décharger les inculpés des graves soupçons qui pesaient sur eux. Mais que serait-il advenu au cas où nous aurions méconnu la nature véritable de ces lésions !

Description de cette dermatose syphiloïde. — Quels sont, en l’espèce, les éléments d’un diagnostic différentiel avec la syphilis?

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