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IV. — Direction générale du traitement de la syphilis

A quelle époque convient-il de commencer le traitement ? — Comment le poursuivre au delà? — Deux méthodes : 1» méthode opportuniste, condamnée par ses résultats.

— 2° méthode préventive. — C’est elle, je crois, qui constitue le plus sûr recours que nous puissions offrir aux malades. — Elle repose sur deux résultats indéniables de l’observation clinique : nécessité d’un traitement longtemps prolongé, et avantages des cures intermittentes. — Quelle durée empirique assigner à ce traitement ?

Méthode de l’auteur ou méthode du traitement chronique intermittent, c’est-àdire série de cures mercurielles d’abord, iodurées ensuite, échelonnées au cours des premières années de la maladie et séparées les unes des autres par des stades de repos thérapeutique d’autant plus prolongés qu’on s’éloigne davantage du début de l’infection.

V. — Médications auxiliaires. — Régime. — Hygiène générale. — Hygiène morale.

— Prophylaxie spéciale des prédispositions nerveuses du malade, la syphilis constituant par excellence un poison du système nerveux (syphilis cérébrale, paralysie géné-

PARASYPHILIS

La conception de la parasyphilis est mienne, et j’ai la satisfaction de l’avoir vue accueillie avec faveur. Les affections parasyphilitiques ont conquis, je me crois autorisé à le dire, droit de cité dans la science.

La doctrine de la parasyphilis repose sur ce fait d’observation « que la syphilis n’est pas seulement coupable du groupe d’accidents qu’on lui rattache d’un accord commun sous le nom d’accidents dits spécifiques. Très sûrement, elle fait plus que cela et autre chose que cela. Il est indéniable qu’indépendamment de ses accidents propres, spécifiques d’origine et de nature, elle est encore responsable de nombre d’autres manifestations morbides qui, pour n’avoir plus rien de syphilitique comme nature, n’en restent pas moins syphilitiques à'origine, syphilitiques d’origine en ce sens qu’elles sont issues de la syphilis, qu’elles se sont produites de son fait, voire qu’elles ne se seraient pas produites sans elle suivant toute vraisemblance. Conséquemment, les manifestations de ce second ordre relèvent bien, elles aussi, de la syphilis ; elles lui appartiennent, elles lui restent imputables, elles ne sauraient être distraites de son dossier pathologique. »

En autres termes, la syphilis ne fait pas que de la syphilis, elle fait aussi de la parasyphilis.

Quelles affections composent le groupe nosologique de cette parasyphilis ? C’est à l’étude de cette question qu’a été consacré le livre suivant.

LES AFFECTIONS PARASYPHILITIQUES

I. — Caracténsuque des affections parasyphilitiques. — Deux attributs les constituent et les différencient des affections syphilitiques vraies : 1° d’une part, elles ne relèvent pas exclusivement et nécessairement de la syphilis comme cause, tandis que les accidents syphilitiques vrais, proprement dits, ne dérivent jamais que de la syphilis;—2° d’autre part, elles ne sont pas influencées curafivement par le mercure et l’iodure de potassium comme le sont les affections syphilitiques vraies.

II. — Les affections parasyphilitiques se rencontrent à la fois dans la syphilis acquise et dans la syphilis héréditaire.

. III. — Dans ht syphilis acquise, types multiples et (variés : Syphilide pigmentaire; — neurasthénie; — hystéro-syphilis; — épilepsie parasyphilitique; — amyotrophie du D' Raymond ; — leucoplasie ; — hémoglobinurie ; — adénie ; — pelade dystrophique, etc.; — et surtout deux types prépondérants comme fréquence et comme importance clinique, à savoir :

la syphilis et le tabes. — Statistiques ultra-démonstratives.

2» Paralysie générale. — Quelles raisons autorisent à admettre une relation causale entre la syphilis et la paralysie générale ? — Critérium de bon sens : degré de fréquence des antécédents syphilitiques chez les paralytiques généraux. —Statistiques multiples et contradictoires à ce sujet. — Récusation nécessaire d’un certain nombre d’entre elles (vieilles statistiques, statistiques faites dans les asiles, etc.). — Statistiques contemporaines seules acceptables. — Résultats significatifs de ces dernières.

Conclusion : I.a paralysie générale procède de la syphilis pour une proportion de fré-

sidérable.

Paralysie générale juvénile. — Comment les cas de cet ordre attestent en pleine évidence une relation causale entre la syphilis et la paralysie générale .

Question annexe : Le tabes et la) paralysie générale ne seraient-ils pas des expressions diverses d’une seule et même entité morbide?

IV. —Syphilis héréditaire. —Fréquence excessive des types parasyphilitiques dans l’hérédo-syphilis. — Comme exemples :

Influence dystrophique de l’hérédo-syphilis sur le développement physique. —

Dystrophies d’ordre général : infantilisme ; — rachitisme, etc. — Dystrophies partielles s’observant sur le système dentaire, sur le testicule, l'ovaire, l’utérus, etc.

Arrêts et imperfections du développement intellectuel. — Enfants bornés, arriérés. — Dégénérescences intellectuelles confinant à l’imbécillité ou l’idiotie.

■' Cachexie fœtale. — Inaptitude native à la vie. — Morts sans causes organiques. Malformations d’ordres divers. — Monstruosités.

. Hydrocéphalie. — Méningite parasyphilitique.

Tabes congénital spasmodique (maladie de Little).

Tabes hérédo-syphilitique.

Paralysie générale hérédo-syphilitique.

V. — Conclusions. — Gravité spéciale des types parasyphilitiques. Cette gravité a sa raison dans l’insuffisance, la faillite du traitement antisyphilitique vis-à-vis des affections de cet ordre. — Comment la parasyphilis charge la syphilis de responsa-

pronostic de la maladie : La syphilis est certainement un ennemi plus redoutable encore

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