L. — Pachyméningite spinale cervicale
125. — Anatomie pathologique et sijmptomatologie de la paehijméningite-spinale cervicale.
(Communication faite à la Société de Biolosrie. — Gazette médicale de Paris,
n» 9, mars 1872.)
La dure-mère est considérablement épaissie dans toute la hauteur du renflement cervical de la moelle épinière. Elle est doublée à sa face interne d'une ncomembrane de structure fibreuse. La moelle elle-même, dans la région cervicale, est très fortement sclérosée, aplatie d'avant en arrière, et paraît comme étranglée. Les racines nerveuses, tant antérieures que postérieures, issues de cette région, sont atrophiées; on n'y trouve qu'un petit nombre de tubes nerveux ayant conservé les caractères de l'état normal; elles se composent presque entièrement de faisceaux fibrilles et dégaines vides dont les noyaux sont très nombreux. Au-dessus du renflement cervical de la moelle, les cordons médians, et au-dessous, les cordons latéraux, présentent les lésions propres à la sclérose fasciculée consécutive. Les muscles des membres supérieurs offrent en général une atrophie plus ou moins accusée, avec ou sans substitution graisseuse.
Cette forme pathologique complexe se traduit par une série de symptômes sur lesquels M. Charcot appelle l'attention et qui permettent d'établir le diagnostic pendant la vie. Elle n'est, sans doute, pas très rare : M. Charcot l'a observée, pour son compte, cinq ou six fois au moins. Plusieurs auteurs l'ont d'ailleurs signalée déjà d'une façon plus ou moins explicite, M. Kahleren particulier {Monographie der Meningitis spinalis; Leipzig, 18Gl,p. 103), et M. Gull [Cases of Paraplegia, in Guijs Hospilal Reports, 1858, p. 200, case XXIX, pl. IV).
M. — Myélite centrale généralisée. Myélite partielle.
1216. — Anatomie pathologique, symptomatologie , étiologie de la
myélite aiguë.
(Leçons de la Salpêtrière, 1870, inédite^!, — Ces leçons ont été utilisées dans le mémoire de M. le docteur Dujardin-Beaumetz ; De la myélLla aiguë. Paris, 1872.)