‹ Expose des titres scientifiques du docteur J. -M. CharcotChapitre 27 sur 59 · MO · texte numérisé non relu

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la lésion atrophique des cellules nerveuses des cornes antérieures de la moelle, qui se trouve déjà mentionnée dans un cas publié en 1 866 par MM. Vulpian et Prévost, est dans la paralysie infantile un fait constant et d'où dérivent les principaux symptômes de la maladie, la paralysie ainsi que l'atrophie rapide des muscles. Ces conclusions semblent trouver leur confirmation dans tous les faits, en assez grand nombre, qui ont été recueillis depuis lors, tant en France qu'à l'étranger (cas de MM. Parrot et Joffroy, Vulpian, Damaschino et Roger, Michaud et Pierret, en France; de M. Rinecker, en Allemagne.

118. — Symptomatologie ; anatomie et physiologie pathologiques de la paralysie infantile.

(Leçon faite à la Salpêtrière en 1870, publiée dans la Revue photo grapliique des hôpitaux, 1870. — Leçons sur les maladies du système nerveux, t. II (82).

Après avoir montré que les lésions spinales dans la paralysie infantile sont de nature inflammatoire, l'auteur s'efforce d'établir, sur de nombreux arguments, que V appareil des cellules nerveuses motrices de la moelle épinière doit être considéré comme le premier foyer, le point de départ du processus irritatif. Les lésions de la névroglie, celles des faisceaux antérieurs, des racines antérieures et à plus forte raison celles des muscles, seraient des phénomènes consécutifs.

J. — Atrophie musculaire progressive de cause spinale.

119. — Du rôle que joue raltération des cellules nerveuses des cornes antérieures de la substance grise spinale dans la pathogénie de V atrophie musculaire progressive, de la paralysie infantile et de la myélite aiguë centrale.

(Leçon faite à la Salpêtrière en juin 1868; inédite. — Deux cas d'atrophie musculaire progressive avec lésions de la substance grise et des faisceaux antèro-latèraux de la moelle èpinière. — Archives de physiologie, t. II, 1869, p. 355, pl. 13, 15, 18 et 19, En commun avec M. Joffroy. — Voyez aussi Section V, n* 59.)

L'atrophie musculaire progressive offre à étudier la lésion atrophique des cellules nerveuses motrices dans son mode chronique. 11 ne s'agit pas ici, comme dans la paralysie infantile, d'un processus d'irritation suraiguë envahissant les cellules nerveuses tout à coup et en grand nombre : celles-ci sont affectées successivement, une à une, d'une façon progressive ; bon nombre d'entre elles sont épargnées, même dans les régions le plus profondément atteintes, jusque vers les périodes ultimes de la maladie. Le développement des lésions musculaires répond à ce mode d'évolution des lésions spinales. Il existe, d'ailleurs, au moins deux formes bien distinctes de l'amyotrophie progressive liée à la lésion atrophique des cellules nerveuses motrices. L'une, protopathique, relève exclusivement de la lésion en question, et celle-ci, développée primitivement en conséquence d'une disposition originelle ou acquise, tend presque fatalement à se généraliser. Dans l'autre forme, la cellule nerveuse n'est, au contraire, affectée que secondairement, consécutivement à une lésion des faisceaux blancs (sclérose symétrique des faisceaux latéraux, sclérose des faisceaux postérieurs, sclérose en plaques) ou même de la substance grise centrale (sclérose épendymaire, tumeurs, etc.), mais, pour ainsi dire, toujours d'une manière accidentelle. L'amyotrophie à marche progressive, dans ce second cas, peut être ditê

symptomatique ; elle a moins de tendance à se généraliser, et son pronostic est relativement moins sombre.

120. — Note sur un cas d'atrophie musculaire progressive spinale protopathique (type Duchenne-Aran).

(En collaboration de M. Gombault.)

(Archives de physiologie normale et jjathologique, 1875, p. 741. Leçons sur les maladies du système nerveux, t. II, 2« éd. p. 380.)

Cette observation fournit un exemple remarquable de la forme d'atrophie musculaire progressive désignée par l'auteur sous le nom d'atrophie musculaire spinale protopathique.

Elle vient à l'appui de la distinction établie par M. Charcot entre cette dernière forme et les formes dites deutéropathiques parmi lesquelles il faut compter en première ligne l'affection qu'il a décrite sous lenomde sclérose latérale amyotrophique.

Cette observation montre que, cliniquement, le symptôme atrophie musculaire domine ici toute la scène morbide. Longue durée, évolution lente, absence de tout phénomène spasmodique, conservation presque jusqu'au terme fatal de l'usage des membres inférieurs i tels sont les grands traits qui achèvent de caractériser la forme morbide en question.

Anatomiquement, la lésion est exactement limitée à l'aire de-:; cornes antérieures de la moelle cpinière et porte primitivement son action sur les grandes cellules nerveuses dites cellales motrices qui y sont contenues.

Cette lésion de l'élément nerveux serait de nature irritative si on en juge par le caractère des altérations qu'elle provoque lorsque, plus tard, sous son influence, le tissu interstitiel est envahi à son tour. A ce titre ce cas doit donc être rangé dans la catégorie des myélites antérieures chroniques primitives et plus spécialement de la téphromy élite parenchymateuse chronique.

121 , — Delà sclérose latérale amyotrophique.

{Leçons sur les maladies du système nerveux, t. II. 2« éd., p. 213, 242.)

Sous la dénomination de sc/ef05e latérale amijotrophiquejV auteur désigne une affection qu'il a le premier décrite, et qui, jusque-là, avait été confondue avec l'atrophie musculaire progressive vulgaire (Type Duchenne-Aran). Il fait connaître avec détails, en se fondant sur des observations personnelles, les caractères anatomo-pathologiques et cliniques qui distinguent cette affection et permettent de la considérer comme une espèce morbide autonome.

K. — Paralysie labio-glosso-laryngée.

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