Des affections laryngées dans la fièvre typhoïde
En commun avec M. Dechambre.
(Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, t. VI, 1865, p. 465. —
Histoire et critique.)
Il y a lieu de distinguer deux formes principales d'affections laryngées liées à la fièvre typhoïde : 1" l'ulcère laryngé typhique, qui siège, en général, sur la paroi postérieure du larynx et intéresse primitivement cette partie de la membrane muqueuse qui recouvre les muscles arythénoïdiens ; 2° la laryngite nécrosique, qu'on pourrait appeler d'emblée, et qui a son point de départ dans l'enveloppe des cartilages du larynx, du cricoïde surtout {perichondritis cricoïdea, Dittrich). La membrane muqueuse n'est pas primitivement atteinte, et les pertes de substance qu'on y rencontre sont consécutives à la rupture des parois des abcès sous-muqueux. A ces deux formes d'altérations, il faut joindre la laryngite diphthéritique ou pseudo-membraneuse, qui se présente beaucoup plus rarement et dont le lien avec la fièvre typhoïde n'est pas aussi manifeste.
A chacune de ces diverses formes d'affection laryngée correspond un ensemble particulier de symptômes qui permet d'établir le diagnostic.
Cet article se termine par une statistique de dix-neuf cas, dans lesquels, l'affection laryngée typhique ayant déterminé la suffocation, la trachéotomie a été pratiquée. Il suit de ce relevé que, sur ces dix-neuf opérations, la guérison a été obtenue sept fois.
17, — Caractères anatomiques et nosologiques de la fièvre jaune
et de V ictère grave.
(A propos d'une communication faite par M. le docteur Guyon à l'Académie
des sciences.)
En commun avec M. Dechambre.
[Gazette hebdomadaire, 1858, p, Hl. — Histoire et critique.)
Cet article a, pour but de faire ressortir les analogies et les différences qui existent entre le typhus icterodes et l'ictère grave, sous le double point de vue de l'anatomie pathologique et de la symptomatologie. On y trouve surtout une description comparée des lésions que subit le foie dans les deux maladies.
1 8. — Sur Vépidémie qui a régné à Saint-Pétersbourg en 1 865.
{Gazette hebdomadaire, 1865, 1"- article, n» 15, 13 avril; 2« article, n" 17
27 avril.)
Ces articles ont eu pour but d'établir la parfaite identité qui existe entre l'épidémie russe de 1865 et celles qui, en 1843, puis en 1847, ont sévi dans diverses parties de l'Europe, plus particulièrement en Écosse et en Irlande. Il s'agit là d'épidémies mixtes, où la fièvre récurrente {relapsing fever, fièvre de famine) et le typhus exanthématique {typhus, typhus fever) régnent simultanément ou se succèdent suivant certaines lois. En règle générale, ainsi que l'a fait remarquer M. Murchison, la proportion des cas de fièvres à rechute se montre plus grande au commencement qu'au déclin des épidémies; à mesure que l'épidémie progresse, le typhus prend la place de la fièvre à rechute.
19. — Sur les rechutes dans la fièvre typhoïde et sur la rechute récidive {Reversion, de quelques auteurs) en général.
Les observations et les idées de M. Charcotà ce sujet ont été consignées dans la thèse de M. L. A. Michel (voy. Sect. IV, n° 13).
2)0. — Cas de variole chez un fœtus.
(Comptes rendus des séances de la Société de Biologie pendant l'année 1851,
Paris, 1852.)
L'enfant vint au monde couvert de pustules varioliques ; la mère n'avait éprouvé qu'une varioloïde très légère, huit ou dix pustules au plus. — On trouve dans cette observation un exposé des particularités que présente la structure des pustules varioliques chez le fœtus.