‹ Expose des titres scientifiques du docteur J. -M. CharcotChapitre 8 sur 59 · Observation de leucocythémie · texte numérisé non relu

Observation de leucocythémie

En commun avec M. Charles Robin.

Comptes rendus des séances et Mémoires de la Société de Biologie, t. V, 1'» série, année 1863, Paris, 1854.)

C'est le second cas de cette affection qui ait été publié en France. Le premier est dû à M. Leudet, qui l'a fait connaître à la Société de biologie dans la séance du I" mai 1852.

23. — Note sur des cristaux particuliers trouvés dans le sang et dans certains viscères d'un sujet leucémique, et sur d' autres faits nécroscopiques observés sur le même sujet.

En commun avec M. Vulpian.

{Gazette hebdomadaire, t. VII, 1860. — Avec une planche gravée.)

24. — De la mélanémie, altération du sang par des granules et des

corpuscules de pigment.

(Gazette hebdomadaire, 1857. p. 659.) Histoire et critique.

§ 5. — Maladies du système vasculaire.

Embolies artérielles et veineuses. — Thromboses. Endocardite. — Paralysies iseltémiques, etc.

25, — Sur la mort subite et la mort rapide à la suite de V obturation de V artère "pulmonaire "par des caillots sanguins dans les cas dephlegmatia alba dolens et de phlébite oblitérante.

En commun avec M. Bail.

(Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1858.)

Ce travail, qui renferme la première observation de mort par embolie pulmonaire qui ait été publiée en France, contient une analyse fort étendue des travaux allemands sur ce sujet. On y trouve une esquisse rapide, mais complète, des symptômes qui caractérisent les accidentsde ce genre; des indicationssuccinctes par rapport au diagnostic et au pronostic, et une étude détaillée du mécanisme qui préside au déplacement des caillots dans le système veineux. Cet opuscule a été le point de départ des nombreux travaux qui ont paru depuis sur cette matière, et parmi lesquels nous citerons surtout la thèse de M. le docteur Bail, Des Embolies pulmonaires (voy. Sect. IV, n° 7), et un autre travail du même auteur, sur la Coïncidence des gangrènes viscérales et des affections gangréneuses extérieures (voy. Sect. IV, n° G).

26. — Observation de rhumatisme articulaire aigu, avec phénomènes comateux, puis hémiplégie ; ramollissement du cerveau; dépôts fibrineux multiples dans plusieurs viscères et, en particulier, dans la rate. — Lésions dysentériques du côlon. — Endocardite avec végétations fibrineuses.

(Comptes rendus des séances de la Société de Biologie pendant l'année 1 851.

Paris, 1852.)

Il s'agit, dans cette observation, des dépôts d'apparence fibrineuse multiples (infarctus) dans plusieurs viscères, chez un homme atteint d'une affection rhumatismale aiguë du cœur (endocardite avec végétations fibrineuses). Les travaux de M. Virchow et de Kirkes n'étaient pas encore connus en France à l'époque où ce travail a été publié.

27. — ■ Gangrène du pied et de la jambe; dépôts fibrineux multiples

dans les reins, la rate, le foie, etc.

(Comptes rendus des séances de la Société de Biologie, t. II, 2« série année 1855. Paris, 1856.)

Cette observation, recueillie chez un sujet atteint d'incrustations calcaires des valvulves sigmoïdes, est un exemple manifeste de ces embolies artérielles et capillaires qui ont, depuis quelque temps, attiré si vivement l'attention. A propos de ce fait, l'auteur a exposé et critiqué la théorie de M, Virchow sur les embolies, qui, à cette époque, était peu connue en France.

^8. — Notes sur un cas de tumeurs fibrineuses multiples, contenant une matière puriforme, situées dans le ventricule droit du cœur, avec l'indication de cas analogues.

Comptes rendus des séances de la Société de Biologie pendant l'année 1851

Paris, 1852.)

L'auteur s'attache à démontrer que les productions morbides lo-

gées dans les cavités du cœur, et désignées par la plupart des auteurs sous le nom de végétations globuleuses (Laennec) ou de kystes purulents (Cruveilhier), ne renferment pas de pas véritable ; mais que le liquide, d'apparence purulente, qu'on trouve à l'intérieur de ces concrétions, se compose de granulations protéiques, de gouttelettes graisseuses, de globules blancs de sang plus ou moins altérés, et enfin d'un détritus amorphe, résultant de la désagrégation de la fibrine.

On ne connaissait pas en France, à cette époque, les travaux publiés sur ce sujet en Allemagne, en Angleterre et en Hollande.

La planche qui, dans le grand atlas de M. Lebert, représente les végétations globuleuses du cœur, appartient à M. Charcot.

29. — Remarques sur les kystes fihrineux renfermant une matière puriforme, observés dans deux cas d'anévrysme partiel du cœur.

(Mémoires de la Société de Biologie, 1. 1'^', 2<' série, année ISoi. Paris, 1855. — Avec planches lithographiques.)

Dans ce mémoire, qui sert de complément au travail précédent on établit que la matière liquide qu'on rencontre dans certain s kystes de la cavité ventriculaire gauche du cœur peut également présenter, à l'œil nu, les apparences du pus, sans en offrir toutefois les caractères anatomiques.

Dans l'article Aorte du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales,, M. Charcot a signalé les accidents généraux (phénomènes typhoïdes) qui peuvent résulter de la rupture de ces kystes fibrineux, et de la dissémination dans le torrent circulatoire des produits qu'ils renferment.

30. — Vascularité très prononcée des valvules sigmoïdes de Vaorle

chez une rhumatisante.

(Comptes rendus des séances de la Société de Biologie, t. III, 3« série,

L'existence de vaisseaux sanguins dans les valvules du cœur, ad-

mise, depuis les travaux de Luschka, pour la valvule mitrale, était encore contestée pour ce qui touche aax valvules sigmoïdes. Ayant eu l'occasion de pratiquer, dans le service de M. Vulpian, Tautopsie d'une femme atteinte de rhumatisme articulaire aigu, M. Charcot trouva, sur les valvules sigmoïdes de l'aorte, des vaisseaux fort bien caractérisés et finement injectés.

Cette pièce intéressante se trouve représentée, d'après les dessins de M. Charcot, dans l'une des planches de la thèse de concours de M. le docteur Bail.

31. — Note sur V endocardite ulcéreuse aiguë de forme typhoïde, à propos d'un cas d'affection ulcéreuse de la valvule tricuspide avec état typhoïde et formation d'abcès multiples dans les deux poumons.

En commun avec M. Vulpian.

(Mémoires de la Société de Biologie, t. III, 3'^ série, année 1861-1862, p. 204.)

Ce travail est fondé sur une observation recueillie à l'Hôtel-Dieu . Le sujet, homme jeune et vigoureux, après avoir éprouvé des fatigues excessives, fut pris de tous les symptômes d'une fièvre typhoïde commençante. Il existait cependant, au cœur, un souffle rude, qui acquérait une intensité de plus en plus grande, à mesure que la maladie suivait son évolution. En se fondant sur la connaissance de faits analogues, on songea à la possibilité d'une affection ulcéreuse de l'endocarde, à forme typhoïde, et pendant les derniers jours de la maladie, les phénomènes de l'affection cardiaque étant devenus de plus en plus marqués, on n'hésita point à maintenir le diagnostic, qui avait été d'abord formule avec une très grande réserve.

Le malade ayant succombé treize jours après le début de l'affection, on constata l'intégrité parfaite des plaques de Peyer et de l'intestin grêle. Les seuls viscères qui présentassent des altérations étaient le cœur et le poumon. Une des valves de la valvule tricuspide était altérée, ramollie et perforée : les bords de l'ouverture étaieni garnis de végétations fibrineuses.

Les poumons offraient un nombre considérable de petits noyaux pneumoniques, renfermant, pour la plupart, des abcès déjà formés depuis longtemps; quelques ecchymoses interstitielles indiquant probablement la phase initiale du développement de nouveaux abcès, et des concrétions fibrino-purulentes siégeant dans plusieurs ramuscules de l'artère pulmonaire.

Le diagnostic se trouvait donc pleinement confirmé, et cette observation, la première de ce genre qui ait été publiée en France, est devenue le point de départ de travaux nombreux, qui ont vulgarisé la connaissance de l'endocardite ulcéreuse. Au reste, le fait que MM. Charcot et Vulpian avaient signalé diffère, sous un rapport assez important, de toutes les observations précédentes : le cœur droit était le siège de la lésion, qui n'avait jusqu'alors été rencontrée que dans le cœur gauche.

Une énumération très complète des recherches antérieures dont cette maladie a été l'objet, sert d'introduction à ce travail.

32. — Sur la thrombose artérielle qui survient- dans certains cas

de cancer.

(Communication (faite à la Société médicale des hôpitaux, dans la séance du ' 22 mars 1865. — Union médicale, 1865.)

Un des auteurs qui, dans ces derniers temps, ont le plus contribué à élucider la question des thromboses artérielles, M. le docteur Lancereaux, émet, dans sa thèse inaugurale, l'opinion que « la possibilité de la coagulation spontanée du sang dans les artères n'est pas encore démontrée. »

Contrairement à cette manière de voir, M. Charcot établit que, cliez les sujets atteints d'affections cancéreuses anciennes, la thrombose artérielle, sans altération préalable de la paroi du vaisseau, peut se produire tout aussi bien que la thrombose veineuse, bien que celle-ci soit infiniment plus fréquente.

Chez quatre femmes atteintes de cancer utérin, l'oblitération absolue d'une des artères sjlviennes a produit le ramollissement des par-

ties correspondantes du cerveau, Leihrombus était dense, décoloré, formé de couches fibrineuses stratifiées; les tuniques vasculaires ne présentaient aucune trace de dégénération athéromateuse, aucune altération qu'on pût rapporter à la préexistence d'une artérite. Le début de la maladie s'était d'ailleurs opéré brusquement, sans prodromes.

33. — Sur la claudication intermittente observée dans un cas d^ oblitération complète de l'une des artères iliaques primitives.

(Mémoire lu à la Société de Biologie. — Gazette médicale de Paris, année 1859.)

L'observation sur laquelle est fondé ce travail doit être rapprochée des cas de claudication intermittente par oblitération artérielle, bien connus en pathologie hippique, et sur lesquels MM. Ed. Bouley et Goubaux ont publié d'importants travaux. Une oblitération plus ou moins complète des troncs artériels principaux du membre affecté existe constamment chez les chevaux atteints de cette maladie, caractérisée par des accès de paralysie douloureuse analogues à ceux que présentait le malade qui est l'objet de l'observation en question. Tant que le cheval est au pas, sa démarche est normale; mais à peine a-t-il trotté pendant quelques minutes que la claudication apparaît tout à coup. Avec le temps, les accès deviennent plus faciles à provoquer par les mouvements que nécessite le travail ou la course. Enfin, la paralysie tend à devenir permanente, et certaines paraplégies plus ou moins complètes ont été précédées, chez le cheval, par les phénomènes de la claudication intermittente.

Tous les phénomènes observés, dans le cas dont il est ici question, chez le cheval comme chez l'homme, doivent être, suivant M. Charcot, rapportés à l'ischémie. La quantité de sang qui parvient aux muscles, suffisante tout au plus pour y entretenir la vie, lorsqu'ils sont au repos ou qu'ils fonctionnent peu énergiquement, ne suffit plus lorsqu'il s'agit de contractions énergiques et prolongées, comme le sont celles que nécessite la marche ou la course. Les muscles

subissent alors, très vraisemblablement, des modifications analogues à celles qui surviennent chez les animaux auxquels on a pratiqué la ligature de l'aorte abdominale: ils perdent, au bout d'un certain temps, une grande partie de leur irritabilité. Le repos chez les sujets atteints de claudication, de même que l'ablation de la ligature chez les animaux mis en expérience, en rétablissant les conditions normales, suffisent pour que les tissus puissent récupérer, au bout de quelques minutes, leurs propriétés physiologiques.

Un cas semblable à celui qui fait l'objet de cette note a été communiqué récemment h la Société de biologie, par M. le D' A. 0\\i\ieT [Gazette médicale, 1872, p. 252).

34. — Contracture des muscles d'un membî^e supérieur, consécutive à l'oblitération de fartère humérale correspondante.

(Th èse de M. Benni^ p. 59, Sect. III, n" 33, et J. Simon, article Contracture, dans le Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurqie pratiques, t. IX, p. 269.)

Phénomènes comparables à ceux que produit la rigidité cadavérique observés pendant la vie du malade. On trouve donc reproduits dans ce fait clinique, observé et analysé par M. Charcot, les résultats obtenus par MM. Brown-Séquard et Schiff, chez les animaux, à la suite de la ligature de l'aorte abdominale.

§ 6. — Afigeetions des organes de la respiration.

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