‹ Exposé des titres scientifiques (volume 2)Chapitre 22 sur 34 · Des paraplégies urinaires · texte numérisé non relu

Des paraplégies urinaires

Dans cette leçon, les paraplégies urinaires sont étudiées principalement dans leurs rapports avec la myélite partielle transverse, aiguë ou subaiguë.

85. Sur la tuméfaction des cellules nerveuses motrices et des cylindres <t axe des tubes nerveux dans certains cas de myélite.

La tuméfaction des cylindres d’axe des tubes nerveux s’observe au même titre que la prolifération des myélocytes, dans les cas de lésions traumatiques de la moelle épinière : elle a pu être nettement reconnue à une certaine distance de la plaie spinale.

au-dessus et au-dessous de celle-ci, chez un sujet qui n’avait pas survécu plus de vingt-quatre heures h une blessure de la moelle épinière déterminée par une balle. L’hypertrophie des cylindres axiles et aussi, dans certains cas, celle des cellules nerveuses des cornes antérieures peuvent se montrer encore dans la myélite spontanée aiguë ou suhaiguë. On peut rapprocher ces lésions du gonflement que présentent fréquemment divers éléments anatomiques, les cellules épithéliales glandulaires, les capsules des cartilages par exemple, sous l’influence de certaines irritations.

86. L’hématomyélie considérée dans ses rapports .avec la myélite centrale. .

L’apoplexie spinale (hématomyélie), au point de vue de la pathogénie et de l’anatomie pathologique, diffère essentiellement de l’hémorrhagie intra-encéphalique vulgaire, telle qu’elle se produit en conséquence de la rupture des anévrysmes miliaires ; car, en général, dans l’hématomyélie, l’épanchement s’opère au sein de tissus déjà préalablement modifiés par un travail inflammatoire aigu ou chronique. Le sang se répand surtout dans l’axe gris, qu’il envahit le plus souvent dans l.a plus grande partie de sa longueur.

87. Note sur tétât anatomique des muscles et de la moelle épinière dans un cas de paralysie pseudo-hypertrophique.

On ne possédait pas encore de notions positives concernant

l’état anatomique du système nerveux central et périphérique dans la paralysie pseudo-hypertrophique.

Se fondant sur l’étude du cas qui fait l’objet de la note insérée dans les An-cMves, M. Charcot établit, contrairement à l’opinion émise àpiiori par un certain nombre d’auteurs, que la maladie dont il s’agit doit être considérée comme indépendante de toute lésion appréciable de la moelle épinière ou des racines neryeuses. M. Charcot montre d’ailleurs, dans un examen critique, qu’une observation rapportée par M. 0. Barth, de Leipzig. {Arckiv der Hal/cunde, 1871) à la paralysie pseudo-hypertrophique, et dans laquelle des lésions spinales avaient été constatées, n’appartient pas, en réalité, à cette affection.

Pour ce qui est relatif aux altérations musculaires, voici, suivant M. Charcot, en quoi elles consistent : Dans une première période l’épaississement des parois vasculaires, l’hyperplasie du tissu connectif et l’atrophie simple d’un certain nombre de faisceaux musculaires sont les seules lésions qu’oii observe. L’interposition de vésicules adipeuses entre les fibrilles du tissu connectif hypertrophié marque une phase nouvelle du processus. Les cellules graisseuses sont discrètes d’abord, isolées et comme perdues au milieu des faisceaux de fibrilles ; mais leur nombre s’accroît sur certains points dans' de telles proportions, qu’elles se substituent aux fibrilles, lesquelles finissent par disparaître complètement. C’est à cette substitution graisseuse qu’est due l’hypertrophie apparente que préseiilent les muscles à une certaine époque de la maladie.

11 résulte de là que la dénomination de paralysie myosdérosique, proposée par Duchenne (de Boulogne), ne devrait rigoureusement s’appliquer qu’aux premières périodes de la maladie, tandis que celles A atrophia musmlorum lipomatosa (Seidel), de lipomatosis luxunans (Heller), généralement usitées par les auteure allemands, conviendraient seulement aux périodes avancées.

— Paralysie agitante.

88, De la paralysie agitante.

Monographie où l’historique de cette maladie est traité avec détail. On y trouve un essai de théorie de la paralysie agitante.

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