De la contracture permanente des hystériques
Description des diverses formes de la contracture permanente des hystériques. Plusieurs cas sont cités dans lesquels la contracture, bien qu’elle existât depuis plusieurs années, disparut tout à coup à la suite d’une émotion violente. A la longue cependant des altérations matérielles plus ou moins profondes se développent dans la moelle épinière ; une véritable sclérose s’établit. Dans deux cas‘'0h l’autopsie a été faite, cette sclérose occupait les cordons latéraux ; l’un de ces cas a été cité n” 73, 1 autre figure dans la monographie de MM. Bourneville et Voulet (Sect. III, n- 51).
93. De r hyperesthésie de t maire dans certaines formes de [hystérie.
(Leçon toile à le Selpltrière en 1872. — Mamemeal médical, n“ 3 et 4. ,
Dans une forme très-commune de l’hystérie que M. Charcot propose de désigner sous le nom d’hystérie ovarienne, non-seulement la pression exercée sur la région de l’ovaire hyperesthésié provoque, ainsi que l’avait reconnu M. Schutzenberger, l’apparition de l’aura ou de l’attaque convulsive, mais de plus une compression énergique do cette même région a une action remarquable sur l’attaque convulsive dont elle peut diminuer l’intensité et parfois même déterminer l’arrêt complet. Cet arrêt des convulsions se produit alors niême qu’il s’agit de l’hystérie épileptiforme la plus intense. Par contre, fa compression de l’ovaire n’a pas d’influence appréciable sur la plupart des symptômes permanents de l’hystérie, tels que contracture, paralysie, hémianesthésie, etc.