‹ Exposé des titres scientifiques (volume 2)Chapitre 26 sur 34 · De fhystéro-épilepsie · texte numérisé non relu

De fhystéro-épilepsie

(Leçon raile à la Salpèlrièro en 4872. - «e»»e phatagraphiqu, des hSpilaus:.

Ainsi que .M. Briquet l’avait fait remarquer déjà d’une façon très-explicite, rien n’autorise, quant à présent, à admettre, sous le nom Ahystéro-éptlepste. l’existence d’une sorte d’hybride composé en partie d’hystérie et en partie d’épilepsie.

L’hystérie dite à attaques mixtes (attaques-accès) n’est que de l’hystérie très-intense; c’est, comme l’appelait Tissot, de l’hystérie épileptiforme. La nature de la maladie ne se trouve pas là foncièrement modifiée. Après avoir passé en revue les nombreux arguments qui plaident en faveur de cette thèse, M. Charcot insiste sur un caractère distinctif qui n’avait'pas encore été relevé jusqu’ici. Ce caractère est fourni par l’exploration thermométrique : dans Vétat de mal de. l’épilepsie vraie, surtout lorsqu’il s’agit de ce qu’on a appelé les grandes shies

d’accès, la température centrale s’élève très-rapidement, d’une manière très-remarquable. Cette exaltation du chiffre thermométrique (S9% 10', H”) ne peut pas être rattachée à la répétition fréquente, non plus qu’à l’intensité des contractions musculaires toniques, car les convulsions peuvent cesser complètement pendant plusieurs jours et la température néanmoins se maintenir pendant ce temps-là à un taux très-élevé. Au contraire, dans l’état de mal hystéro-épileptique, aloi-s même qu’il se prolonge pendant plusieure jours, plusieurs semaines, et que les convulsions offrent un cachet épileptique très-aecentué, la température centrale ne s’affecte pas d’une manière sensible.

95. Diagnostic de certaines affections du système nerveux par texamen de la température centrale.

Tandis que dans l’attaque d’apoplexie dépendant de lésions cérébrales récentes (hémorrhagie ou ramollissement), il se produit immédiatement un ahaissemenl de quelques dixièmes de la température centrale (n’.'iT), au contraire dans les attaques apoplectiformes ou épileptiformes (dites congestives) qui se lient à des lésions anciennes (anciens foyers do ramollissement ou d’hémorrhagie, sclérose en plaques, tumeurs cérébrales, etc.), le chiffre thermique s’élève notablement dès le début. Le même caractère se retrouve dans l’état de mal épileptique, et ainsi que l’a montré M. Westphal, dans les attaques apoplectiformes ou épileptiformes de la paralysie générale. On comprend l’importance de ce caractère thermique pour le diagnostic.

dans certaines affections convulsives, et sur la distinction qui doit être établie à ce point de vue entre les convulsions toniques et les cmmlsions cloniques.

97. AUératiomdes nerfs dans la paralpie diphthéritipie du voile éi palais.

Dans un cas de paralysie diphthéritique du voile du palais, les nerfs musculaires de cet organe ont présenté des altérations remarquables. Us n’étaient plus constitués, pour la plupart, que par des tubes entièrement vides de matière médullaire, et sous le névrilème on apercevait de nombreux corps granuleux Les filaments qui s’épanouissent dans la membrane muqueuse palatine étaient au contraire parfaitement sains.

La plupart des fibres musculaires avaient conservé les caractères de l’état physiologique.

Une autre altération des nerfs a été, pour la première fois, signalée par M. Charcot ; c’est la névrite hypertrophique qui se développe secondairement dans les affections anciennes do l’encéphale, du côté de l’hémiplégie. (Voy. Section III, n” 9.)

M. Charcot a également appelé l’attention sur les névrites au voisinage des niasses eancéreuses et sur la généralisation du cancer et du cancroïde dans les troncs des nerfs périphériques. (Voy. Section 111, n” 15,18.)

98. Troubles trophiques consécutifs aux lésions des nerfs périphériques..

M. Charcot a appelé particulièrement l’attention sur les troubles trophiques variés qui se montrent à la suite des lésions irritantes des nerfs périphériques.

99. Sur les néomembranes de la dure-mère cérébrale, à .propos d’un cas (f hémorrhagie intra-ménfngée.

Contrairement aux idées généralement admises en France, les auteurs démontrent, à l’occasion d’un fait qu’ils ont recueilli à l’hôpital de la Pitié, que la plupart des hémorrhagies méningées se développent, ainsi que l’avaient admis MM. He.sohl, Virchow et Brunet, dans des fausses membranes préexistantes ; s’appuyant sur un historique complet de la question, ils établissent que la formation préalable des néomembranes comme cause des hémorrhagies méningées avait déjà été nettement indiquée par M. Cruveilhier, antérieurement à la publication des travaux allemands.

100. Altération spéciale de la table interne du pariétal gauche.

{Comptes renilm des séances de la Société de Biologie, t. I, 2" série, année 185i.

fui. Tumeur du volume d'uri oeuf de pigeon comprimant un côté de la moelle allongée et les nerfs qui en partent.

102. Sur deux cas d'altération du foie et sur un cas de la dure-mère.

de fongus

Le premier fascicule, publié en 1866, renferme deux leçons, dont voici le sommaire :

I. Caractères généraux de la pathologie sénile. — But de ceS conférences. — Organisation de la Salpêtrière au point de vue médical. — Maladies chroniques; maladies des vieillards. — Historique de la pathologie sénile. —Physiologie de lavieillessè. — Altérations anatomiques des organes et des tissus ; elles peuvent toutes se résumer en un seul mot ; l'atrophie. — Exception pour le cœur et les reins. — Troubles divers qui résultent de ces modifications de structure. — Certaines fonctions se trouvent amoindries chez tes vieillards, d’autres sont conservées. — Immunités pathologiques de la vieillesse ; cachet particulier que la sénilité imprime à la plupart des maladies.

II. De l'état fébrile chez ks vieillards. — Défaut de réaction dans l’âge sénile. — Les organes semblent souffrir isolément. — .Maladies latentes. — Les lésions les plus graves peuvent passer inaperçues. — Fièvre chez les vieillards. — Qu’est-ce que la fièvre? — Importance de la thermométrie clinique. — Du fris-

, son chez les vieillards. — Courbes de température dan? la pneu^ monie lobaire, dans la broncho-pneumonie. — Déductions pratiques qu’on en peut tirer.—Défervescences, crises, perturbation critique. — Maladies dans lesquelles la température s’abaisse audessous du taux normal.

104. Maladies des voies biliaires chez les vieillards .— \° Accidents liés à la lithiase biliaire; 2° cancer des voies biliaires.

Anomalies que peut présenter la colique hépatique chez les vieillards. — Mort rapide dans un cas de calcul biliaire enchatonnédans le canal cholédoque. — Oblitération permanente des voies biliaires par des calculs; distension consécutive de ces canaux, mode de production des petits abcès biliairçs qui, en pareil cas, s’observent souvent, disséminés dans le foie. Ces abcès sont, suivant M. Charcot, consécutifs à une hépatite interstitielle qui elle-même est le résultat de l’épanchement de la bile dans le tissu hépatique, occasionné par la rupture des plus fins canalicules biliaires. — De l’angiocholite calculeuse. — De la fièvre intermittente liée à la lithiase biliaire. D’après M. Charcot, cette fièvre dépendrait de la résorption de certains produits provenant de la décomposition que subit la bile dans les canaux biliaires lorsque ceux-ci sont enflammés. — Parallèle entre la fièvre uréthrale et la fièvre angiocholique. — Ictère chronique et ictère grave dans la lithiase biliaire.

La fièvre intermittente symptomatique se montre, de même que l’angiocholite et les abcès biliaires, aussi bien dans la rétention biliaire par oblitération cancéreuse que dans celle qui résulte de la présence d’un calcul.

105. Alléa-ation athéromateuse des artères et endartérite déformante.

Plusieurs observations relatives à ce sujet, communiquées par M. Charcot, ont été consignées dans la thèse d’agrégation

de M. le D'Lécorché (Paris, 1869); un cas entre autres [loc. cil., p. 72) dans lequel ont été observés des symptômes typhoïdes, yraiseiublablement développés par suite de la diffusion dans le sang de produits provenant d’un ulcéré athéromateux de l’aorte.

106. Observations relatives à la gangrène spontanée chez les vieillards..

11 se produit assez fréquemment chez les vieillards une raréfaction du tissu osseux qui porte plus particulièrement sur les côtes, la colonne vertébrale et les os du bassin. On trouve presque toujours à l’autopsie de ces sujets de nombreuses fractures de côtes, les unes récentes, les autres anciennes, consolidées avec ou sans déplacement. Cet état morbide se traduit habituellement, pendant la vie, par un ensemble de symptômes qui permet d’en établir le diagnostic. Les malades éprouvent des douleurs souvent très-vives sous l’influence des moindres mouvements, et bientôt, dans les cas intenses, ils se condamnent à un repos absolu. Confinés au lit, ils redoutent tout déplacement, tout contact, et emploient toute leur attention à éviter ces causes d’aggravation de leurs soufirances. Une pression, même légère, exercée sur les côtes, les os du bassin, les extrémités épiphysaires des os longs, provoque des douleurs. A ces symptômes se joignent quelquefois des contractures permanentes, siégeant dans divers muscles du tronc ou des membres.

Les nombreuses observations thermomélriques que M. Charcot n’a cessé de recueillir journellement, dans son service, à la Salpêtrière, depuis 1863, ont fourni la matière de ces leçons.

Les points les plus importants traités dans les deux premières leçons ont été signalés déjà en divers endroits de cet exposé (Sect. Il, n"‘ 21, il, 60,95). La troisième leçon est consacrée à l’étude de Valgidité centrale. C’est ainsi que M. Charcot propose de désigner l’abaissement de la température centrale audessous du chiffre normal, dans l’état pathologique. L’algidité centrale est envisagée non-seulement chez les vieillards, mais encore dans l’âge adulte. — Influence de l’inanition, de certains médicaments et de certains poisons. — Septicémies avec abaissement de la température centrale ; résorption de l’ichor gangréneux. Dans un cas, la température centrale est descendue jusqu’à 36°,5. — Certains cas d’ictère — Affections organiques et fonctionnelles du cœur : asystolie, thermométrie dans un cas de rupture du cœur, péricardite, endocardite. — La pleurésie diaphragmatique, le pneumothorax par perforation, la péritonite traumatique ou consécutive à la perforation intestinale, l’étranglement interne, peuvent avoir pour effet d’abaisser temporairement la température centrale. —11 en est de même des irritations vives des nerfs périphériques, des lésions traumatiques de la moelle épinière, de l’attaque apoplectique par hémorrhagie ou ramollissement de l’encéphale.

109. Sur l'emploi du rùtrate dargent dam le traitement de tataxie locomotrice progressive.

Cinq malades atteints d’ataxie locomotrice progressive ont été traités par le nitrate d’argent, et il s’en est suivi une amélioration notable. Chez tous, il. s’agissait d’une affection déjii invétérée. ' '

On a constaté, à la suite de cette médication, un rétablissement plus ou moins prononcé de la sensibilité tactile, une amélioration prononcée dans l’exercice des fonctions locomotrices, enfin nn amendement marqué de la santé générale.

M. Cloez a constaté la présence de l’argent chez plusieurs de' ces malades soumis à la médication argyrique.

110. Traitement du rhumatisme articulaire aigu par les alcalins

Dans cet article, l’auteur confirme les vues de M. Garrod et de M. Dickinson sur le traitement du rhumatisme articulaire aigu par les alcalins à haute dose ; seulement, au lieu de bicarbonate de potasse, c’est le bicarbonate de soude qui a été employé : ce sel a été administré jusqu’à la dose de 40 gramnîes dans les vingt-quatre heures, sans produire aucun accident. La durée de la maladie paraît avoir été sensiblement abrégée dans la grande majorité des cas.

Hl. Note sur fanaphrodisie produite par dusage prolongé des préparatiom arsenicales.

[Bulletin géniralde numéro du 30 juin 1864.)

Deux faits d’anaphrodisie survenue chez de jeunes sujets affectés de psoriasis invétéré, à la suite de l’administration prolongée des préparations arsenicales. L’auteur rappelle à ce propos les observations du même genre qui avaient été faites antérieurement par M. Rayer.

112. Inopportunité de ïadministration des préparations opiacées dans les cas de néphrite albumineuse aiguë m chromgue.

L’opium, dans les cas dont il s’agit, même à faible dose, occasionne très-fréquemment des phénomènes cérébraux inquiétants, et il paraît avoir plusieurs fois provoqué l’apparition des symptômes d’urémie comateuse.

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