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IS. Sur la claudication intermittente obsenièe dans un cas d!oblitération complète de lune des artères iliaques primitives.
L’observation sur laquelle est fondé ce travail doit être rapprochée des cas de claudication intermittaite par oblitération artérielle, bien connus en pathologie hippique, et sur lesquels MM. Ed. Bouley et Goubaux ont publié d’importants travaux. Une oblitération plus ou moins complète des troncs artériels principaux du membre affecté existe constamment chez les chevaux atteints de cette maladie, caractérisée par des accès de paralysie douloureuse analogues à ceux que présentait le malade qui est l’objet de l’observation en question. Tant que le cheval est au pas, sa démarche est normale ; mais à peine a-t-il trotté pendant quelques minutes que la claudication apparaît tout à coup. Avec le temps, les accès deviennent plus faciles à provoquer par les mouvements que nécessite le travail ou la course. Enfin la paralysie tend à devenir permanente, et certaines paraplégies plus ou moins complètes ont été précédées, chez le cheval, par les phénomènes de la claudication intermittente.
Tous les phénomènes observés, dans les cas dont il est ici question, chez le cheval comme chez l’homme, doivent être, suivant M. Charcot, rapportés à l’ischémie. La quantité de sang qui parvient aux muscles, suffisante tout au plus pour y entretenir la vie lorsqu’ils sont au repos ou qu’ils fonctionnent peu énergiquement, ne suffit plus lorsqu’il s’agit de contractions énergiques et prolongées, comme le sont celles que nécessite la marche, ou la course. Les muscles subissent alors, très-vraisemblablement, des modifications analogues à celles qui surviennent chez les animaux auxquels on a pratiqué la ligature de l’aorte abdominale : ils perdent, au bout d’un certain temps, une grande partie de leur irritabilité. Le repos chez les sujets atteints de claudication, de même que l’ablation de la ligature chez les animaux mis en expérience, en rétablissant les conditions nor-
males, suffisent pour que les tissus puissent récupérer, au bout de quelques minutes, leurs propriétés physiologiques.
Un cas analogue à celui qui fait l’objet de cette note a.été communiqué récemment à la Société de biologie, par M. le D' A. Ollivier (Gœcte médicale, 1872, p. 252).
i 9. Contracture des muscles d’un membre supérieur, consécutive à toblitération de l'artère humérale correspondante.
Phénomènes comparables à ceux que produit la rigidité cadavérique, observés pendant la vie du malade. On trouve donc reproduits dans ce fait clinique, les résultats obtenus par MM. Brown-Séquard et Schitf, chez les animaux, à la suite de la ligature de l’aorte abdominale.