‹ Exposé des titres scientifiquesChapitre 11 sur 28 · Des paraplégies urinaires · texte numérisé non relu

Des paraplégies urinaires

(Leçon faite à la Salpêtrière en 1870, publiée dans le Mouvement médical, n» 6, 7 et 8, 1872.)

Dans cette leçon, les paraplégies urinaires sont étudiées principalement dans leurs rapports avec la myélite partielle transverse, aiguë ou subaiguë.

130. — Sur la tuméfaction des cellules nerveuses motrices et des cylindres d’axe des tubes nerveux dans certains cas de myélite.

[Archives de physiologie, n" 1,1872, p. 95.)

La tuméfaction des cylindresd’axe des tubes nerveux s’observe au même titre que la prolifération des myélocytes, dans les cas de lésions traumatiques de la moelle épinière : elle a pu être nettement reconnue à une certaine distance de la plaie spinale, au-dessus et au-dessous de celle-ci, chez un sujet qui n’avait pas survécu plus de vingt-quatre heures à une blessure de la moelle épinière déterminée par une balle. L’hypertrophie des cylindres axiles et aussi, dans certains cas, celle des cellules nerveuses des cornes antérieures, peuvent se montrer encore dans la myélite spontanée aiguë ou subaiguë. On peut rapprocher ces lésions du gonflement que présentent fréquemment divers éléments anatomiques, les cellules épithéliales glandulaires, les capsules des cartilages, par exemple, sous l’influence de certaines irritations.

N. — Hématomyélie (apoplexie spinale.)

131.— U hématomyélie considérée dans ses rapports avec la myélite centrale,

(lÆçon faite à la Salpêtri|r| en |870^ teédite^— Leçons sur les Maladies tien ïe M. Hayem Des hémorrhagies fnira-rachïdièmies^^Parisf p.fSBeinl)

L’apoplexie spinale (hématomyélie), au point de vue de la pathogénie et de l’anatomie pathologique, difihre essentiellement de l’hémorrhagie intra-encéphalique vulgaire, telle qu’elle se produit en conséquence de la rupture des anévrysmes miliaires ; car, en général, dans l’hématomyélie, l’épanchement s’opère au sein de tissus déjà préalablement modifiés par un travail inflammatoire aigu ou chronique. Le sang se répand surtout dans l’axe gris, qu’il envahit le plus souvent dans la plus grande partie de sa iongueur.

O. — Paralysie pseudo-hypertrophliiae.

132. — Note sur l’état anatomique des muscles et de la moelle épinière dans un cas de paralysie pseudo-hypertrophique. [Archives de physiologie, etc., t.IV, 1872, p. 228.)

On ne possédait pas encore de notions positives concernant l’état anatomique du système nerveux central et périphérique dans la paralysie pseudo-hypertrophique.

Se fondant sur l’étude du cas qui fait l’objet de la note insérée dans les Archives, M. Charcot établit, contrairement à i’opinion émise a priori par un certain [nombre d’auteurs, que la maladie

dont il s’agit doit être considérée comme indépendante de toute lésion appréciable de la moelle épinière ou des racines nerveuses ; M. Charcot montre d’ailleurs, dans un examen criUque, qu’une observation rapportée par M. 0. Barlh, de Leipzig (Archiv. der Heilkunde, 1871) à la paralysie pseudo-hypertrophique, et dans laquelle des lésions spinales avaient été constatéesi n’appartient pas, en réalité, à cette affection.

Pour ce qui est relatif aux altérations musculaires, voici, suivant M. Charcot, en quoi elles consistent ; Dans une première période l’épaississement des parois vasculaires, l’hyperplasie du tissu connectif et l’atrophie simple d’un certain nombre de faisceaux musculaires sont les seules lésions qu’on observe. L’interposition de vésicules adipeuses entre les fibrilles du tissu connectif hypertrophié marque une phase nouvelle du processus.) Les cellules, graisseuses sont discrètes d’abord, isolées et comme perdues au millieu des,faisceaux de, fibrilles; mais leur nombre s’accroît sur certains points dans de telles proportions,, qu’elles.se substituent aux fibrilles, lesquelles, finissent par disparaître complètement. C’est à cette substitution graisseuse qu’est due l’hypertrophie apparente que présentent les, muscles à une certaine époque de la maladie.

11 résulte de là que la dénomination de paralysie myosolérosique, proposée par Duchenne (de Boulogne), ne devrait rigoureusement s’appliquer qtfaux premières périodes de la maladie, tandis que celles d’atrophiamusculorum lipomatosa{Se\de\), de lipomatosis luxuriam (Heller), généralement usitées par les auteurs allemands,, conviendraient seulement aux périodes, avancées.

aralysie agitante.

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