RECUEILS PÉRIODIQUES
I. — Archives de physiologie normale et pathologique, publiées par MM. Brown-Séqaard, Charcot, Vulpian. Le tome Ta paru en 1868 ; le tome I de la 3' série (15* année) est actuellement en voie de publication (1883).
€ Un mouvement considérable et sous l’influence duquel plus d’un progrès en médecine s’est accompli déjà, pousse les esprits, depuis une vingtaine d’années surtout, vers les recherches de physiologie expérimentale et vers les appKoations de ces recherches à la solution des problèmes de la pathologie. La physiologie, de son côté, a dû chercher et a trouvé souvent, dans les études cliniques, des secours qu’elle eût demandés en vain aux expériences laites sur les animaux. Preuve décisive, montrant avec la dernière évidence, combien sont étroits les liens qui unissent la physiologie à la
pathologie I. Recherches sur les fonctions et les propriétés
physiologiques, envisagées dans l’état normal et dans l’état pathologique, études cliniques et anatomiques pouvant fournir des données à ces recherches ; tels sont surtout les travaux qui trouveront place dans ce recueil. »
(Avertissement du f^volume des Archives.)
II. — Hevue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée et publiée par MM. Charcot, Chauveau, Ollier, Parrot, Verneuil; — Lépine et Nicaise, secrétaires de la rédaction (1877). (Dédoublée en Revue de médecineet Revue de chirurgie, 1881.)
€ Bénéficier des acquisitions dues à l’emploi delà méthode expérimentale, sans abandonner cependant la voie traditionnelle de l’ob-
grands recueils,où trouvent accès les productions médicales relatives aux sujets de tout ordre.
< Un jour, on a pensé qu’il était logique et qu’il serait profitable
philosophiquement, rester associées l’une à l’autre par des liens indissolubles.
« A l’étranger, plusieurs recueils de ce genre se sont produits depuis plusieurs années. En France, nous ne possédons encore aucun organe qui réponde exactement au but que nous venons de signaler, et c’est justement dans l’intention et avec l’espoir de combler cette laeune qu’ont été fondées les Archives de Neurologie.
t En médecine, aujourd’hui que l’analyse devenue plus pénétrante et plus savante, multiplie sans cesse et presque jusqu’à l’infini le nombre des faits, personne ne saurait plus sérieusement prétendre à tout embrasser, à tout approfondir, l’encyclopédie est plus que jamais au-dessus des forces d’un seul. Chacun, parmi les chercheurs, comprend tôt ou tard la nécessité de limiter, s’il ne veut abdiquer, le champ de son activité. De là est née une situation qui tend manifestement à s’accentuer de plus en plus. A un certain point de vue, elle n’est pas exempte de périls. Des esprits elairvoyants s’en alarment :