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gée. Placé comme élève interne à la Salpêtrière en l’année 1852, M. Charcot a pu recueillir un grand nombre d’observations cliniques et nécroscopiques relatives à cette forme de rhumatisme articulaire chronique, et, à l’aide de ces matériaux, il a essayé d’en tracer une description nouvelie.
A propos de la symptomatologie, l’auteur insiste particulièrement sur les points suivants; Dans ierhumatisme noueux, les articulations
articulaires.
Le rhumatisme noueux est une maladie primitivement chronique, composée d’une série de rémissions et d’exacerbations, et il est rare que celles-ci soient marquées par un appareil fébrile intense.
Parmi les circonstances étiologiques, on fait ressortir surtout l’influence prédisposante du sexe féminin ; celle de l’action prolongée du froid et de l’humidité combinés : par exemple, du séjour habituel et de plusieurs années dans des chambres mal éclairées et humides.
On montre, à l’article Anatomie pathologique, que les lésions articulaires du rhumatisme noueux ne diffèrent en rien d’essentiel de celles qui ont été décrites sous le nom d’arthrite sèche.
Enfin, on insiste tout spécialement sur ce point que jamais on ne rencontre, soit dans l’épaisseur du cartilage diarthrodial, soit au, voisinage des jointures, ces dépôts d’urate de soude qui constituent, un des caractères les plus saillants de la goutte articulaire.
Depuis l’époque où ce travail a été publié, l’auteur, à l’aide d’observations recueillies en grand nombre, est arrivé à confirmer, à
L — Exemple de congestion pulmonaire survenue dans le cours du rhumatisme articulaire aigu, et ayant brusquement déterminé la
Exemple à rapprocher des observations du même genre qui ont été rapportées par MM. de Castelneau, Aran et Houdé.
5. — Rhumatisme blennorrhagique, rhumatisme génital. Etiologie des diverses formes du rhumatisme articulaire aigu ou chronique.
de néphrite goutteuse ; c’est à proprement parler la gravelle %, Les lésions anatomiques sont les suivantes ; 1 ” A la surs la substance corticale, et quelquefois dans son épaisseur, “•que des petits grains de sable qui, vus au microscope ou
tance corticale, on en voit quelquefois un plus grand nombre dans l’intérieur des mamelons ou des calices. — 3" Enfin, on trouve quelquefois dans les calices ou dans le bassinet, non seulement des grains de gravelle, mais encore de véritables calculs d’acide urique ou des calculs dont le noyau est formé de cet acide. — Encore peu étudiées, les altérations concomitantes du tissu rénal paraissent devoir être
caséification procède ici comme dans la granulation tuberculeuse du centre vers la périphérie de l’amas cellulaire, ce qui explique les différents aspects que présente la cellule géante sur les coupes.
13. — Sur la paraplégie douloureuse qui survient dans certains
(Communication faite à la Société mécicale des hôpitaux dans la séance du 22 mars 1886. - Union médicale, 1865.)
M. Cazalis avait montré déjà que les dépôts cancéreux secondaires se développent fréquemment dans l’épaisseur du corps des vertèbres, surtout à la région lombaire. M. Charcot a insisté sur ce fait et a reconnu qu’il n’est pas rare d’observer, chez les femmes atteintes de cancer du sein, un ensemble de symptômes qui présente une physionomie particulière, et qu’il a proposé de désigner sous le nom de paraplégie douloureuse des cancéreux. Ces accidents sont dus à la compression et à l’irritation que subissent les racines des nerfs lombaires, dans leur passage au travers des trous de conjugaison. Les vertèbres envahies par les dépôts cancéreux sont, en pareil cas, ramollies, aplaties verticalement, et comme écrasées.
Dans d’autres cas, plus rares que les précédents, où les masses cancéreuses veriébrales font issue dans la cavité rachidienne, on peut observer les symptômes ordinaires de la paraplégie par compression de la moelle.
Un fait indiqué sous le numéro 54 (g 8) est un exemple de dégénération cancéreuse secondaire des vertèbres du cou, ayant déterminé l’inflammation des rameaux d’origine du plexus cervical, et consécutivement une éruption de zona.
Plusieurs faits relatifs au cancer vertébral ont été communiqués par M. Charcot à M. Tripier (de Lyon), qui les a mis à profit dans sa dissertation inaugurale (Sect. IV, ii" 36).
î de pathologie médicale de A. P. Requin. Paris, 1863.)
1" Etiologie, diagnostic et traitement de la fièvre typhoïde.
2" Typhus fever des médecins anglais, — Dans cet article, dont . rédaction est antérieure à l’année 1856, c’est-à-dire à l’expédition ■ Crimée, on établit que la fièvre typhoïde et le typhus fever sont
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