Cas de variole chez un fœtus
{Comptes rendus des séances de U Société de Biologie pendant l'année.tSSt.
L’enfant vint au monde couvert de pustules varioliques ; la mère n’avait éprouvé qu’une varioloïde très légère, huit ou dix pustules au plus. — On trouve dans cette observation un exposé des particularités que présente la structure des pustules varioliques chez le fœtus.
21. — Note sur la température du rectum dans le choléra asiatique.
{Comptes rendus des séances et Mémoires de la Société de Biologie.
t. XVII, année 1865. Paris, 1866, p. 197.) “
Dans ce travail, M. Charcot fait connaître les résultats de quelques recherches thermométriques qu’il a entreprises à la Salpêtrière, pendant le cours de l’épidémie de 1865, dans le but de déterminer la température des parties centrales, chez les cholériques, aux diverses époques de la maladie.
Il résulte de ces études que, contrairement à ce que l’on pourrait supposer a priori, la chaleur centrale, mesurée par l’introduction du thermomètre dans le rectum, est, pendant la période algide, toujours sensiblement augmentée, ou tout au moins ne descend pas audessous du taux normal.
En
ianéntie.
tion de leucocythémie,
vec M. Charles Robin.
§ A. — maladies du aystéme TOfWulaire.
Endocardite. — Paralysies isehémiiiues, ete.
25. — Sur la mort subite et la mort rapide à la suite de Vobturation de Vartère pulmonaire par des caillots sanguins dans les cas dephlegmatia alba dolens et de phlébite oblitérante.
En commun avec M. Bail.
(Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1858.)
Ce travail, qui renferme la première observation de mort par embolie pulmonaire qui ait été publiée en France, contient une analyse fort étendue des travaux allemands sur ce sujet. On y trouve une esquisse rapide, mais complète, des symptômes qui caractérisent les accidents de ce genre; des indicationssuccinctes par rapport au diagnostic et au pronostic, et une étude détaillée du mécanisme qui préside au déplacement des caillots dans le système veineux. Cet opuscule a été le point de départ des nombreux travaux qui ont paru depuis sur cette matière, et parmi lesquels nous citerons surtout la thèse de M. le docteur Bail, Des Embolies pulmonaires (voy. Sect. IV, n“ 7), et un autre travail du même auteur, sur la Coïncidence des gangrènes viscérales et des affections gangréneuses extérieures (voy. Sect. IV, n' 6).
26. — Obstrvution de rhumatisme articulaire aigu, avec phénomènes comateux, puis hémiplégie; ramollissement du cerveau; dédans la rate. — Lésions-dysentériques du côlon. — Endocardite avec végétations fibrineuses.
,e observation, des dépôts d’apparence
Cette observation, recueillie chez un sujet atteint d’incrustati calcaires des valvulves sigmoïdes, est un exemple manifeste de embolies artérielles et capillaires qui ont, depuis quelque temps, tiré si vivement l’attention. A propos de ce fait, l’auteur a exposé et critiqué la théorie de M. Virchow sur les embolies, qui, à cette époque, était peu connue en France.
28. — Notes sur un cas de tumeurs fibrineuses multiples, contenant une matière puriforme, situées dans le ventricule droit du cœur, avec Vindication de cas analogues
gées dans les cavités du cœur, et désignées par la plupart des auteurs sous le nom de végétations globuleuses (Laennec) ou de kystes furulents (Cruveilhier), ne renferment pas de pus véritable ; mais que le liquide, d’apparence purulente, qu’on trouve à l’intérieur de ces concrétions, se compose de granulations protéiques, de goutte, lettes graisseuses, de globules blancs de sang plus ou moins altérés, et enfin d’un détritus amorphe, résultant de la désagrégation de la
On ne connaissait pas en France, à cette époque, les travaux publiés sur ce sujet en Allemagne, en Angleterre et en Hollande.
La planche qui, dans le grand atlas de H. Lebert, représente les végétations globuleuses du cœur, appartient à M. Charcot.
29. — Remarques sur les kystes fibrineux renfermant une matière
puriforme, observés dans deux cas d’anévrysme partiel du cœur.
(Ménwires de lu Société de Biologie, 1.1" 2» série, année 1854. Paris, 1855.
- Avec planoues lithographiques.)
Dans ce mémoire, qui sert de complément au travail précédent on établit que la matière liquide qu’on rencontre dans certains kystes de la cavité ventriculaire gauche du cœur peut également présenter, à l’œil nu, les apparences du pus, sans en offrir toutefois les caractères anatomiques.
Dans l’article Aorte du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, M. Charcot a signalé les accidents généraux (phénomènes typhoïdes) qui peuvent résulter de la rupture de ces kystes fibrineux, et de la dissémination dans le torrent circulatoire des produits qu’ils renferment.
30. — Vascularité très prononcée des valvules sigmoïdes de l’aorte
chez une rhumatisante.
(Comptes rendus des séances dÿa.Somm de Biologie, t. III, 3- sor.e, sanguins dans les valvules du cœur, ad-
L’existence devais
mise, depuis les travaux de Luschka, pour la valvule mitrale, était encore contestée pour ce qui touche aux valvules sigmoïdes. Ayant eu l’occasion de pratiquer, dans le service de M. Vulpian, l’autopsie d’une femme atteinte de rhumatisme articulaire aigu, M. Charcot trouva, sur les valvules sigmoïdes de l’aorte, des vaisseaux fort bien caractérisés et finement injectés.
Cette pièce intéressante se trouve représentée, d’après les dessins de M. Charcot, dans l’une des planches de la thèse de concours de M. le docteur Bail.
31. — Note sur l’endocardite ulcéreuse atguë de forme typhoïde, à propos d'un cas d^affection ulcéreuse de la valvule trieuspide avec état typhoïde et formation ^abcès multiples dans les deux poumons.
En commun aveoM. Vulpian.
(Mémoires de la Société de Biologie, t. III, 3< série, année 1861-1862, p. 204.)
Ce travail est fondé sur une observation recueillie à l’Hôtel-Dieu. Le sujet, homme jeune et vigoureux, après avoir éprouvé des fatigues excessives, fut pris de tous les symptômes d’une fièvre typhoïde commençante. Il existait cependant, au cœur, un souffle rude, qui acquérait une intensité de plus en plus grande, à mesure que la maladie suivait son évolution. En se fondant sur la connaissance de faits analogues, on songea à la possibilité d’une affection ulcéreuse de l’endocarde, à forme typhoïde, et pendant les derniers jours de !a maladie, les phénomènes de l’affection cardiaque étant devenus de plus en plus marqués, on n’hésita point à maintenir le diagnostic, qui avait été d’abord formulé avec une très grande réserve.
Le malade ayant succombé treize jours après le début de l’affection, on constata l’intégrité parfaite des plaques de Peyer et de l’intestin grêle. Les seuls viscères qui présentassent des altérations étaient le cœur et le poumon. Une des valves de la valvule tricuspide était altérée, ramollie et perforée : les bords de l’ouverture étaient garnis de végétations fibrineuses.
devenue le point de départ de travaux nombreux, qui ont vulgarisé la connaissance de l’endocardite ulcéreuse. Au reste, le fait que MM. Charcot et Vulpian avaient signalé diffère, sous un rapport assez important, de toutes les observations précédentes : le cœur droit était le siège de la lésion, qui n’avait jusqu’alors été rencontrée que dans le cmr gauche.
Une énumération très complète des recherches antérieures dont cette maladie a été l’objet, sert d’introduction à ce travail. '
32. — Sur la thrombose artérielle qui survient dans certains cas
pas encore démontrée. »
Contrairement à cette manière de voir, M. Charcot établit que, chez les sujets atteints d'affections cancéreuses anciennes, la thrombose artérielle, sans altération préalable de la paroi du vaisseau, peut se produire tout aussi bien que la thrombose veineuse, bien que celle-ci soit infiniment plus fréquente.
Chez quatre femmes atteintes de cancer utérin, l’oblitération absolue d’une des artères sjlviennes a produit le ramollissement des par-
lies correspondantes du cerveau. Le thrombus était dense, décoloré, formé de couches fibrineuses stratifiées; les tuniques vasculaires ne présentaient aucune trace de dégénération athéromateuse, aucune altération qu’on pût rapporter à la préexistence d’une artérite. Le début de la maladie s’était d’ailleurs opéré brusquement, sans prodromes.
33. — Sur la claudication intermittente observée dam un cas d!oblitération complète de l’une des artères iliaques primitives. (Mémoire luà la Société de Biologie.—Garette médicale de Paris, année 1859.)
L’observation sur laquelle est fondé ce travail doit être rapprochée des cas de claudication intermittente par oblitération artérielle, bien connus en pathologie hippique, et sur lesquels MM. Ed. Bouley et Goubaux ont publié d’importants travaux. Une oblitération plus ou moins complète des troncs artériels principaux du membre affecté existe constamment chez les chevaux atteints de cette maladie, caractérisée par des accès de paralysie douloureuse analogues à ceux que présentait le malade qui est l’objet de l’observation en question. Tant que le cheval est au pas, sa démarche est normale; mais à peine a-t-il trotté pendant quelques minutes que la claudication apparaît tout à coup. Avec le temps, les accès deviennent plus faciles à provoquer par les mouvements que nécessite le travail ou la course. Enfin, la paralysie tend à devenir permanente, et certaines paraplégies plus ou moins complètes ont été précédées, chez le cheval, par les phénomènes de la claudication intermit-
Tous les phénomènes observés, dans le cas dont il est ici question, chez le cheval comme chez l’homme, doivent être, suivant M. Charcot, rapportés à l’ischémie. La quantité de sang qui parvient aux muscles, suffisante tout au plus pour y entretenir la vie, lorsqu’ils sont au repos ou qu’ils fonctionnent peu énergiquement, ne suffit plus lorsqu’il s’agit de contractions énergiques et prolongées, comme le sont celles que nécessite la marche ou la course. Les muscles
subissent alors, très vraisemblablement, desmodiflcations analogues à celles qui surviennent chez les animaux auxquels on a pratiqué la ligature de l’aorle abdominale: ils perdent, au bout d'un certain temps, une grande partie de leur irritabilité. Le repos chez les sujets atteints de claudication, de même que l’ablation de la ligature chez les animaux rais en expérience, en rétablissant les conditions normales, suffisent pour que les tissus puissent récupérer, au bout de quelques minutes, leurs propriétés physiologiques.
Un cas semblable à celui qui fait l’objet de cette note a été communiqué récemment à la Société de biologie, par M. le D' A. Ollivier (Gazette médicale, 1872, p. 2S2).
34. — Contracture des muscles d’un membre supérieur, consécutive à l’oblitération de l’artère humérale correspondante. (T^èse de M. Benni, 69, Sect. III,^n" 33, et J. Simon, arliole OoNTRiCTUBE,
Phénomènes comparables à ceux que produit la rigidité cadavérique observés pendant la vie du malade. On trouve donc reproduits dans ce fait clinique, observé et analysé par M. Charcot, les résultats obtenus par MM. Brown-Séquard et Schiff, chez les animaux, à la suite de la ligature de l’aorte abdominale.
étude où les détails de topographie mücrocopiqae, si nécessaire à celui qui doit apprendre à s’orienter dans la recherche des lésions délicates, seront considérés d’une façon spéciale. Nous devrons donc nous efforcer de combler, autant que possible, cette lacune... •A côté de l’anatomie normale de structure, il y a lieu de donner place à une anatomie, intermédiaire en quelque sorte à la macroscopie et à l’histologie proprement dite, faite en vue de l’application h la pathologie et qu’il serait bon, peut-être, d’appeler anatomie médicale déstructuré... » {Progrès médical, 1877, p. 486).
36. — Anatomie pathologique de la broncho-pneumonie aiguë. (Leçons faites à la Paoulté^en 1877, on voré^de^publioation
S2,Ms,'l878“r‘ “
Deux éléments principaux constituent, d’après les récentes recherches de M. Charcot, la lésion macroscopique du parenchyme pulmonaire dans la broncho-pneumonie aiguë considérée à son plus haut degré de développement ; 1 ” parties soî^ts^es occupant la plus grande
leur cavité distendue soitpar une accumulation de leucocytes,soit,le plus souvent, par des leucocytes englobés dans un exsudât fibrineux qui renferme, en outre, quelques rares cellules épithéliales. L’existence de cet exsudât fibrino-purulent dans les nodules péri-bronchiques de la broncho-pneumonie aiguë montre que la présence de fibrine et de leucocytes dans les alvéoles pulmonaires, ne saurait être considérée comme un caractère univoque de l’hépatisatton propre à la pneumonie lobaire:
(Th^^présenMe au conoours pour l’asrégation, section de médecine et de
Ce travail comprend deux chapitres. Le premier est consacré à. la pneumonie lobaire, chronique, simple, et renferme une observation
Dans le second chapitre, la. pneumonie chronique est étudiée dans ses rapports avec, la carnilicatiou, la carnisation, la cirrhose du poumon; l’induration mélanique, la phthisie des mineurs, et celle des aiguiseurs, les indurations des poumons autour des tojers tuberculeux et, gangréneux, et au voisinage des kystes hydatiques; l’infiltration tuberculeuse et l’infiltration gélatineuse, la carnification congestive, etc.
Ce travail a étéplusieurs fois cité dans le seconde édition, du Traité de lapneummie de M. Grisolle, ainsi que dans les articles Chronic Pneumonia et Cirrhosis o( the Lang du System of Medieine, édité par W. J. Reynolds, t. 111,1871.
,88. — Nouvelles recherches anatomo-pathologiques et cliniques sur les pneumonies chroniques. — Cirrhoses du poumon.
chez les enfants ; enfin le développement, à la surface des alvéoles pulmonaires rétrécis, d’un revêtement épithélial cubique.
3” Pneumonies chroniques pleurogènes ou consécutives à la pleurésie. Cette variété est caractérisée surtout macroscopiquement
! expérimentale à ;
îs pulmonaires. Des
diffuse ;
4° Lorsqu’il est survenu des lésions tuberculeuses chez les animaux depuis longtemps en expérience, ces lésions ne se sont développées ni exclusivement, ni particulièrement, dans les lobules où les particules de poussière s’étaient accumulées.
40. — Recherches anatomo-pathologiques sur la phthisie-, tuberculose du poumon.
L’auteur s’est préoccupé tout d’abord, dans ses études, de préciser les caractères anatomiques du tubercule considéré en quelque sorte abstractivement, c’est-à-dire indépendamment de l’organe au sein duquel il s’est développé.
11 a été conduit à adopter ici la théorie de l’agglomération tuberculeuse, et il entre à ce propos dans tous les détails techniques et bibliographiques que nécessite la question. Avec un certain nombre d’anatomo-pathologistes, il admet que la granulation tuberculeuse visible à l’œil nu, n’est pas une granulation simple ; elle est constituée par la réunion, la fusion d’un certain nombre d’éléments similaires plus petits. Cette granulation peut donc être appelée tubercule congloméré, aux parties constituantes plus petites étant réservés les noms de tubercule élémentaire, follicule tuberculeux (Wagner), etc.
Le tubercule élémentaire peut être dit, suivant les cas, simple ou complexe : simple, il est uniquement constitué par un amas de cellules embryonnaires groupées autour d’un agrégat de cellules épithélioïdes, celles-ci pouvant faire défaut ; complexe, il offre, en général, à considérer deux zones disposées concentriquement autour d’un
avant d’adraetlre l'existence de ces pneumonies lobaires, de ces broncho-pneumonies dégénérées, communément désignées sous le nom de pneumonies caséeuses, qui aboutiraient, suivant quelques auteurs, à la phthisie du poumon, directement, sans participation de la néoplasie tuberculeuse.
il. — Note sur les altérations du foie consécutives à la ligature du canal cholédoque. (Étude de pathologie expérimentale )
(Archives de physiologie, 1876, p. 272.—En collaboration avecM. leD'Gombault. Et Leçons sur les maladies du foie (§ 7, n* 50).
Les effets de la ligature du canal cholédoque sur l’état du parenchyme hépatique n’avaient jusqu’alors été étudiés que par un petit nombre d’expérimentateurs. Le mémoire de M. Wickham Legg (1873) le dernier en date et le plus complet de tous indiquait bien comme conséquence de cette opération le développement d’une cirrhose amenant à sa suite la destruction proportionnelle du parenchyme hépatique; mais l’auteur n’entrait dans aucun détail précis concernant la topographie de la néoformation conjonctive et le mode d’envahissement de la substance du foie; de plus, il ne faisait mention en aucune manière de l’état des fines ramifications de l’appareil biliaire.
Les expériences qui ont servi de base au présent mémoire sont au nombre de sept; elles ont toutes été pratiquées sur le cochon d’Inde.
Si on laisse de côté l’état des grandes voies de l’excrétion biliaire
lésions produites dans la profondeur de l’organe, étude conduite en serrant de près l’anatomie topographique du lobule du foie, révèle les particularités suivantes : la prolifération conjonctive débute par
ou moins complète qui l'isole des lobules voisins (cirrhose monolobulaire). La destruction de la substance hépatique n’est pas le fait de la compression exercée en masse sur le lobule par la zone conjonctive de nouvelle formation. Chaque rangée de cellules hépatiques se détruit, pour ainsi dire systématiquement, au contact du tissu conjonctif; et celui-ci poussant sur tout le pourtour du lobule, de sa périphérie vers la veine centrale, des prolongements de longueur inégale, la conséquence la plus frappante de ce procédé de destruction est l’aspect dentelé que prend te contour du lobule.
Tels sont, au point de vue de la topographie des lésions, les caractères fondamentaux de la cirrhose ainsi provoquée. Quant aux lésions des parties profondes de l’appareil biliaire (vaisseaux biliaires périlobulaires et intralobulaires), elles présentent des particularités du plus haut intérêt et signalées dans ce mémoire pour la première fois. On voit, en effet, se développer au sein de la néoformation con-
calcul dans ce conduit ou la compression de celui-ci par une tumeur extérieure (le cancer de la tête du pancréas par exemple). On sait de plus qu’en pareille circonstance, la trame conjonctive de la glande hépatique augmente de quantité. 11 était intéressant dès lors de rechercher s’il existait quelque analogie entre cette cirrhose par obstruction biliaire chez l’homme et la cirrhose biliaire expérimentale. Or, il résulte des faits consignés et mentionnés dans ce mémoire qu’il existe entre ces deux formes de la cirrhose les ressemblances les plus frappantes : même début par les espaces portes {cirrhose en ilôts) ; même tendance à dissocier le foie, lobule par lobule (cirrhose monolobulaire); même mode d’envahissement et de destruction du iobule hépatique dont les bords présentent sur les coupes examinées au microscope cet aspect dentelé si caractéristique. 11 n’est pas enfin jusqu’à la néoformation de canalicules biliaires qui, bien que moins accentuée, ne soit, de même, ici présente.
Les principaux faits mis en reiief dans ce mémoire, ainsi que les idées théoriques qui s’y rattachent peuvent être résumées dans les propositions suivantes ;
1“ La cirrhose qui se développe dans le foie consécutivement à la ligature du canal cholédoque reconnaît pour cause prochaine une lésion primitive et systématique de l’appareil biliaire. En conséquence, on peut lui appliquer la déaominoiliondo cirrhose hépatique d'origine biliaire.
%° Les caractères anatomiques fondamentaux de cette forme de la cirrhose sont nettement définis et facilement reconnaissables.
3° Ces caractères se retrouvent en ce qu’ils ont d’essentiel dans la cirrhose qui se développe chez l’homme à la suite de l’obstruction accidentelle du canal cholédoque.
42. — Contributions à l’étude anatomique des différentes formes de la cirrhose du foie.
{Arch. de physiologie, 1876, p. 453, en
Ce travail est intimement lié au mémoire précédent qui lui sert de
point de départ et en quelque sorte d’introduction. On y établit que le groupe des cirrhoses hépatiques comprend, au point de vue anatomique, trois types facilement reconnaissables à toutes les périodes de leur évolution et correspondant chacun à des formes cliniques et pathogéniques dilférenles.
Dans le premier, le tissu scléreux se développe primitivement au niveau des canaux perles de moyen calibre ; les bandes conjonctives produites par le travail morbide se réunissent de façon à constituer de véritables anneaux {cirrhose annulaire), et chacun de ces anneaux investit au début un nombre plus ou moins considérable de lobules (cirrhose muüilobulaire). Dans cette forme, les lobules ainsi englobés sont comprimés en masse, leurs cellules tassées les unes contre les autres, le calibre de la veine centrale effacé, et cette compression est l’un des agents principaux de la destruction du tissu hépatique. Celte forme se traduit en clinique parles symptômes bien connus de la cirrhose hépatique vulgaire (cirrhose de Laënnec, foie granuleux). Au point de vue pathogénique, elle reconnaît comme point de départ une lésion primitive.du système vasculaire sanguin (cirrhose porte, cirrhose veineuse). L’existence de l’hépatite interstitielle consécutive à une lésion des vaisseaux sanguins, a été du reste expérimentalement démontrée par les expériences de M. Solowief.
2" Dans le second type, la sclérose débute par les espaces périlobulaires, auxquels elle reste limitée tout d’abord (cirrhose en îlots) : de là, elle s’étend à travers les fissures interlobulaires et, à un moment donné, chaque lobule est entouré d’une zone conjonctive plus ou moins complète, plus ou moins régulière {cirrhose unilobulaire) ; le lobule n’est pas comprimé, sa destruction s’effectue d’une façon .systématique ; elle suit les rangées de cellules hépatiques, et procède de la périphérie vers le centre du lobule ; la veine centrale demeure perméable. Ce second type anatomique correspond à l'oblitération des voies biliaires et à la cirrhose hypertrophique avec ictère. Le développement de la sclérose est ici sous la dépendance d’une lésion primitive des voies biliaires, ainsi que le démontrent les résultats des expériences pratiquées chez les animaux (cirrhose d'origine biliaire).
3" Dans le troisième type, enfin, c’est le tissu conjonctif intralobulaire qui paraît primitivement affecté. Chaque cellule hépatique est, dès le début, isolée des cellules voisines par une petite zone conjonctive (cirrhose périeellulaire). Dans les deux variétés précédentes, la néoformation conjonctive prend naissance et se développe pour ainsi dire en dehors du tissu propre du foie, les deux substances apparaissent donc sur les coupes nettement séparées l’une de l’autre, et leur opposition est des plus franches. Ici, au contraire, le mélange est intime, l’aspect de la coupe uniforme, les lobules conservent, entre eux, leurs rapports habituels, et la plus grande partie du travail morbide s’effectue dans leur intérieur. Toutefois, les formes cliniques qui correspondent à cette variété anatomique sont loin encore d’être aussi nettement déterminées. Tout ce qu’il est permis d’affirmer à l’heure actuelle, c’est qu’elle se rencontre dans certains cas de syphilis hépatique infantile.
43. — Des cirrhoses viscérales épithéliales en général, àproposdes cirrhoses d'origine biliaire.
(Cours do la Faculté, semestre d’éW^ 1876. Progrès médical, 1877, n' 51 ; —
L’auteur propose d’appliquer la dénomination de cirrhoses viscérales épithéliales à tout un groupe d’altérations viscérales subaiguës ou chroniques dans lesquelles l’inflammation proliférative du tissu conjonctif serait consécutive à une lésion primitive et irritative de sa nature des éléments glandulaires ou épithéliaux du parenchyme. Cette altération irritative de l’épithélium glandulaire se traduit anatomiquement dans tous ces cas par le retour de cet épithélium à sa forme embryonnaire ; la lésion interstitielle qui en est la conséquence se traduisant, elle aussi, dans les phases initiales tout au moins, par un retour du tissu conjonctif vers le même état em-
L’auteur étudie les caractères de cette altération, successivement dans le poumon, dans le rein, dans le foie.
r Poumon. Dans le poumon, on peut citer à titre d’exemple la
pneumonie fibroïde des tuberculeux (Thuon), la pneumonie lobulaire des nouveau-nés syphilitiques (Cornil et Ranvier) ; la carnisation du poumon (Legendre et Bailly) étudiée spécialement i, ce point de vue par M. Charcot ; les pneumonies expérimentales, telles que celles qui succèdent à la section des récurrents (Friedlander) ou à l’introduction de poussières métalliques dans les voies respiratoires. Dans tous ces cas, en ce qui concerne les lésions subies par les canalicules respiratoires, il y a lieu de distinguer deux éléments.
a) Végétation cellulaire de la paroi conjonctive des alvéoles entraînant la destruction des éléments spéciaux de la région, fibres musculaires de la vie organique, fibres élastiques, etc.
b) Substitution d’un revêtement éphithélial de type cylindrique au revêtement de cellules plates, endothélial morphologiquement, qui répond chez l'homme, après la naissance, à l’état normal.
Rein. — Dans cette forme de la néphrite chronique qui a reçu leiiomde petit rein contracté, néphrite interstitielle, les lésions portent, comme on sait, plus particulièrement leur action sur la substance corticale de l’organe. Or, ici encore deux éléments sont à, considérer ; 1° le tissu conjonctif qui sert de soutien aux canalicules glandulaires subit la végétation embryonnaire et se dévelodpeà l’excès ; 2“ l’épithélium glandulaire se modifie profondément ; ainsi les cellules h protoplasma sombre, granuleux, à bâtonnets, qui dans l’état normal tapissent les tubes contournés, disparaissent pour faire place à un épithélium cubique rappelant morphologiquement l’épithélium de type cylindrique des conduits collecteurs.
M. Charcot a montré de plus que des lésions analogues peuvent
de l’épithélium est dans tous ces cas ta première en date et tient sous sa dépendance la lésion de l’élément conjonctif.
Parmi les arguments favorables à celte opinion, M. Charcot invoque en première ligne les résultats que lui a fournis l’expérimentation sur les animaux : pneumonokonioses expérimentales, ligature de l’uretère, ligature du canal cholédoque. En pareille circonstance, en effet, l’altération des épithéliums paraît bien manifestement précéder les modifications qui portent sur le tissu conjonctif.
44. — Symptômes d'ictère grave, atrophie jaune aiguë du foie avec destruction des cellules hépatiques chez une femme syphi-
(Dans la thèse d’agrégation de M. le D' Blaohez. Paris, 1860, p. 62,]
Cette observation date de l’année 1854; elle a été recueilie par M. Charcot à l’hôpital de la Charité. L’autopsie a été faite en présence de M. Gubler. C’est, vraisemblablement, le premier cas d'atrophie jaune aiguS du foie observé en France, où la destruction des cellules
hépatiques ait été constatée. L’observation clinique elles résultats nécroscopiques ont été communiqués à la Société de Biologie par M. Charcot, et publiés parM. Duriau dans le Moniteur des sciences médicales pour 1854.
45.— Deux observations de maladie de Brightavec desphénomènes comateux et absence d’œdème, présentées à la Société anatomique, par M. d’Omellas. — Rapport sur ces observations.
(Bulletins de la Société anatomique, numéros de mai et juin 1854.)
Description abrégée des phénomènes cérébraux liés à la maladie de Bright. — Exposé delà théorie des accidents urémiques proposée par M. Frerichs. — Critique de cette théorie d’après des observations personnelles.
Ce travail date d’une époque où les accidents cérébraux liés à la maladie de Bright n’avaient pas encore suffisamment attiré l’attention des médecins français.
46. — Distinction anatomo-pathologique et clinique des divers types morbides compris sous la dénomination de maladie de Bright.
(Voir les Leçons sur les Maladies du foie, des voies biliaires et des reins. )
Se fondant sur les travaux de Todd, Wilks, Ouain, G. Jonhson, Dickinson, G. Stewart, en Angleterre, Traube, en Allemagne, Lecorché et Kelsch, en France, et sur un certain nombre d’observations anatomo-pathologiques et cliniques qui lui sont personnelles, M. Charcot a cherché à faire prévaloir dans plusieurs de ses écrits, et en particulier dans ses leçons (50), l’opinion que les diverses formes d’altérations rénales généralement rapportées à la maladie de Bright, représentent non les phases successives d’un même processus, mais autant d’états anatomiques foncièrement distincts.
auxquels se rattachent, pendant la vie, des groupes symptomatiques bien caractérisés.Quant à présent, les types autonomes, résultant du démembrement de l’ancienne maladie de Bright, sont au nombre de trois. Les deux premiers qui, pour les partisans de l’unicité, représentent le second et le troisième degré de la maladie de Bright, correspondent aux altérations désignées par les auteurs anglais, sous les Domsde gros rein blanc, gros rein liâse, etc. (néphrite parenchymateuse), d’ime part; et de rein contracté ou granuleux,petit rein rouge, rein goutteux (néphrite interstitielle), d’autre part; la troisième espèce est représentée par le rein amyloïde.
47. — De l’amblyopie et de l’amaurose albuminuriques. (Gazette hebdomadaire, année 1858.)
Il existe au moins deux formes d’amaurose dans la néphrite albumineuse : l’une est liée aux affections de la rétine, qui ont été dans ces derniers temps décrites avec tant de soin par les ophthalmologistes ; l’autre ne répond à aucune altération matérielle appréciable et paraît devoir être rattachée, comme l’encéphalopathie albuminurique, à l’intoxication urémique. Une symptomatologie particulière correspond à chacune de ces formes de l’amaurose albuminurique.
48. — Observation de polyurie consécutive à un coup sur la tête.
(Gazette hebdomadaire, t, VU, 1860, p. 65.)
49. — Quelques documents concernant Vhistorique des gangrènes
diabétiques.
(Gazette hebdomadaire, t. VIII, 1861, p. 539.)
Histoire et critique.
recherches de détail.
Dans ces dernières années, ce côté de l’histoire des maladies hépatiques a été abordé par M. Murchison, puis par M. Charcot dans son cours de 1876, et grâce à ces efforts on. peut entrevoir, aujourd’hui, le moment oit l’accord se fera entre la pathologie du foie et les découvertes physiologiques récentes, au bénéfice de la clinique.
La dixième leçon est consacrée à l’étude de la fonction désassimilatrice du foie et tes relations qui existent entre les altérations du foie et les modification du taux de l’urée. Dans la onxièmc leçon, on étudie l’influence des altérations hépatiques sur ta formation et l’élimination de l’acide urique.
Les huit leçons qui suivent traitent de l’anatomie et de la physiologie pathologiques de la lithiase biliaire. Dans ces leçons, l’auteur a mis à profit les nombreuses observations qu’il a pu
rarement observées chez l’homme, ce parallèle présentait un intérêt tout spécial, puisqu’il autorise à reconstituer en quelque sorte cette première période, à l’aide de données que la pathologie humaine ne peut que difficilement dégager et que les faits expérimentaux fournissent, au contraire, avec une grande netteté.
De même que l’étude de la néphrite saturnine expérimentale, en raison de la simplicité plus grande des phénomènes, facilite celle de la néphrite interstitielle de l’homme, de même la néphrite consécutive à la ligature de l’uretère peut fournir à la question son contingent de données utiles. Ici, en effet, comme du reste dans toutes les expériences de ligature du conduit excréteur d’une glande, qu’il s’agisse du rein ou d’un autre viscère, la cause première des accidents est facile à saisir, et quel que soit le mécanisme à l’aide duquel
cirrhose secondaire. Ces résultats ont d’ailleurs été confirmés depuis par les recherches de plusieurs observateurs, notamment celles de MM. Pitres et Âmozan (ligature du canal pancréatique), et celles plus récentes de M. Straus.
Du parallèle établi entre cette néphrite par ligature et la néphrite saturnine, il ressort que les lésions élémentaires de l’une et de l’autre sont absolument comparables, et qu’on est endroit, en conséquence, d’admettre comme point de départ de cette dernière une lésion épithéliale de nature irritative.
Du reste, la topographie des lésions, dont l’étude a été faite avec un soin particulier, conformément aux données de l’anatomie normale, montre que dans la néphrite saturnine, celles-ci affectent une localisation systématique en rapport avec la disposition anatomique de l’appareil glandulaire bien plus qu’avec le mode de distribution des systèmes vasculaire et conjonctif, que c’est autour des tubes qui sont altérés, et non autour des vaisseaux qui, d’ailleurs, sont restés sains, qu’on voit apparaître la sclérose.
De cette étude topographique découlent encore d’autres conclusions. Si, dans la néphrite par la ligature, la totalité des tubes rénaux est envahie d’emblée, dans la néphrite saturnine, au contraire, ces tubes ne sont atteints que successivement, les uns après les autres. Mais chaque tube, dès qu’il devient malade, est rapidement envahi dans toute son étendue, depuis la capsule de Bowman qu’il forme à l’une de ses extrémités jusqu’au tube collecteur, dans lequel il se jette à son extrémité opposée.
Il est facile de voir, en se reportant au schéma de Schweigger- Seidel, que, pendant ce trajet, le tube, en changeant plusieurs fois de structure, traverse successivement les diverses régions du lobule rénal. Tous les lobules étant d’ailleurs à peu prèségalementatteints, on peut, dès le début, distinguer, lorsqu’on examine une coupe de rein convenablement orientée,la présence de ces tubes malades et de la prolifération conjonctive qui les accompagne former dans chaque lobule à la fois ; 1” une mie scléreuse périphérique plus ou moins complète unissant entre eux les glomérules ; 2° une tache centrale correspondant au prolongement de Ferrein, 3’ entre les deux, et
5i. — Coloration [bronzée de la peau avec altération graisseuse des capsules surrénales (maladie d’Addison).
(Comptes rendus des séances de la Société de Biologie, t. IV, série, ' année 1857. Paris, 1858.)
Dans ce cas, les capsules surrénales, examinées à l’œil nu, avaient été considérées comme saines. Mais l’inspection microscopique démontra qu’elles avaient subi, à un certain degré, la dégénération graisseuse. De plus, la substance médullaire des capsules
microscope ou traitées par les réactifs convenables, devra, au point de vue de la théorie, être considérée comme non avenue.
55.— Note sur quelques cas d'affection de la peau dépendant d'une influence du système nerveux, par le docteur Charcot ; suivie de remarques sur le mode d'influence du système nerveux sur la nutrition, par le docteur E. Brown-Séquard.
(Journal de la physiologie de l’homme et des animaux, t. II, 1859, p. 108.)
Cette note comprend trois observations. La première a trait à une
consécutifs à une hépatite interstitielle.qui elle-même est le résultat de l’épanchement de la bile dans le tissu hépatique, occasionné par la rupture des plus fins canalicules biliaires. — De l’angiocholite
présence d’un calcul.
6t.— Observations sur la pneumonie des vieillards, et principalement sur les variations que subit la température dans cette maladie.
Ces observations, recueillies en grand nombre à, l’hospice de la Salpêtrière, ont été reproduites en partie dans la thèse inaugurale de M. le docteur G. Bergeron (Recherches sur la pneumonie des vieillards). (V. section V, n” 32). On peut voir dans les tableaux joints à cette thèse, et oit les oscillations de la température sont représentées par des courbes, que dans la pneumonie lobaire des vieillards, qui est de beaucoup la plus fréquente, les modifications de la calorification sont de tout point semblables à celles qu’on a observées dans la
analogie avec ce qu’on retrouve dans la pneumonie catarrhale ou dans la broncho-pneumonie des enfants.
Tous ces tracés thermométriques ont été faits d’après la température du rectum , et, pour un certain nombre de cas, M. Charcot a indiqué comparativement la température du rectum et celle de l’aisselle. L’examen de ces tableaux comparatifs montre que, chez les vieillards au moins, l’exploration thermométrique de l’aisselle n’indique pas avec précision les variations de l’état fébrile ; la température axillaire étant inférieure à la température rectale dans des limites qui peuvent varier entre deux dixièmes de degré et trois degrés.
On trouve également dans cette thèse de M. Bergeron, et dans les Comptes rendus des Séances de la Société médicale des hôpitaux pour 186i, des faits relatifs à la pneumonie abortive des vieillards, nom sous lequel M. Charcot a désigné des pneumonies nettement caractérisées par le frisson initial, le vomissement, le point de côté, la toux avec expectoration caractéristique, le râle sous-crépitant ou le souffle, l’élévation notable de la température centrale, et qui disparaissaient deux ou trois jours après leur début.
62. — Altération athéromateuse des artères et endartérite déformante.
(Leçons sur les Maladies des vieillards, l' série, 2' fascicule.)
Plusieurs observations relatives à ce sujet, communiquées par M. Charcot, ont été consignées dans la thèse d’agrégation de M. le D' Lécorché (Paris, 1869); un cas entre autres (foc. ci(., p. 72) dans lequel ont été observés des symptômes typhoïdes, vraisemblablement développés par suite de la diffusion dans le sang de produits provenant d’un ulcère athéromateux de l’aorte.
63. — Observations relatives à la gangrène spontanée chez les vieillards.
ensemble de symptômes qui permet d’en établir le diagnostic. Les malades éprouvent des douleurs souvent très vives sous l’influence des moindres mouvements, et bientôt, dans les cas intenses, ils se condamnent à. un repos absolu. Confinés au lit, ils redoutent tout déplacement, tout contact, et emploient toute leur attention à éviter
vulgaire qui s’observe queiquefois chez les vieillards, soit avec la paralysie agitante, soit avec ies spasmes rhythmés des muscies du cou. Contrairement à l’opinion vulgaire, le tremblement sénile n’est
fections organiques et fonctionnelles du cœur ; asystolie, thermométrie dans un cas de rupture du cœur, péricardite, endocardite.— La pleuré-sie diaphragmatique, le pneumothorax par perforation, la péritonite traumatique ou consécutive à la perforation intestinale, l’étranglement interne, peuvent avoir pour effet d’abaisser temporairement la température centrale. — Il en est de même des irritations vives des nerfs périphériques, des lésions traumatiques de la moelle épinière, de l’attaque apoplectique par hémorrhagie ou ramollissement de l’encéphale.
68. — Mémoire sur une affection caractérisée par des palpitations du cœur et des artères, la tuméfaction de la glande thyroïde et une double exophthalmie.
(Lu à la Société de Biologie en mai 1856.—Gazette médicale, année 1866.)
La cachexie exophthalmique, à peu près inconnue jusqu’alors en France, se trouve décrite dans ce travail, à l’occasion d’un fait observé à l’hôpital de la Charité. Après avoir étudié en détail les divers symptômes de cette maladie et discuté les principales théories émises à ce sujet par les médecins allemands et anglais, l’auteur se rattache à l’idée d’une névrose vasculaire, qui doit être rapprochée des palpitations nerveuses des artères et du cœur.
Ce petit Mémoire a été plus d’une fois cité, dans la discussion qui s’est élevée, en 1862, k l’Académie de médecine, à propos d’une observation d Aran.
69. — Sur lu maladie de Basedow (cachexie exophthalmique). (Gazetle hebdomadaire, t. VI, 1859, p. 566. — Histoire et critique.)
Cet article renferme une analyse et une appréciation critique des observations de cachexie exophthalmique, publiées par MM. Hirsch, Praël et de Graefe.
70. — Nouveau cas de maladie de Basedow. — Heureuse influence d’une grossesse survenue pendant le cours de la maladie.
(Gazette hebdomadaire, t. IX, I86i, p. 662.)
Chez une jeune femme atteinte d’une cachexie exophthalmique, MM. Trousseau et Charcot, après avoir prescrit un traitement approprié, Orent entrevoir à la malade que le développement d’une grossesse, loin de nuire à l’action des remèdes, pourrait contribuer à la guérison. Ces prévisions se sont complètement réalisées ; et, en rapprochant ce fait de la première observation de M. Charcot, dans laquelle la malade se rétablit après être devenue enceinte, et d’un cas analogue qui appartient à M. le professeur Trousseau, on est en droit de conclure que l’état de grossesse peut exercer une influence favorable sur cette maladie.
(Voir section V, le travail de M. Marie, sur les Formes frustes de la maladie de Basedow).
Hémorrhagie cérébrale.
71. — Recherches cliniques et anatomo-pathologiques sur le ramollissement cérébral de l’encéphalite.
L’étude anatomique du ramollissement cérébral chez les vieillards
formation régressive de la substance nerveuse ; il n’est pas le fait d’un processus inflammatoire.
Dans l’encéphalite, ies altérations consistent à l’origine en une multiplication d’éléments cellulaires. Dans le ramollissement, l’infiltration granulo-graisseuse de la substance cérébrale est la pre-
a indiqué dans sa thèse d’agrégation quelques faits relatifs à ce sujet, qui lui ont été communiqués par M. Charcot.
M. Charcot a, de plus, appelé l’attention sur une variété du ramollissement qu’il n’est pas très rare d’observer dans le cours de la cachexie cancéreuse, et qui résulte d’une thrombose artérielle par inopexie (voy, Sect. II, n” 16).