‹ Exposé des titres scientifiquesChapitre 6 sur 28 · Sur une observ · texte numérisé non relu

Sur une observ

ïaphasie.

lymphatique et par l’atrophie de ia tunique musculaire. Les fibres musculaires circulaires font constammentdéfaut surles parties dilatées

et ne reparaissent sur les artères qui portent les anévrysmes qu’à une

certaine distance, soit en deçà, soit au delà delà dilatation. Cette altération scléreuse des artères de l’encéphale paraît être indépendante de l’athérome artériel; elle peut, en tous cas, se montrer très accusée sans que les artères de la base ou des méninges présentent aucune plaque d’infiltration graisseuse ou calcaire; mais les deux altérations se trouvent quelquefois réunies sur le même sujet, ce qui explique la coexistence, assez rare d’ailleurs, de l’hémorrhagie et du ramollissement du cerveau. Enfin, avec l’état scléreux et les anévrysmes siégeant sur les petits vaisseaux de la pie-mère ou même sur les artères volumineuses de la base et des méninges. Plusieurs exemples de cette coïncidence ont été consignés dans un mémoire de M. Lépine (Sent. V, n° 34) et dans la thèse de M. Durand (Sect. V, n” 42).

Voyez Bouchard, thèse de Paris, 1867. — Charcot et Bouchard, Nouvelles reoherches sur la, pathogénie'de Vhémorrhagie cérébrale (Arch. de physiologie , t. I, p. HO). — Les travaux de MM. Charcot et Bouchard, sur [apathogénie de l’hémorrhagie cérébrale ont été récemment traduits en anglais par M. T.-S. Maclagan M.-D. Edin. (Londres, 1872.)

74. — Exemple d’atrophie cérébrale avec atrophie et déformation dans une moitié du corps.

Depuis 1851, M. Charcot a recueilli à la Salpêtrière de nombreux documents relatifs à l’atrophie partielle du cerveau. Plusieurs d’entre eux ont été consignés dans la thèse de M. Cotard (Sect. V, n” 37).

7S. — Communications à la Société de biologie sur les dégénérations secondaires de la moelle épinière.

(En commun avec M. Vulpian, à partir de 1859.)

Les altérations qui ont fait l’objet de ces communications avaient déjà été signalées par M. Cruveilhier et étudiées ensuite par M. L. Türck.

Dans un fait observé en commun avecM. Turner (n" 72), une altération ancienne d’un hémisphère cérébral avait produit l’atrophie de la moitié opposée du cervelet et de la moelle. Dans les observations recueillies avec M. Vulpian, des lésions anciennes de l’encéphale par hémorrhagie ou par ramollissement avaient amené secondairement une atrophie du pédoncule correspondant ; cette atrophie se continuait dans l'épaisseur de la protubérance, qui était aplatie du côté malade ; elle se retrouvait dans la pyramide antérieure du même côté, au bulbe, et pouvait être suivie au-dessous de l’entre-croisement, dans le cordon latéral du côté opposé (voy. Leçons sur la physiologie du système nerveux, par M. Vulpian, p. 469. Paris, 1866). Un certain nombre de faits analogues, recueillis par M. Charcot, ont été l’occasion de communications à la Société de biologie et de publications dans divers recueils périodiques (voy. Sect. V, n”‘ 22, 30).

Un autre fait reconnu dans cette série de recherches, c’est que, dans certains cas de lésions primitives, en foyer, de la moelle épi-

sont complètement détruits ou réduits au cylindre d’axe. A cette sclérose consécutive, en tant qu’elle occupe les cordons latéraux, paraissent correspondre certains symptômes, en particulier la contracture permanente des membres paralysés.

76. — Note sur la. formation rapide d’une eschare à la fesse du côté paralysé, dans l’hémiplégie récente de cause cérébrale.

[Arch. de physiologie, t. I, p. 308,^ 1868. — Voyez aussi Section V, n" 34,

Sur 28 cas d’hémiplégie à début brusque déterminée par une lésion du cerveau (le plus souvent hémorrhagies intra-encéphaliques ou sous-méningées, ramollissement rouge ou blanc) et suivie de mort dans un bref délai, seize fois il s’est produit, soit une tache ecchymolique, soit une eschare confirmée, uniquement sur la fesse du côté paralysé ; quatre fois les deux fesses ont été affectées, celle du côté paralysé, à la vérité, toujours plus tôt et plus profondément que l’autre. Dans un seul cas, les deux fesses ont été prises en même temps et à peu près au même degré ; enfin, dans sept cas seulement, l’eschare ou l’ecchymose de la fesse ont fait complètement défaut. A ces faits, M. Charcot pourrait à peine en opposer un seul dans lequel l’eschare fessière étant survenue, la maladie cependant ne s’est point terminée d’une manière fatale. L’apparition de l’eschare en question ou même de la tache ecchymotique est donc un signe du plus fâcheux augure, puisqu’elle fait présager la mort presque à

Ce signe a d’autant plus de valeur qu’il se montre alors même que l’ensemble des autres symptômes semble promettre une issue moins triste, dans le cas, par exemple, où l’hémiplégie incomplète à l’origine n’est pas accompagnée d’état apoplectique et ne se constitue que graduellement.

L’ecchymose fessière paraît quelquefois deux jours, l’eschare quatre ou cinq jours après le début de f attaque. Elles siègent, comme on l’a dit, soit exclusivement, soit au moins d’une manière prédo-

faut nécessairement admettre que, sous l’influence de la lésion du cerveau, les actes de la nutrition ont dû éprouver, au préalable, une modification profonde dans les parties qui subissent la mortification d’une manière aussi rapide.

Sur le même sujet, voyez Leçons sur les maladies du système nerveux, t. 1, 1872,p. 81.

77. — Arthrite dans l’hémiplégie de cause cérébrale. {Archives de physiologie, etc., t. I, p. 379, pl. 6, fig. t à 6. Paris, 1868.)

Cette affection articulaire a été signalée pour la première fois par M. Scott Alison, et, plus tard, par M. Brown-Séquard. M. Charcot a cherché à en déterminer avec précision les caractères cliniques et anatomiques.

Les arthropathies sont limitées aux membres paralysés, et elles occupent le plus souvent le membre supérieur ; c’est surtout à la suite du ramollissement cérébral en foyer qu’elles surviennent ; plus rarement, en conséquence de l’hémorrhagie intra-encéphalique. Elles se développent habituellement quinze jours ou un mois après l’attaque apoplectique, c’est-è-dire au moment de l’apparition de la contracture tardive, qui s’empare des membres paralysés ; mais elles peuvent se montrer encore à une époque ultérieure. La tuméfaction, la rougeur, la douleur articulaire sont quelquefois assez prononcées pour rappeler les phénomènes correspondants du rhumatisme articulaire aigu.

affectées, prennent part au processus inflammatoire et se montrent vivement hypérémiées.

L’arthropathie dont il s’agit parait ne devoir pas être confondue

par M. Hitzig, de Berlin (Veber eine bei schweren Hemiplegien auftretende Gelenkaffection, in Virchow’s Archiv, B. d. xlviii, Heft, 3. tSBaj. Celle-ci se montre surtout lorsque l’hémiplégie est relativement de date ancienne et que les malades marchent déjà depuis quelque temps. Elle occupe de préférence l’épaule et résulterait principalement du déplacement des surfaces articulaires, occasionné par la paralysie des muscles qui enveloppent la jointure.

78. — Sur la production d’ecchymoses qu’on observe fréquemment sous les téguments de la tête, dans [épaisseur des plèvres, de l'endocarde, de la membrane muqueuse de [estomac, etc., cher, les apoplectiques.

(Comptes rendu^de la Société deBiolo^Upour^mS. Paris, 1869, p. 213,

79. — Note sur la température des parties centrales dans [apoplexie liée à [hémorrhagie cérébrale et au ramollissement du

graves, la température notablement abaissée au-dessous du taux normal. Ainsi, au lieu de 37“,5, qui représente l’état physiologique, on a trouvé, en pareil cas, à peine 37°, ou même un chiffre encore moins élevé ; plusieurs fois, en effet, la température est descendue jusqu’à 36°; rarement au-dessous. Le chiffre thermométrique se relève ensuite bientôt ; il est rare qu’il n’ait pas atteint, au bout de vingt-quatre heures, 37°, 5, et, à partir de cette époque, il se maintient, pendant un nombre variable de jours, entre 37°, 5 et 38°. Il est peu commun que ce dernier chiffre soit dépassé, lorsque le malade doit survivre, à moins qu’il ne se soit produit quelque complication inflammatoire. Si, au contraire, la maladie doit avoir une issue funeste, on voit survenir — même en dehors de toute complication — une brusque élévation de la température centrale. Dans l’espace de douze, vingt-quatre, quarante-huit heures à peine, le thermomètre marque successivement 39°, 40”, ou même 41°. Le chiffre 42 a été atteint plusieurs fois peu de temps avant la mort. Il importe de remarquer que ces chiffres élevés peuvent être atteints bien avant que les premiers phénomènes extérieurs de l’agonie, et en particulier la dyspnée, se soient prononcés.

0. — Absence de rigidité cadavérique dans certains cc de paralysie ancienne.

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des Des dégènérations secondaires de la

La rigidité cadavérique fait défaut sur les membres paralysés et contracturés dans les hémiplégies anciennes consécutives au ramollissement ou à l’hémorrhagie cérébrale. A l’autopsie, les membres du côté sain présentent une rigidité parfaite; au contraire, les muscles qui étaient rigides et contracturés pendant la vie sont complètement flasques. Cependant, des examens multiples à différentes heures après la mort ont prouvé que généralement les muscles malades n’échappent pas complètement à la rigidité cadavérique; celle-ci se manifeste

chez eux presque immédiatement après la mort, et seulement pendant un temps très court. L’absence de rigidité cadavérique s’observe aussi sur les membres atteints de paralysie infantile.

81. —Etude sur quelques points de la sémiotique des hémiplégies récentes dans le ramollissement et dans l’hémorrhagie de l’encéphale.

(Thèse de M. Briquebeo, Seot. V, a* 40.)

Température des membres du côté paralysé. — De la couleur rutilante du sang tiré des veines des membres paralysés.

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