TRAVAUX ORIGINAUX
N“ 1. — De la polyurie phosphatique et de son influence sur l’opération de la cataracte.
Dans ce travail, oi'i sont exposées les premières recherches de l’auteur suite diabète phosphatique, il est démontré par des faits cliniques importants, que certains états constitutionnels avec polyurie et qui ne sont accompagnés ni d’albuminurie, ni de glycosurie, peuvent avoir une influence capitale sur le résultat de certaines opérations chirurgicales.
Ces faits ont'été reproduits intégralement par M, Verneuil fRûvue de Méd. 1877) et par M, le D' Dor (article Cataracte chez les diathésiques) et en particulier dans la phosphaturie (Reçue mensuelle, année 1878'.
N" 2, — Recherches comparées sur l’élimination des phosphates DANS LA chlorose VRAIE ET LA PSEUDO-CHLOROSE (Association française, Congrès de Nantes, 1875).
Ce travail a pour but de démontrer que la tuberculose pulmonaire s’accompagne presque toujours à ses débuts d’une élimination exagérée de phosphates terreux, tandis que, dans les chloroses même les plus prononcées, l’élimination de ces sels est toujours très restreinte. Il y a là un signe
LOGIQUES MODIFIANT l’ÉLIMINATION DES PHOSPHATES ; INFLUENCE DU RÉGIME ALIMENTAIRE ; VARIATIONS PATHOLOGIQUES (Paris, 1876, TllèsO inaugurale, in-8" de 175 pages).
Dans ce travail, où l’auteur expose le résultat de recherches poursuivies pendant plusieurs années, il est démontré, après une étude générale des conditions pathologiquesquipeuvent faire varier l'élimination des phosphates, qu’il peut exister une phosphaturie primitive constituant une véritable entité morbide indépendante de l’albuminurie, de la glycosurie ou de l'azoturie, présentant souvent une analogie étroite, au point de vue des symptômes avec le diabète sucré, et pouvant avoir des complications identiques, une même terminaison.
Mais le diabète phosphatique peut alterner avec le diabète sucré ; il existe même dans ce mémoire plusieurs observations démontrant que chez les diabétiques l'élimination du sucre et de l’acide phosphorique peut varier suivant un sens inversement preportionnel. Ces faits ont conduit l’auteur à se de-
sur les pseudo-chloroses.
Ce travail contient enfin des recherches expérimentales et originales entreprises sur l’influence du régime alimentaire sur l’élimination des phosphates, et sur l'influence de l’ingestion de l’acide lactique sur la dissolution des sels osseux. Ces recherches ont été reproduites dans de nombreuses publications et mémoires. "Voyez ; Verneuil, Beu. mens. 1877. — Dor, Beu. mens., 1880. — Bouchard, Malad. par ralentissement de nutrition, 1882. — Charrin, Arck. génér. de Médecine, 1882, etc., etc.
N” 5. — Valeur thérapeutique des courants continus (Thèse d’agrégation. — Paris, 1878).
Ce travail n’est pas un simple exposé historique ou critique. 11 contient un certain nombre de faits nouveaux ou originaux parmi lesquels nous signa-
Suit une observation d’anévrysme aortique considérablement amélioré par la mise à exécution des règles rigoureusement formulées dans le mémoire.
N° 7. — Troubles cardiaques dans les affecttons gastro-hépatiques ET intestinales {Association française, Congrès de MontpoUUr, 1879).
Dans cette communication, qui avait pour but principal de compléter les
DE LA. FIÉVBK TYPHOÏDE (Association française pour l’avancement des sciences, Alger, 1881).
Dans cette courte note. M. Teissier rapporte plusieurs observations de fièvre typhoïde de types divers (forme normale, forme àrechutes, typhus abortif), et la présence, à un moment donnéde l’évolution de la maladie, d’un souffle car-
variations parallèles aux oscillations de l’albuminurie, et le danger de le confondre avec un galop ordinairement symptômatique d’une néphrite dothiénentérique toujours redoutable.
N” 10. — Sur les symétries v.aso-motrides (en collaboration avec
M. Kauffmann, répétiteur à l’École vétérinaire de Lyon); communiqué à l’Académie des sciences le 30 mai 1881.
Cette note est le résumé d’une série d’expériences entreprises dans le laboratoire du professeur Chauveau, dans le but de juger le degré de constance dos lois établies par Brown-Séquard et Tholozan sur les symétries vaso-motrices, loi dont la constance parait cliniquement démentie d’ailleurs par certains
phénomènes pathologiques, particulièrement le phénomène du transfert en métallothérapie.
Les recherches rapportées dans cette note, et qui reposent sur une longue série de tracés recueillis pendant les expériences, ont démontré que l'intégrité
tube digestif, une large place a été faite à la description de la dilatation primitive de l’estomac et des hémorrhoïdes ; des vues plus personnelles caractérisent ces principaux chapitres.
En l’espace de trois années, ce livre, qui comporte deux volumes de. 700 pages environ chacun, a eu deux éditions, et a été traduit en plusieurs lau-
N” 12. — Pathogénie du transfert dans les phénomènes de mé- TALLOSCOPIE {Société debiologie, 1881).
Cette note est l’application à la clinique des données expérimentales exposées dans la note lue à l’Académie des sciences. L’observation avait démontré, en effet, qu’en plaçant une série de thermomètres dans des points exactement symétriques du corps d’une hystérique soumise à l’action des aimants ou des plaques métalliques, on pouvait voir, sons l’influence de l’agent esthésiogène, la témpérature monter progressivement danslespoints préalablement anesthésiques, mais qui recouvraient leur sensibilité, et la température être stationnaire dans les points symétri ques, s’ils restaient sensibles, ou bien s’abaisser progressivement s’il devait y avoir transfert.
Ces phénomènes thermiques, assurément, traduisent des états différents dé la circulation capillaire qui sont en désaccord avec les symétries vaso-motrices étudiées par Brown-Séquard. Mais si l’on veut tenir compte de ce fait que c’est précisément chez les malades les plus sérieusement atteints et dont la guérison est problématique, qu’on a jusqu’ici observé le transfert, on trouvera, dans les expériences précédentes, une explication rationnelle du fait pathologique.
La plus grande partie de nos expériences et de nos observations ont servi de point de départ à la thèse de M. Baillet (Lyon 1881 ).
N” 13. — Sur le sens musculaire {Société des sciences médicales, juin 1881).
A l’appui de la théorie admettant la sensibilité consciente de la contraction
Dorpat), ne sont pas très communs en France. L’observation en question est particulièrement nette. La première poussée éruptive avait duré huit jours avec une température de 39 à dO”. Angine pultacée caractéristique. La desquamation était achevée et la convalescence depuis longtemps commencée lorsqu’une nouvelle scarlatine évolua avec tout son cortège symptômatique normal. La guérison eut lieu. — Il est à remarquer que le jeûné
filit qui se confirme chaque jour par l’étude plus minutieu i afférents h l’une ou à l’autre de ces deux modalités pathoh Les conditions pathogéniques de la diphthérie ont été
la grande part qui revient aux poussières atmosphériques, dans la diffusion de ce mal, conformément aux belles recherches du professeur Klebs, de Zurich, qui sont exposées d’après une communication orale dans le rapport du 2* semestre de l’année 1883.
L’étude étiologique de la fièvre typhoïde a été, dans ces rapports, l’objet d’un soin tout particulier. Après un examen sévère des causes qui paraissent avoir déterminé la diffusion de l’épidémie dans les divers quartiers de la ville, nous avons pu légitimement formuler cette assertion, qu’à Lyon, comme en beaucoup d’autres villes, la raison de la diffusion épidémique existait dans la
superficiol des faits. On peut s’assurer, en effet, sur nos tracés, que nos plus fortes épidémies de fièvre typhojde ont presque toujours coïncidé avec une élévation marquée du niveau de la couche d’eau souterraine.
Le dernier de ces rapports, relatif à l’étude de la période sanitaire s’étendant du 1" juillet 1883 au 1" janvier 1884, contient la relation d’une très intéressante épidémie de variole. Cette épidémie, étudiée dès son début, au point de vue de ses causes, de sa marche, de ses procédés d’évolution, a mis en lumière un certain nombre de faits importants. Non-seulement une enquête sévère, portant sur près de 300 cas, a permis d’établir, d’une façon certaine, les voies de contagion directe reliant entre eux les premiers faits observés dans chaque arrondissement de la ville; nous avons pu encore, par l’étude approfondie des différents procédés de filiation existant entre tous ces faits, mettre en évidence quelques phénomènes intéressant l’évolution variolique
un exemple de variole faisant éclosion si rapidement après la naissance, qu’on était forcé d’admettre la contamination pendant la vie, intra-utérine. Cet enfant, conduit en nourrice le lendemain de sa naissance, dans la banlieue lyonnaise, est devenu le point ‘de départ in situ d’une épidémie importante (épidémie de la Mnlatière) qui a servi de trait d’union entre la grande épidémie lyonnaise et l’épidémie du troisième arrondissement de Lyon.
Des considérations de prophylaxie et de thérapeutique générales, basées sur des faits cliniques observés pendant cette épidémie, terminent çe rapport auquel est annexé, en plus, un plan détaillé représentant le développement chronologique de la variole dans le premier arrondissement de Lyon, autour de l’hôpital militaire des Colinettes, qu’on peut considérer à juste titre comme le foyer de la variole dans l’agglomération lyonnaise.
Cette première série de rapports qui constitue déjà un volume de 200 pages avec plus de vingt planches (tracés graphiques, diagrammes, plans, etc.), vient de faire l’objet d’une note spéciale de la part da M. E. Besnier (Gazette hebdomadaire) et de servir de texte à un des bulletins du Progrès médical, Paris 1884).
N" 17. — Exposé d’une série de faits expérimentaux, tendant a
PROUVER LA NOCUITÉ OU LES DANOERS DU SYSTÈME DU TOUT A l’ÉGOUT.
[Congrès international d'hygiène de Genève 1882). — (Voir la note précédente.)
N” 18. — Des intermittences cardiaoues dans les maladies de l’appareil gastro-hépatique [Société de médecine de Lyon).
Dans cette communication, qui est en quelque sorte la suite des travaux entrepris par l’auteur sur les cardiopathies d’origine gastrique, M. Teissier cherche à définir exactement les caractères des intermittences cardiaques dues à un trouble fonctionnel émané de l’estomac, à fixer les signes distinctifs qui -les séparent des intermittences d'origine organique et à établir les indications des traitements qui leur conviennent.
Ce mémoire est basé sur plus de quinze observations qui permettent toutes de reconnaître l’exactitude des premières descriptions déjà données par Stokes et si bien développées par Lasègue, de tous les phénomènes subjectifs éprouvés par le malade et qui peuvent se résumer dans cette formule simple : que le malade a conscience de l'intermittence cardiaque.
une intermittence 1 péremptoire) est
vant le procédé d’Ehrlich dénote l’existence en grand nombre dans les crachats de bacilles particulièrement remarquables par leur longueur.—2“. Tuberculose aiguë chez uue épileptique atteinte de scoliose de la colonne vertébrale. — État typhoïde laissant des doutes sur la nature des accidents. — Expectoration bacillai/é tranchant la diagnostic. — Bacilles extrêmement confluents et particulièrement courts. — 3" Névropathie généralisée ; crachats hémoptoïques au moment des règles; soupçons de supercherie.—Pleurésie aiguë ; expectoration bacillaire : la pleurésie est de nature tuberculeuse.
jq» 22. — Sur i.a m.4.ladie de priedreioh. — (Communication faite à la Société de médecine de Lyon, 1884.)
A propos d’un malade affecté d’ataxie héréditaire (voir leçon 11, enseignement clinique) M. Teissier, reprend l’histoire pathologique complète de ce type clinique étudié pour la première fois par Friedreioh de 1861 à 1863. — Travaux ultérieurs d’Erb, Mœbius, Gowers, Grasset, Brousse. — Exposé général et discussion des symptômes. — La maladie de Friedreich est une affection hybride intermédiaire à l’ataxie et à la sclérose en plaques, ou mieux tenant de l’une et de l’autre. — Anatomie pathologique. — Lésion concomitante des cordons postérieurs et des cordons latéraux. — Vue par Pierrot dès 1870. — Pronostic et traitement. — La maladie de Friedreich est commandée par les influences héréditaires ; mais ce n’est pas une ataxie héréditaire.
En outre de ces différentes publications, qui constituent toutes des mémoires absolument originaux, nous avons publié un certain nombre d’observations ou de revues critiques qui se trouvent éparses dans un certain nombre de feuilles médicales périodiques.
Nous citerons particulièrement : — 1" Observation de tumeur cancéreuse inoculée (thèse d’Hivert, Montpellier 1872). — 2" Un fait de laryngite syphilitique tertiaire avec asphyxie produite par la chute dans la trachée d’un cartilage arythénolde : trachéotomie (thèse de Rey, Montpellier 1872). — 3" Sur un cas de quintuple fracture du bassin {Lyon Médical, Lyon 1873). 4° — Sur un cas de fistule gastrique consécutive à une néoplasie cancéreuse de l’estomac {France Médicale, 1876). — 5" Cas de paraplégie survenue dans le cours d’un goitre exophtalmique (voir Ballet, Revue de Méd., 1883). — fi” Publication dans la France Médicale, d’une série de leçons sur les eaux minérales professées par M. B. Teissier (1881). — 7'>Rapport àla Société des
sciences médicales de Lyon, sur trois observations d hémianesthésie hystérique traitée par la métallothérapie. (Mémoire de Cartier, 1880). — 8" Série ^d’analyses hibliographiques sur des publications récentes (Lyon Médical). — 9“ Observation remarquable de 36 tœnias solium rendus par un enfant de 6 ans dans un seul effort de vomissement. Pas de troubles fonctionnels.
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