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Exposé des titres scientifiques

Premier travail d’ensemble sur celte curieuse afteclion signalée par Thirial, Gilette, Forget de Strasbourg, sous les noms do sclérème des adultes, chorionitis, selérosténose cutanée, et par Gintrac de Bordeaux sous celui de sclérodermie.

Ma thèse a été le point de départ de l’élude de celte maladie, qui, jusqu’alors, était présentée par des faits intéressants, mais isolés et n’ayant aucun point de ressemblance.

En réunissant toutes les observations connues, en les comparant entre elles, j’ai pu établir une symptomatologie complète que les travaux ultérieurs ont peu modifiée. J’ai montré que les taches brunâtres ou rouges que l’on trouve sur les parties indurées devaient être divisées en deux classes différentes qui avaient un mode de formation spécial, et surtout une marche et une évolution différentes; j’ai mis en évidence que c’est bien la peau qui est atteinte et non le tissu cellulaire, comme dans le sclérème des nouveau-nés; que la peau est atteinte de rétraction, qu’elle est trop étroite et comprime les par-

lies sous-eulanécs. Colle rélraclion amène une sorle d'amaigrissement et apporte une gêne considérable dans les mouvements.

Dans le chapitre du diagnostic, j’ai étudié avec soin cette observation deMirault d’ingcrs, intitulée ; «Affection singulière et non encore décrite des doigts et des mains, » et qui fut le point de départ d’un remarquable rapport de M. le professeur Verneuil. J’ai donné les raisons pour lesquelles je pensais que cette affection rentrait dans la sclérodermie, et les recherches plus récentes ont confirmé cette opinion en montrant la marche do rétraction des brides sclérodermiques qui peuvent conduire à l’amputation.

Le point le plus nouveau de cette lhese est la discussion de la nature de la sclérodermie. Après avoir montré combien pouvaient être dillicilemcnt admises les explications précédemment données, j’iu cherché à prouver qu’il fallait y voir une affection du système nerveux. Si l’on peut critiquer l’opinion que j’ai soutenue du mécanisme même de la lésion, il faut bien admettre, en se basant sur les découvertes faites depuis ma thèse, que l’origine nerveuse de la sclérodermie n’est pas douteuse. Pour soutenir cette théorie nerveuse de la sclérodermie, je m’étais appuyé sur la physiologie alors acceptée, que la découverte des phénomènes trophiques devait si profondément modifier.

Plaies du larynx, de la trachée et de l’œsophage; leurs conséquences et leur traitement.

Thèse d’a^i-èffatioii, 1869.

Après avoir divisé l’étiologie des plaies de cette région en causes accidentelles et en causes chirurgicales, et après avoir étudié quel était le mécanisme, mais surtout quel était le siège de ces blessures, j’ai été conduit à diviser les plaies en plaies larges et en plaies étroites.

Celte division est indispensable si l’on veut essayer d’exposer la symptomatologie, car il n’y a aucun point de ressemblance entre deux observations si l’on ne peut se guider sur cette classification.

Autant les accidents immédiats sont fréquents et graves dans le

plaies larges, autant ils sont exceptionnels dans les plaies eii’oites: mais, en revanche, les accidents secondaires sont beaucoup plus fréquents et plus graves dans les plaies étroites. Le pronostic des plaies de cette région démontre bien que cette classification de ces deux classes do plaies est bien réelle, car dans les petites plaies la mortalité est de 52,0 pour 100, tandis que dans les plaies larges elle n'est que do 25,8 pour 100.

Celte division en plaies larges et en plaies étroites reprend toute son importance dans la question du traitement; car dans une plaie large le chirurgien peut se demander s'il doit intervenir pour faciliter la guérison, et dans une plaie étroite son rôle consiste à combattre les accidents. J'ai eberebé à prouver tout le danger de la suture des parties molles, tandis qu il y a peut-être avantage à essayer la suture de la trachée ou du larynx.

Cette thèse se termine par une histoire complète des fistules et des rétrécissements du larynx, avec les différents procédés par lesquels on peut les combattre.

Thèse d’agr., 1872.

Les tumeurs du sein chez l'homme n’avaient jamais été l’objet d’un travail d’ensemble avant cette thèse. Malgré le peu d’observations, j’ai pu, je crois, en tirer une histoire complète dont les conclusions ii’ont pas été modifiées.

Après un chapitre sur la gynécomastie (hypertrophie des mamelles chez l’homme), j’ai passé en revue toutes les affections qui pouvaient former une tumeur, en acceptant la définition de M. Néiaton.

La mammite de la puberté et celle de l’adulte ont été bien séparées : l’une ne réclamant aucun traitement, l’autre, au contraire, exigeant une thérapeutique qui en active la guérison. J’ai pu surtout montrer que l’on rencontrait dans la glande mammaire de l’homme toutes les tumeurs que l’on rencontre chez la femme; mais il semble que les tumeurs malignes sont moins graves chez l’homme.

Comme intervention dans le cas de cancer, l’ablation par le bistouri

semble être la méthode de choix, contrairement à ce qui avait été avancé par Yelpeau; et, par un tableau complet de toutes les opérations connues d’ablation du sein chez l’homme, j’ai montré que la mortalité n’était que de 2,8 pour 100.

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