SYPHILIS
l» Du virus syphilitique et de sa transmissibilité.
France mid., i88i. — lepoia recueillies par il. Lepricasl.
Dans ces leçons, qui ont été faites au début des recherches de bactériologie, j’ai eu pour but de démontrer aux élèves qui suivaient les cliniques de l’hôpital du Midi combien la voie dans laquelle entrait la science, devait être féconde pour l’étude de la syphilis. Aussi avais-je eu soin de montrer quelle était la différence de la blennorrhagie, du chancre simple, avec la syphilis dont je donnais la définition suivante : Maladie générale, infectieuse, contagieuse, à marche par poussées successives, ayant une longue durée, occasionnée par l’introduction d’un virus spécial et dont la première manifestation, qui apparaît sans exception au point ou aux points contaminés, consiste en un néoplasme plus ou moins ulcéré, mais histologiquement toujours identique.
Après avoir étudié sous quel aspect se présente ce virus, je passe en revue : d" toutes les lésions syphilitiques dans lesquelles se trouve ce virus et j’en déduis, par conséquent, quelles sont celles qui sont contagieuses; 2“ tous les liquides de l’économie, pour démontrer que le sang seul transmet le virus, et que, dans la syphilis dite vaccinale, c’est par les éléments du sang que contient le vaccin que peut être expliqué le développement de la syphilis. Ces leçons se terminent par un exposé de la syphilis du nourrisson et de la nourrice et par la ligne de conduite que doit suivre le médecin en semblable circonstance.
2° De la Sypbilis maligne.
fronce méd., 1876. — iepons naimiespar Harpin, int. ilet Mpit.
Dans ces leçons j’ai eu pour intention de démonlrer qu’il y avait une différence absolue entre la syphilis maligne et la syphilis grave.
Une siphilis est maligne non pas seulement à cause de l’évolution rapide ou de l’apparition hâtive de lésions ordinairement tardives, mais surtout par la profonde perturbation que la syphilis fait éprouver à la constitution générale, .l’ai appuyé cette opinion par l’étude du sang dans les syphilis malignes, où l’on peut constater une diminution considérable des globules sanguins. Dans la syphilis maligne, le nombre des globules est à peine de trois au lieu de cinq.
Aussi est-ce aune véritable prédisposition particulière de l’individu que l’on doit attribuer l’évolution de la syphilis maligne, qui se trouve rapidement modifiée par le traitement mixte, mercure et iodure de potassium, assoeié à un traitement général et surtout à l’hydrothérapie.
3" De l’adénopathie et de la iymphile syphilitique. — Du pseudochancre syphiiitique.
4“ Observation de ps
udo-chancre syphilitique. — Plaque lymphatique.
Dans ces mémoires, j’ai étudié spécialement une disposition non encore décrite de la lymphite syphilitique. Comme on le sait, lorsqu’on saisit, entre les doigts, un vaisseau lymphatique induré sous l’influence d’un chancre syphilitique, on sent, sur la longueur, des points saillants que l’on explique par la présence des valvules. J’ai montré qu’à ce niveau il pouvait se former une plaque indurée présentant tout à fait l’aspect du chancre syphilitique, aussi lui avais-je donné le nom
de pseudo-chancre. Sur le moulage que j’ai présenté à la Société de médecine, envoyait très nettement cette disposition, et pour prouver le rapport qui existait avec le cordon lymphatique on pouvait introduire un petit crin dans la lumière du vaisseau.
En commençant ce mémoire, j’avais étudié l’aspect des adénopathies syphilitiques suivant le siège des chancres et j’avais cherché à bien établir, ainsi que l’avait enseigné M. Ricord, que l’induration spécifique n’envahissait que les ganglions de première ligne, c’est-à-dire que, pour les chancres des organes génitaux, les ganglions superficiels de l’aine seuls étaient pris et que les ganglions iliaques ne l’étaient pas. Pour soutenir cette opinion, je m’appuyais sur l’examen d’un grand nombre de malades qui m’avaient permis de reconnaître que sur beaucoup d’individus, particulièrement les femmes, on trouve l’engorgement des ganglions iliaques ; j’en concluais donc que si chez un syphilitique, porteur d’une adénopathie inguinale, on trouvait de l’adénopathie iliaque, il ne fallait pas l’expliquer par le retentissement du chancre génital.
5° De l'albuminurie syphilitique.
Annales de demalologie, 1886.
Dans ce travail je crois avoir établi qu’on doit admettre que les manifestations de la syphilis sur le rein, connues depuis les travaux de Rayer, peuvent se présenter, non pas, comme on l’a dit, seulement aux périodes ultimes de la syphilis, mais presque au début. En m’appuyant sur quatre observations recueillies dans mon service et sur l’analyse des faits déjà publiés, j’en ai tiré les conclusions suivantes.
a. ba syphilis, dans les premiers mois de son apparition, peut occasionner de l’albuminurie.
h. Cette albuminurie, facilement curable par le traitement antisyphilitique, ne laisse pas de traces.
c. Cette albuminurie doit être distinguée de celle qui survient dans la deuxième et la troisième année de la syphilis dont le pronostic est beaucoup plus grave, car celle-ci peut être considérée comme le point de départ de néphrite chronique, reconnue longtemps après.
d. Un syphilitique, parla dépression que produit toujours la syphilis, devient plus susceptible au refroidissement et plus prédisposé à préscntordc la néphrite à frigore.
de la syphilis par les fumigations
J’ai voulu faire connaître une méthode qui est employée avec grand succès par nos confrères d’outre-Manche. Les résultats que j’ai obtenus m’ont paru confirmer leur opinion, et pendant les douze ans que je suis reste au Midi, je n’ai eu qu’à m’en louer.
La raélhode est très simple à mettre en pratique. Le malade est placé complètement nu sur une chaise basse percée de trous, entre les pieds de laquelle se trouve une lampe à alcool vaporisant le calomel à la dose soit de 1",23, soit 2=',50, et comme maximum 5'',2a, contenu dans une capsule de porcelaine, laquelle est entourée d'une sorte de gouttière remplie d’eau bouillante. Une grosse couverture, ne laissant passer que la tète, recouvre le malade. La séance dure environ 25 minutes, après lesquelles le malade, recouvert de sa couverture, reste une heure dans son lit.
L'observation que je rapportais dans le numéro des Annales venait pleinement confirmer les conclusions suivantes.
Les fumigations de calomel peuvent être employées ;
U. Seules, contre les manifestations ulcéreuses précoces, plaques muqueuses, impétigo, ecthyma superficiel.
6. Associées à l’iodiire de potassium, contre les accideiils plus tardifs : sypliiliJes tuberculeuses, ulcéreuses, pustulo-crustacée, ccthyma profond.
8° Plaie contuse chez un syphilitique. — Guérison.
9‘ Consolidation de fracture de jambe chez un syphilitique. Obtm. rec. par WkUiem, int. det hôpit., 1882.
10* Sarcome du cubitus chez un syphilitique.
Ces observations ont eu surtout pour but d’apporter des matériaux à l’histoire de l’influence des maladies générales sur le traumatisme.
D’après ee que j’ai vu au Midi, je suis persuadé que, sauf chez les sujets atteints de cachexie syphilitique, la syphilis n’influe nullement sur la guérison des plaies.
Chez l’individu atteint de fracture de jambe, malgré des accidents secondaires très nets, la guérison fut obtenue en 33 jours sans qu’on eût administré le traitement mercuriel.
11 en fut de môme dans l’observation de plaie contuse chez un homme en pleine évolntion secondaire. La guérison s’obtint avec un pansement simple en temps ordinaire, sans [que la plaie prît aucun caractère spécifique, et le malade ne fut pas soumis au traitement antisypbilitique.
syphilis héréditaire.
I Soc. de chir., 1881.
12° Analyse critique de la thérapeutique des maladies vénériennes et des maladies cutanées, par Diday et Eoyon.