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OBSERVATIONS DE PATHOLOGIE CHIRURGICALE

Qsléo-myélile du tibia. — Fracture spontanée. — Àmpulalion de la jambe. — Guérison.

Observation intéressante, car la marche de l’ostéo-myélite eut lieu de haut en bas; l'articulation tibio-larsienne fut envahie et l’amputation de la jambe put être faite au lieu d’élection en plein tissu sain.

Note sur te traitement des Umorrhaÿies artérielles de'la paume dé la main.

Gai. hihd., 1807.

Après avoir étudié les circonstances dans lesquelles les artères de la main étaient principalement atteintes, j’ai examiné les différents moyens thérapeutiques qu'on peut apposer aux hémorrhagies.

J’ai cherché, avec observations à l’appui, à prouver combien la compression indirecte, faite sur les artères de l’avant-bras ou sur celle du bras, était un moyen inlidèle.

La compression directe donne de bons résultats immédiats, mais elle est difficile à exécuter à cause du relâchement très facile de l’appareil compressif et surtout à cause des vives douleurs qu’elle provoque; en outre la compression directe a le grand inconvénient d’être suivie de la formation d’anévrysmes pouvant guérir spontanément, mais réclamant souvent une intervention chirurgicale.

La ligature, suivant la méthode d’Anel, est un traitement très incertain, et la ligature des deux bouts artériels dans la plaie est le seul traitement sûr et méthodique que l’on doive opposer aux hémorrhagies artérielles de la paume de la main.

Note sur les kystes de la région poplitée.

Observation d'adénome du voile du palais.

Tumeur du volume d’un gland, ovoïde, à grand axe oblique de la base de la luette vers l’insertion du pilier antérieur. Le diagnostic d’adénome fut confirmé par l’examen histologique.

L’opération fut sans difficultés. Après avoir embroché la tumeur avec un fil d’argent, je fis une incision transversale et j’airachai la tumeur.

Celte observation est intéressante par la rareté de ce genre de tumeurs, par l’ège de la malade, 47 ans, et par la coïncidence d’un phlegmon de la voûte palatine qui compliquait le diagnostic.

Note sur un phénomène singulier survenu à la suite de l’administration du chloroforme.

Soc. do ckir., 1870.

Après une anesthésie très régulière, au moment du réveil, il se produisit sans interruption cinquante éternuements. Discussion sur la cause d’un semblable phénomène. Action réflexe.

Des lumtions en haut de l’extrémité interne de la clavicule.

Étude sur les causes de celte luxation; discussion sur le mode de réduction et de contention. Observation prouvant que la position horizontale suffit pour obtenir la réduction.

Observation de fistule vésico-vaginale. — Anomalie de l’artère

La fistule siégeait à la partie médiane de la cloison vésico-vaginale à quatre centimètres du col do l’utérus. Au premier temps de l’incision du bord supérieur, hémorrhagie foudroyante. Application d’une pince à forcipressure, mais hémorrhagies successives qui entraînèrent la mort de la malade. L’autopsie permit de constater que l’artère utéro-ovarienne gauche descendait dans la cloison vésico-vaginale en formant une anse pour remonter sur les côtés de l’utérus.

Vaste abcès froid sm-pecloral — Extirpation de la poche. — Guérison.

Soc. de chir., )870.

Observation intéressante par le volume de l’abcès qui. partant de l’extrémité interne do la clavicule, descendait comme une énorme gourde jusqu’à la partie inférieure du sein, où il comprimait et aplatissait la glande mammaire.

Cbercher à obtenir la cicatrisation de cette vaste poche par les injections irritantes était impossible; après avoir disséqué, des parties environnantes, toute la poche, je l’excisai, je cautérisai le point de départ et j’appliquai le pansement ouaté de M. Guérin, ba guérison marcha très rapidement.

l)e la combustion spontanée.

Soc. de chir., 1874.

Étude historique de cette question qui ne remonte pas à plus de deux cents ans. — Considérée comme une fable par un grand nombre de physiologistes, la combustion spontanée a trouvé encore certains partisans et particulièrement Devergie. — Après avoir prouvé que personne digne de foi n’a encore assisté à une combustion, j’ai rapporté toutes les expériences faites en France et en Allemagne, et j’ai passé en revue, en les critiquant, toutes les théories que l’on a données pour admettre la combustion spontanée.

Je crois avoir prouvé qu'il est impossible, actuellement, d’accepter comme vraie la combustion spontanée des corps, car aucune observation ne peut supporter une discussion un peu sérieuse.

Rapport sur la désarticulation de l'épaule.

Soc. de chir., 1874.

liapporlmr deux observations de fracture de la clavicule ayant occasionné l’oblitération des artères du bras et de l'àvant-bras.

L’oblitération des artères du bras et de l’avant-bras est un pbénoinène complètement exceptionnel dans les fractures delà clavicule, aussi l’observateur avait-il demandé à quelle cause on pouvait attribuer cette lésion.

Après avoir discuté les différentes théories qu’on pouvait imaginer, j’ai conclu à une périartérite occasionnée par la contusion de l’axillaire pendant le traumatisme de la fracture.

mu procédé pour t insufflation de toreille moyenne par la trompe d'Eustache.

Observation de dewx calculs salivaires du canal de Wbarkin.

Les observations de calculs salivaires multiples sont rares. Chez inon malade il y en avait deux, dont le diagnostic fut fait av,ant l’opération. Un calcul était long et pointu, l’autre arrondi, ayant une longueur de 4 centimètres et pesant 3‘’,30. Au point de contact il existait une petite surface articulaire.

• Outre le double calcul, cette observation était intéressante à plusieurs points : d'abord parce que, contrairement à ce qu’on observe, la grosse extrémité du calcul n’était pas dirigée vers la glande, en outre par la rapidité avec laquelle s’était formé le second calcul, sept mois, mais surtout parce qu’on pouvait trouver l’explication du mode de formation de ces deux calculs, pathogénie extrêmement obscure. Eu coupant le calcul le premier en date, je trouvai dans l’intérieur un noyau, gros comme un grain de millet, logé dans une petite cavité.

Ce noyau, qui ressemblait à un corps étranger, était composé des mêmes sels que les couches excentriques, mais il était recouvert par une couche jaunâtre qui n’est autre chose qu’une couche organique. Aussi peut-on admettre que ce petit noyau s’était formé dans la glande même, puis qu’arrivé dans le canal de Wharlon, dont il n’a pu sortir, il a joué le rôle de corps étranger autour duquel s’est formé le calcul.

Sarcome télangiectasiqne du cuir chevelu compliqué d’anévrpsme

Sarcome situé à la partie médiane et supérieure de l’occipital, ayant un volume d’une grosse pomme, 28 centimètres de circonférence, et le pédicule 18.

La tumeur est le siège de battements isochrones au pouls que l’on constate facilement. Il n’y a pas d’expansion anévrysmale.

Toute la portion du cuir chevelu qui entoure la moitié inférieure de la tumeur est le siège, dans une étendue de 7 centimètres, du développement des artères.

La malade chez laquelle j’observais cette tumeur avait 74 ans et affirmait que l’apparition remontait à l’âge de 40 ans. Peut-être n’aurait-elle jamais songé à sc faire opérer si cette tumeur n’était devenue, depuis quelques jours, le point de départ d’hémorrhagies

Le diagnostic de sarcome n’avait rien de très particulier dans cette région, mais le point vraiment curieux de cette tumeur était la complication d’anevrysmes cirso'ides. Tout le tissu morbide était traversé par des vaisseaux sanguins très dilatés et adhérant au néoplasme, ce qui le rendait béant; de plus les deux artères occipitales se présentaient comme deux gros vaisseaux tortueux.

L’intervention chirurgicale s’imposait, mais il y avait quelque danger à agir directement sur celle tumeur, véritable éponge vascu-

Pour éviter semblable danger, je passai sous chaque artère occi-

pitale une forte aiguille de Simpson, sur laquelle je pratiquai l’acupressure, qui produisit une diminution considérable de la tumeur, que j’enlevai avec l’écraseur. Le résultat fut excellent; aussi je crois que cette observation a une certaine importance, car elle prouve tous les avantages que l’on peut obtenir, dans les ablations des tumeurs compliquées de dilations artérielles, par les procédés mixtes : f" temps, arrêt de la circulation dans les vaisseaux afférents; 2' temps, ablation de la tumeur.

Sarcome mus-cutané de la joue. — Moulage.

Soc. de chic., 1885,

Le sarcome avait eu pour point de départ la boule graisseuse de la joue, dite boule de Bichat.

Les lésions de cet organe sont fort peu connues; on a décrit des lipomes, mais jamais de sarcome.

La marche de la maladie avait été longue, puisque, au dire de la malade, elle s’était aperçue, il y a trois ans, d’une petite tumeur siégeant dans la joue, la peau pouvait être pincée au-dessus de la iumeur.

L’opération se fit sans la moindre difficulté et la guérison fut obtenue en quinze jours.

D’après les recherches que j’ai faites, je crois que ce cas de sarcome de la boule de Bichat est unique.

De l'hysléreclomie par la méthode m-puhienne.

Hystérectomie sm-pubienne.

Béfiexions critiques sur le danger que peut présenter une ponction exploratrice pour le diagnostic des tumeurs de l’abdomen. J’ai appuyé

celte opinion sur deux observations, l’une d'un kyste de l’ovaire où une ponction exploratrice fut suivie d’une rupture de la poche, et l’autre d’un corps fibreux dans laquelle, au cours de l’opération, je voulus faire une ponction, espérant trouver un kyste dont la ponction aurait facilité l’extirpation; mais le trocart ne put pénétrer au delà du tissu utérin, qui devint le point de départ d’une hémorrhagie difficile à arrêter.

Dans l’observation d’hystérectomie publiée dans la thèse de M. le tissu morbide situé dans l’épaisseur de la paroi utérine présentait un aspect rouge, charnu, tout à fait exceptionnel.

Observation de trépanation pour une fracture du frontal avec enfoncement.

Les remarques que cette observation m avait suggérées en 1868, avaient pour but de montrer combien l’abstention était une pratique désastreuse dans le cas d’enfoncement des os du crâne ; aujourd’hui l’opinion est faite. ,

Observation d'une tumeur lymphatique de l'aine. Scc. de chir., 1868 .

Myxome de la paroi abdominale.

Sec. de cinr., 1817 .

Observation des plus rares, dont toute l’importance a été enlevée par une erreur typographique qui l’a fait imprimer sous le nom de myome.

Le myxome des muscles est chose déjà rare, mais dans la paroi abdominale il est exceptionnel.

l,e fait clinique intéressant de cette observation consiste surtout

dans l’alteratiou survenue aux parois do l’intestin sous rinfluence de l’envahissement du tissu morbide. 11 se produisit des perforations intestinales et la mort survint par suite d’épuisement produit par la diarrhée.

Corps étranger du rectum.

Sx. m<d. de Paris, 1877 .

Tous les auteurs ont cité l’introduction, dans le canal de Turèllire, de sonde par une espèce d’aspiration, mais ce mécanisme n’avait pas encore été signalé pour le rectum, et ce fait semble le prouver.

On faisait prendre un lavement avec nne canule en gomme noire montée sur la canule en os de Tirrigateur. L’enfant, âgé dé six ans, était placé sur les genoux de la bonne, dans le décubitus dorsal, les membres inférieurs relevés.

En voulant retirer l’instrument, on s’aperçoit que la canule en gomme ne recouvre plus la canule en os; on écarte les fesses pour saisir la canule en gomme, qui devait dépasser l’anus d’environ trois centimètres; mais avant meme quon eût pu la saisir, re.xtrémité externe disparaissait dans le rectum.

La canule était placée en traiers dans le rectum, et l’extraction en fut facile avec le doigt recourbé en crochet.

Nouvelle hqueur minérale antiseptique.

Liqueur obtenue par l’action de l’acide chlorbydrique sur les laves leiicitiques; elle contenait cinq chlorures. D’après les nombreuses expéiences que j’ai faites à l’hôpital du Midi, ce liquide était appelé à être un antiseptique des plus remarquables, et en hygiène publique un désinfectant de premier ordre. Malheureusement, les inventeurs de la nouvelle liqueur ne purent s’entendre, la fabrication fut arrêtée et on ne put l’introduire dans le commerce. Peut-être cette fabrication sera-

t-cllo reprise, cl je suis certain que celle liqueur rendra de réels et imporlanls services.

Canxr de l'S iliai)ue. — Itésection. — Entérorliaphie. — Mort.

Des abcès de ta marge de l’are

Rapport dans lequel on trouvera un historique du traitement des abcès de la marge de l'anus.

On rapportait à Faget l’invention de la méthode dans laquelle, pour ouvrir uu abcès de la marge de l’anus, on fait l’incision de la [laroi rectale pour transformer cet abcès en véritable fistule, et à Foubert, la méthode des petites incisions pour laisser évacuer le pus.

Cette discussion était revenue à l’ordre du jour à la suite d’une communication faite au congrès pour l’avancement des sciences, dans laquelle l’auteur avait cherché à démontrer que la méthode de Fagot était la seule bonne à suivre; un de nos collègues des hôpitaux vint lire à la Société de chirurgie deux observations d’abcès de la fosse ischiorectalc guérie par la simple incision cutanée.

Chargé de rendre compte de cette communication, j’ai montré combien la méthode dite de Faget était suivie par le plus grand nombre de nos maîtres et de nos collègues, mais j’ai surtout voulu prouver que la méthode dite de Faget ne lui appartenait nullement et que, dans son mémoire à l’Académie de chirurgie, il n’exposait qu’une méthode ancienne et parfaitement établie que des chirurgiens peut-être un peu craintifs tondaient à abandonner.

Kn effet, j’ai retrouvé dans un ouvrage do Saviard, intitulé Nowccau recueil Æohsercatiom chirurgicales, publié en 1702, l’exposé complet de ce procédé; j’ai cité deux observations dans lesquelles le chirurgien juré de l’IIôtel-Dieu expose de la façon la plus formelle que, pour guérir un abcès profond de la marge de l’anus, « il faut néoessai-

renient cpupor l’intestin, quoiqu’il ne soit pas percé, parce qu’on ne peut jamais établir une bonne cicatrice dans le fond de l’ulcère quand la matière a touché le corps de l'intestin ».

Nouveau speeuhm recti.

Sec. de chir., 1880.

Un spéculum recti construit de telle façon que les quatre valves qui le composent, se développent dans le rectum sans dilater d’une façon exagérée l’anus.

Perforation du mile du palais, suite de gomme.

La perforation siégeait au-dessus de la luette, jusqu'à la partie médiane du palais, et présentait une dimension d’une pièce de 50 cen-

Pour combler cette perte de substance je mis à prolit la luette, Après avoir avivé les bords de l’orifice, j’excisai la muqueuse de la partie antérieure do la luette, que je relevai d'arrière en avant et que je maintins au contact des bords de la perforation au moyen de cinq points de suture.

Le résultat fut excellent; le malade parlait comme avant sa perforation et n’éprouvait aucune gêne pendant la déglutition.

Noie sur le cancer de la verge.

Lm à VAcadémie de médecine. 1887

Dans ce travail, j’ai cherché, en m appuyant sur une statistique personnelle, à prouver que la récidive du cancer de la verge était beaucoup plus fréquente dans les ganglions de l’aine que dans les moignons de la cicatrice. f

Aussi ai-je conseillé d’enlever toujours les ganglions do la région inguinale, et j’ai rapporté, à l’appui de cette manière d’agir, l’observation d’un homme guéri depuis près de trois ans. Cette ablation des ganglions inguinaux malades ou non est des plus simples; elle se pratique au moyen d’une incision linéaire de 6 centimètres qui permet d’enlever tout le tissu cellulaire sous-cutané dans lequel sont situés les ganglions.

J’ai fait connaître le procédé d’amputation de la verge que j’emploie depuis dix ans et qui met complètement à l’abri de la rétraction du canal de l’urèthre.

On introduit une sonde en gomme dans le canal de l’urèthre, puis on fait à la face inférieure de la verge, moitié sur le scrotum, moitié sur la verge, une incision verticale de 5 centimètres ; on met à nu le canal de l’urèthre que l’on détache de la gouttière des corps caverneux par une dissection semblable à la dénudation d’une artère.

Cette dénudation faite, on passe entre l’urèthre et les corps caverneux, une sonde cannelée qui permet de passer soit la chaîne de l’écraseur soit l’anse galvanique ou le bistouri suivant le choix de l’exérèse.

.Après la section des corps caverneux pratiquée aussi près que possible de la symphyse, on coupe le canal de l’urèthre à 2 centimètres au-dessus de la place opératoire ; on suture les bords de l’incision en maintenant, à l’angle inférieur, le canal de l’urèthre par deux fils de soie ou deux crins de Florence.

Les résultats des opérations obtenus par ce procédé sont excellents, car, outre l’impossibilité de craindre la rétraction du canal immédiatement ou consécutivement après l’opération, il reste, après la cicatrisation, un petit mamelon saillant formé par le canal de l’urèthre qui permet à l’opéré d’uriner debout et de diriger le jet d’urine.

Malformàtiom congénitales. — Troubles trophigues de l’ainhum et des amputations congénitales.

Société de chirurtjie. Octobre 1887.

Observation d’un homme de quarante-cinq ans, n’ayant jamais quitté la France, présentant des malformations congénitales de la main droite, du pied droit et du membre inférieur gauche.

A la main droite: 1° amputation de la phalangette de l’auriculaire se terminant par un petit tubercule gros comme un pois,' séparé du moignon par un petit sillon ; 2" amputation de la phalangette du médius, ayant une cicatrice étoilée.

Au pied droit, trois orteils sont mutilés: 1" gros orteil complètement amputé: 2“ deuxième orteil réduit au.^ deux premières phalanges, sans que l’on puisse constater une cicatrice ; 3° troisième orteil, amputation de la phalangette.

Jambe gauche : 1° amputation partielle du pied rappelant le résultat de l’amputation de Chopart ; 2" au niveau de la tubérosité antérieure du tibia, sillon complètement circulaire, au fond duquel on voit et on sent une bride de 4 millimètres de hauteur sur 2 d’épaisseur qui est appliquée sur le tibia et sur le péroné.

Ce sont des amputations congénitales, mais non produites par des brides extérieures au fœtus; chez mon malade, le petit mamelon de l’annulaire et la bride résistante, au fond du sillon de la jambe, prouvent qu’il y a là une lésion dépendante des tissus cutanés et musculaires.

Aussi ai-je cru pouvoir conclure qu’il existe une maladie fœtale pouvant occasionner des amputations, et qu’on a donc le droit d’admettre pour les amputations congénitales deux processus bien distincts : 1" l’un traumatique, suite de brides extérieures étranglant les membres; 2“ l’autre pathologique, occasionné par une lésion du derme et des tissus sous-jacents.

Hernie ventrale eonséeulive d un abcès tuberculeux. — Cure radicale.

Bulletin médical. 1887.

Tumeur du volume d’une tête de fœtus occupant le milieu de la région sus-inguinale ; sonore dans toute son étendue, elle donne, à la

pression, la sensation de duvet fuyant sous les doigts; pas de portion dure et la réduction peut être complète. Le point de départ de celte hernie ventrale est un abcès d’origine tuberculeuse.

La malade était âgée de vingt-si.v ans ; elle portait dans la région lombaire, sur le ventre, d’autres abcès, les uns guéris, les autres en voie de guérison.

' L’abcès, qui a précédé cette hernie, date de neuf ans; on l’a vidé par une incision qui existe encore et qui donne issue à un peu de suppuration. D’après la marche de la maladie, la nature de la suppuration, j’ai pensé que cet abcès était d’origine tuberculeuse, ce qui permet d’expliquer comment,un abcès, développé dans le tissu cellulaire, a pu être suivi d’un affaiblissement de la paroi abdominale pouvant amener la formation d’une hernie ventrale.

Lorsqu’on réduisait cette volumineuse hernie, on constatait, dans la paroi abdominale, une ouverture permettant l’introduction des cinq doigts disposés en cône. Aucun bandage ne pouvait parvenir a contenir cette hernie.

Le procédé opératoire fut le suivant ;

J’incisai le trajet de l’abcès primitif dans toute son étendue et, avec la curette, j’enlevai toutes les fongosités.

J’incisai ensuite le sac, je maintins avec une grosse éponge aseptique la masse intestinale dans la cavité abdominale ; j’excisai ensuite le reste du sac et je pus bien examiner l’ouverture qui avait 6 centimètres de diamètre.

-Avec six fils d’argent comprenant toute l’épaisseur de la paroi abdominale, je pus fermer hermétiquement tout l’orifice herniaire ; puis une suture superficielle avec onze fils d’argent compléta la réunion.

Les suites de l’opération furent simples; la suture profonde ne bougea pas, mais je fus obligé de désunir les deux extrémités de la suture superficielle parce qu’il fallut donner issue à du pus qui s’était formé dans l’ancien foyer.

I.orsque la malade sortit de la maison de santé, la hernie était complètement guérie, mais l’abcès donnait encore un peu de suppuration.

Cette observation est assez intéressante, car les cas d’hernie ventrale suite d’abcès sont très rares.

Vasle anus conire nature, suite d’une fistule pyo-stercoralc, siégeant sur le aecum. — Entèrorrhaphie. — Guérison.

Congrès rfc chirurgie. Paris, 1888.

Cette observation est la première en France dans laquelle on ait essayé la cure d’un anus conire nature en mettant à profit les avantages merveilleux que donne la méthode antiseptique.

L’homme sur lequel j’ai rencontré cette affection avait eu une pérityphlite accompagnée d’un abcès de la paroi abdominale, qui avait été ouvert sans que l’opérateur se fût douté du point de départ. De nom^ breux clapiers purulents très étendus me forcèrent à pratiquer plusieurs incisions, et, lorsqu’ils furent guéris, le malade avait un anus contre nature de 10 centimètres de long.

Deux tentatives de fermeture de celte énorme ouverture furent exécutées, à trois mois de distance, par la méthode ordinaire : avivement des bords de la perte de substance et suture avec des fils d’argent : dans la première tentative, toute la fistule fut fermée ; dans la seconde, seulement les trois quarts. Les résultats furent nuis.

Après avoir pris toutes les précautions antiseptiques, je pratiquai, au point de réunion de la muqueuse et de la peau, une incision circulaire qui me permit de détacher l’intestin de ses adhérences et j’attirai au dehors tout le cæcum.

Neuf fils de soie phéniquée fine suffirent pour adosser les surfaces péritonéales de l’intestin, renversées l’une contre l’autre, à l’aide de pinces. Cinq points superficiels solidifièrent la suture. Mais la perte de substance était telle qu’il fut impossible de faire une suture en adossant le péritoine pariétal et je fus obligé d’aviver les bords cutanés dans une épaisseur de 2 centimètres, et, avec douze points de suture pratiqués avec du gros fil, je pus obtenir l’occlusion de cette énorme ouverture.

En un mois, la guérison était complète.

Dans cette note, j’ai cherché à établir qu’il n’y avait aucun avantage à provoquer la constipation qui avait toujours l’inconvénient d’augmenter le ballonnement du ventre, et, en me basant sur l’histoire de mon malade que j’avais légèrement purgé dès le second jour et sur plusieurs observations de grandes opérations abdominales, j’ai donné le conseil de chercher à obtenir, le plus rapidement possible, les évacuations alvines, soit par dos lavements, soit par de légers laxatifs.

De l’opération du Varicocèle-

dans celte thèse, faite par un-de mes élèves, j’ai fait connaître une moduicauon imporianie au procédé que j’avais proposé pour la cure du varicocèle; résection du scrotum avec celle des paquets variqueux.

Le clamp, au lieu d’être formé par deux fige?, disposées comme un compas, a maintenant ses deux tiges parallèles; de plus, l’arc inférieur est recouvert par un épais manchon de caoutchouc qui permet de comprimer lé scrotum sans le contusionner, et l’arc supérieur présente treize cannelures dans lesquelles on peut glisser des aiguilles d’acier munies de gros iils de soie. Après avoir réséqué le scrotum avec les paquets variqueux antérieurs et postérieurs, après avoir lié l’artère de la cloison et l’artère funiculaire, on place douze crins de Florence pour la suture superficielle, puis on retire les grosses aiguilles munies de fils de soie un peu forte avec lesquels on pratique une suture profonde pour bien réunir les deux feuillets du scrotum. Grâce à cette modification dans la disposition des sutures, on peut retirer le clamp de suite, ce qui évite toute crainte d’écorchure de la peau.

Dans cette thèse, j’ai fait publier plusieurs observations, dans lesquelles on peut trouver des résultats éloignés d’opérations de varicocèle par mon procédé.

Note sur le traitement des rétrécissements traumatiques du canal de l’urèthre.

Lue à VAcadimie de Médecine — 1890.

J’ai communiqué à l’Académie une observation de rétrécissement traumatique du canal de l’urèthre traitée par la résection complète du rétrécissement, long de quatre centimètres. Il y avait alors plus de trois ans que le jeune garçon avait été opéré, et il était en si bon état qu41 avait pu s’engager sous les drapeaux, où il faisait son service sans avoir jamais éprouvé la moindre gêne de la miction. Dans cette note je donnais la technique de cette opération qui rend facile la découverte du bout postérieur de l’urèthre.

Depuis cette époque, j’ai refait souvent cette opération avec succès, et je puis dire que ma communication à l’Académie a été le point de départ de travaux sur ce sujet et a enpgé plusieurs chirurgiens à essayer, dans des cas analogues, cette résection du canal de l’urèthre.

Rapport sur l’auloplaslie emtre les rétrécissements traumatiques de l’urèthre.

Société de Chirurgie — 1891.

Nouveau modèle de Lithotrileur.

La modification que j’ai apportée au lithotriteur ordinaire est de remplacer le volant circulaire par des ailes. Grâce à cette disposition, on peut développer une force beaucoup plus considérable qu’avec le brisepierre ordinaire.

Traitement des abcès urirum.

Annale! de! org. gênile-urinaim — [tSSl.

Dans cette leçon j’ai proposé de faire l’ablation totale du foyer purulent, au lieu de se contenter de ne faire que l’incision de la poche.

Après avoir exposé les différentes théories que l’on a données pour expliquer la formation des abcès urineux, j’ai exposé pour quelles raisons je ne croyais pas beaucoup à la présence d’une bactérie spéciale, dite bactérie pyogène, pour expliquer la formation des abcès urineux, car, dans un cas d’abcès phlegmoneux, nous n’avons trouvé nullement cette bactérie, mais d’autres micro-organismes, particulièrement le staphylococcus aureus, auxquels il faudrait faire jouer un rôle prépondérant.

Après avoir rapporté deux observations dans lesquelles le traitement avait consisté en la simple incision de la poche, j’ai cherché à prouver que ce traitement était incapable de détruire toutes les lésions périuréthrales, et qu’il laissait toujours le malade dans des conditions où de nouveaux accidents étaient à redouter. En me basant sur ces faits, j’ai cru pouvoir conseiller l’ablation complète de la poche avec résection partielle ou totale du canal de l’urèthre, et j’ai apporté, à l’appui de cette opinion, deux observations de malades guéris radicalement par ce procédé.

J’ai revu ces deux malades, opérés depuis un an, et la guérison s’est parfaitement maintenue.

De l’injluence des mouvements imprimés au malade pour la prise de la pierre et des fragments dans la lithotritie.

SocUté de ChirurgU — 1892.

Après avoir rappelé que le principe fondamental qui domine aujourd’hui la méthode de la lithotritie est d’aller prendre la pierre là où elle se trouve, j’ai exposé quels étaient les principes donnés par les auteurs pour arriver à ce résultat, et j’ai cherché à montrer qu’une lithotritie bien faite dépendait bien plus de l’habitude du chirurgien que des règles opératoires.

Aussi ai-je rappelé que, connaissant le côté un peu défectueux de cette méthode, certains chirurgiens, dès le début de la lithotritie, avaient cherché à la perfectionner en plaçant les malades sur des lits mobiles permettant de faire tomber sans elforts la pierre entre les branches du brise-pierre.

Cette méthode, que j’avais vu employer au début de mes études médicales, m’était restée comme plus simple et plus expéditive que celle où l’on va chercher la pierre ; aussi ai-je voulu l’expérimenter en employant un lit spécial qui avait donné de beaux résultats à son inventeur, mais qui avait été complètement abandonné.

Je ne puis revenir, dans cette note, sur la forme et sur les mouvements de ce lit ou fauteuil, avec lequel les manoeuvres sont d’une grande simplicité, mais je désire rappeler que le nombre des prises pour le broiement est considérablement diminué et que la perte de sang est insignifiante.

Depuis que j’ai adopté ce procédé, je n’ai recueilli que quatre obsertions dans lesquelles, ayant constaté la présence d’une pierre, il m’a été impossible de la saisir, et la taille à laquelle j’ai dû recourir m’a fait reconnaître deux fois une pierre adhérente, une fois une pierre dans une cellule et une fois un calcul enclavé entre la paroi vésicale et une énorme tumeur de la prostate.

Leçons sur l’üréthrite chronique.

G. Matmt, éditeur - 1898.

Dans ces leçons faites en 1891, à l’hôpital Necker, j’ai voulu mettre à profit tous les travaux parus depuis dix ans, sur la physiologie et la pathologie du canal de l’urèthre et, surtout, l’usage de l’uréthroscope. Cet excellent instrument, dû à un chirurgien français, n’a jamais tenu

en France la place qu’ilméritait; mais, comme toujours, les étrangers l’ont repris, amélioré, et ce mode d’examen un peu dédaigné ici nous est revenu avec de sérieuses recherches qui l’ont remis à la place qu’il devait occuper, soit comme moyen de diagnostic, soit comme procédé de thérapeutique.

J’ai surtout cherché, après avoir exposé la marche naturelle d’une blennorrhagie abandonnée à elle-même et ensuite traitée méthodiquement, quelles étaient les raisons pour lesquelles une blennorrhagie passait à l’état ehronique? je crois avoir exposé, avec une grande impartialité, toute la théorie microbienne de la blennorrhagie et son peu d’importance dans la thérapeutique et surtout en médecine légale.

L’anatomie pathologique de la blennorrhagie aiguë et chronique, faiteavec l’aide de l’uréthroscope, met bien en relief toute l’importance, des dépôts embryonnaires qui sont le point de départ des rétrécissements fibreux de l’urèthre.

Je crois avoir démontré qu’il n’y avait, entre l’uréthrite chronique et le rétrécissement, qu’une coïncidence, et que l’uréthrite chponique ne dépendait pas du rétrécissement et réciproquement. De plus, que le rétrécissement dépendait des dépôts embryonnaires profonds dont le processus fatal vers la sclérose conduisait à cette lésion ; aussi qu’il était indispensable, avant de traiter l’écoulement, de détruire le début de rétrécissement et que le meilleur procédé était la dilatation.

Dans ce travail se trouve une planche en couleurs sur laquelle existent six figures qui donnent, au moyen de l’uréthroscope, l’aspect du canal sain, celui du canal enflammé et les lésions formées par les. érosions, les plaques granuleuses et les infiltrations embryonnaires superficielles, enfin une sixième figure représente l’aspect que prend le canal de l’urèthre lorsqu’il est le siège d’infiltration profonde.

Dans le chapitre de la thérapeutique, j’ai eu surtout pour objectif d’indiquer les grandes lignes du traitement ; j’ai commencé par indiquer tous les modes de traitement, injection, instillations, etc. etc., avec leur modm faciendi, puis, après avoir rappelé à quels diagnostics on pouvait arriver, j’ai cherché à établir pour telle maladie quel était le mode de traitement auquel il fallait recourir. J’ai surtout insisté sur le traitement préparatoire auquel il fallait soumettre le malade avant de commencer le traitement de l’uréthrite chronique.

Je crois qu’en suivant les lignes que j’ai indiquées, le médecin pourra rendre service à ces malheureux malades qui font le désespoir des chirurgiens et qui deviennent à charge à eux-mêmes.

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