MÉDECINE LÉGALE
1” Homicide conventionnel.
Un individu est trouve le crâne fracassé, la main droite tenant un pistolet. Le médecin appelé comme expert crut à un suicide et fit ■son rapport en conséquence. L’enquête, au contraire, fit penser qu’il y avait eu homicide conventionnel. Les pièces de l’instruction furent envoyées à la Société de médecine légale, pour savoir si elles permettaient de reconnaître s’il y avait eu homicide et non suicide.
En me basant sur l’état des bords de la plaie non brûlés, sur l’attitude du cadavre, mais principalement sur la présence du pistolet dans la main, je montrai que les conclusions que l’on aurait dû déduire devaient faire admettre un homicide.
2“ Cm de mort violente par coup de feu.
Soc. méd. lég., 1869.
Un confrère de province demandait à la Société de lui donner son avis sur la question suivante : Un homme venant de recevoir à la tempe droite une balle de revolver qui traversa tout le cerveau pour venir se loger dans le temporal gauche, peut-il 1" abandonner les détentes de l’arme et sortir l’index de l’anneau ou garde qui forme la gâchette; 2" déposer son arme à côté de lui, sous des couvertures méthodiquement arrangées; 5“ allonger sa main sous ces couvertures?
J’établis, par des expériences sur le cadavre, les points du cerveau que la balle avait dû léser en le traversant, et je démontrai que, pour expliquer que la mort ne fût pas arrivée immédiatement, il eût fallu trouver un épanchement de sang capable d’expliquer la mort par hémorrhasie. Je conclus à un homicide.
Le rapport, fut rédigé en ce sens et la suite de 1 instruction, qui avait d’abord admis un suicide, vint confirmer mes eonclusions.
3" Meurtre par fracture du crâne et strangulation.
Soc. de mid. %.
On demandait si un coup de béquille, appliqué sur le crâne, peut produire simultanément une fracture du crâne et une fracture d’une apophyse articulaire d’une des vertèbres cervicales, et si l’individu qu’on avait trouvé dans une fontaine était encore vivant au moment où il fut précipité.
-âpres une discussion sur le mode des fractures de la colonne vertébrale, je crus pouvoir conclure que le coup de béquille n’avait pu produire la fracture de l’apophyse articulaire qui avait été causée par la chute sur la tête dans la fontaine. De plus, pour résoudre la seconde question, m’appuyant sur des écorchures qui siégeaient au cou et sur la procidence de la langue, qui était coupée par les dents, je conclus qu’avant d’être précipité dans la fontaine l'individu avait dû être étranglé et que, par conséquent, il devait être mort au moment où il fut précipité.
L’instruction prouva la vérité de ces conclusions.
4” Meurtre avec viol sodomique.
Soc. de mid. U<J.
Un enfant de 14 ans, trouvé mort dans sa chambre, présentait une ecchymose du scrotum, se prolongeant sur le périnée autour de l’anus. L’anus était largement ouvert, présentant des excoriations et permettant l’introduction de l’index et du médius.
k l’autopsie on trouva, en soulevant la masse intestinale, un épanchement de sang considérable dans tout le tissu cellulaire du petit bassin remontant jusqu’à l’angle sacro-vertébral. Cet épanchement entourait presque tout le rectum et remontait sur la vessie.
On pensa que l’enfant avait dù subir un viol commis avec grande brutalité.
Je ne pus admettre une semblable conclusion, car il était impossible que de semblables dégâts pussent être causés par l’introduction de la verge, quel que fût son volume et quelle que fût la violence déployée.
Aussi je conclus que les lésions du petit bassin avaient été produites avec la main ou par l’introduction d’un corps rigide.
5" Sur un cas de transmission de la syphilis.
Soc. de méJ. Ug.
Histoire do chantage à l’égard d’un père nourricier; .mon rapport, dont les conclusions furent adoptées par la Société, démontrait .que l’accusation ne pouvait se soutenir et que les :pareuis avaient fait la leçon à leur enfant.
Le ministère public accepta les oonelusions et.fit rendre un verdict d’acquittement.
6" Cas de transmission de la syphilis d’un nourrisson à sa nourrice. Soc. de ouSd. lég.