CHIMIE ET PHYSIOLOGIE
N“ 1. — Recherches sur le pus. (Thèse 1854.)
Dans ce travail, j’ai examiné la composition chimique du pus, les modifications de l’albumine ; j’ai démontré l’existence constante de la gélatine ; j’ai étudié les graisses dont l’une est phosphorée. Enfln, j’ai séparé pour la première fois .le sérum et ;les globules. 'Voici mon analyse, qui est restée dans la science et à laquelle on a fait de nombreux emprunts :
1,000 gram. de pus en nature contiennent en moyenne :
Sérolino.
Cholestérine.
Graisse phosphatée..
Graisse phosphorée.
Sels solubles.
Sels insolubles.
N“ 2. — Du PRINCII'E COLORANT DBS SUPPURATIONS BLEUES. (GaZ.
méd. de Lyon, 1860.)
Dans ce travail j’ai étudié le principe colorant de la suppuration bleue et je l’ai appelé cyanopyine. J’ai émis l’idée que cette matière colorante venait de
J’ai fait de nombreuses expériences dans mon service pour établir les con-
fois, on a considéré comme diabète la glycosurie, l’albuminurie et Turémie.
N” 7. — De la pulvérisation des liquides et de l’inhalation PULMONAIRE AU POINT DE VUE THÉRAPEUTIQUE. (Gaz. méd. de Lyon, 1861.)
Dans ce travail, qui est le premier fait sur la question an point de vue physiologique et expérimental, j’ai prouvé que les substances volatiles étaient très bien absorbées ; j'ai démontré que le larynx et les bronches sont fort mal disposés pour l’introduction des liquides pulvérisés. Il est donc très important dans cette question d’établir nne distinction radicale entre la pulvérisation des substances volatiles et de celles qui ne le sont pas. La méthode de pulvérisation pulmonaire ne semble pas avoir tenu ses promesses comme médication
Kf» 8. — Expériences sur l’absorption des médicaments par la PEAU SAINE, rsoc- dos sciences méd. de Lyon, 1863.)
Dans ce mémoire, j’ai démontré que l’augmentation du poids après le bain tenait à l’imbibition des cheveux, des poils, des ongles et de l’épiderme, et j’ai indiqué, par de nombreuses pesées, la quantité d’eau absorbée par ces organes. J’ai prouvé, en outre, que lorsque la barrière épidermique était vaincue par une longue imbibition, elle laissait aussi bien entrer dans l’économie les sels en dissolution que l’eau pure. J’ai, en outre, indiqué que l’imbibition était d’autant plus profonde dans les couches d’un épiderme épais, qu’elle avait été plus prolongée.
N” 9. — De l’absorption des médicaments par la peau saine, 2‘ mémoire. (Institut et Ga.z. hebdomadaire, 1863.)
Conclusions de ce mémoire basé sur près de mille expériences :
1” La peau saine est susceptible d’absorber toutes les substances solubles
2° Cette absorption est difficile et irrégulière ;
3" Elle est favorisée par plusieurs conditions : l» par l’énergie de la friction ; 2“ par le peu d’épaisseur de la peau ; 3" par l’étendue de la surface et la durée de la friction ; 4” par l’irritabilité produite par la substance médicamenteuse ; 5“ par la faculté que possèdent certaines substances (les alcalins, par exemple) de dissoudre l’épiderme.
Une autre conclusion de ce mémoire, c’est que les substances sédatives agissent directement sur les papilles en les pénétrant par imbibition ; c’est également sur les mêmes éléments qu’agissent les matières irritantes ou toniques comme les alcools. L’inspiration pulmonaire peut fausser quelquefois les résultats thérapeutiques obtenus après les frictions cutanées; on peut croire
certains cas, que le médicament a été absorbé par la peau, tandis qu’ii l’a ar le poumon s’il est volatile.
“ 10. — Influence de la physiologie suh la médecine pra- E. (Avec M. le D' Berne, 1864, vol. in-8, 460 pages. Médaille
premier travail dans lequel ont été )rogrès que la physiologie moderne
la médecine pra-