PUBLICATIONS DIVERSES
OBSTETRIQUE ET GYNÉCOLOGIE
De la dystocie par kystes hydatiques du bassin,
(En collaboration avec M- le docteur Bar. BuUetin de la Société (ïobstétfique de Paris, 4 juillet 1901.)
Nous avons observé à la Maternité de l’hôpital Saint-Antoine, un cas de dystocie par kyste hydatique du petit bassin. Le ■ kyste s’était rompu spontanément pendant l’accouchement. Nous avons fait la laparotomie immédiatement après la délivrance, la guérison a suivi sans incidents. C’est en nous basant sur ce fait rapporté complètement dans notre mémoire, et sur trois autres cas semblables observés par notre maître M. Bar, que nous avons étudié : 1" l’anatoinic pathologique des kystes hydatiques du bassin susceptibles de produire une dystocie ;
2» les accidents dystociques ; 3° les interventions par lesquelles on peut empêcher ces accidents ou atténuer leurs conséquences.
1. - Le siège de ces kystes est variable. On peut observer 1 tout d’abord des kystes intra-péritonéaux, siégeant le plus sou- . vent dans le cul-de-sac de Douglas. Ils peuvent avoir une large ’ base ou être pcdiculés, ce dernier cas est c.xceptionncl. Ils | adhèrent parfois avec les viscères voisins d’une façon si intime I que leur séparaUon en est impossible. j
Les kystes sous-péritonéaux sont plus fréquents ; ils peuvent j coexister avec des kystes intra-péritonéaux. En se développant.,|
iuse était épais en somme dei
3, vascularisée, un
iblc apporter un argument précieux
La troisième observation, particulièrement intéressante, concerne une malade de 5t ans, chez laquelle on avait pratiqué quatre ans auparavant l’extirpation d’un polype utérin par la voie vaginale, et qui se présentait à l’hôpital, avec tous les signes d’un uléms fihromateux ; on fit, avec plein succès, l’hystérectomie abdominale totale. L’examen de la pièce opératoire permit de constater l’existence de plusieurs fibromes ; l’un d’eux du volume d’un œuf de poule, siégeait dans la paroi antérieure du col et obstruait d’une façon presque complète le canal cervi-
rhagies, c’est que lorsqu’on sectionne son pédicule, il s’écoule à peine quelques gouttes de sang.
2° Notre troisième observation montre que la simple extirpa-
d’une tumeur épiploïque herniaire, de nature inflammatoire et renfermant des corps étrangers. L’examen histologique démontra que les corps étrangers contenus dans cette tumeur étaient
l’épiploon hernié, prête à des considérations fort importantes sur l’origine de ces corps étrangers, leur migration et leur enkystement dans le grand épiploon.
A la suite de ce cas remarquable, nous avons été amené à étudier expénmentalemcnt le rôle du grand épiploon à l’égard des corps étrangers introduits dans la cavité péritonéale ; ces expériences ne sont pas encore terminées.
Nous publierons prochainement nos recherches sur ce sujet ainsi que l’observation clinique complète de corps étrangers épiploïques, dont nous avons présenté les pièces à la Société
succomba à une dyspnée intense vingt-quatre heures après l’opération. A l'autopsie on trouva de l’œdème du poumon. MM. Achard et Paisseau, eux aussi, attribuent la mort à cet œdème pulmonaire aigu résultant des injections massives de sérum et confirment par conséquent l’hypothèse que nous avions émise à propos de notre cas.
Snorme cancer du foie secondaire à un cancer latent de l’estomac.
(Avec M. Bauby. Toulouse médical, 15 novembre 1906.)
Le malade qui tait l’objet de cette observation entra à l’hèpital à la période ultime de sa maladie. Deux points sont à noter dans son histoire : un traumatisme violent ayant porté sur la région épigastrique et l’existence d’une fièvre s’élevant à 38“5 et à 39". On trouvait une voussure très marquée de la région de l’hypochondre droit et de l’épigastre. Le diagnostic avait été un peu hésitant au début, on avait néanmoins conclu à l’existence d’un néoplasme du foie.
L’autopsie vérifia ce diagnostic, le foie pesait 5 kgr, 200 et était bourré de noyaux cancéreux. L’estomac présentait un cancer siégeant au niveau de la région prépylorique. L examen histologique a démontré que le néoplasme du foie était secondaire au néoplasme de l’estomac. C’est à l’estomac que le mal avait débuté, il y avait évolué lentement et sans bruit, puis il avait gagné le foie et pris une extension rapide, favorisée peutêtre par un traumatisme local.
Perforation d'un ulcère du duodénum. Péritonite généralisée. Laparotomie : mort.
(En collaboration avec M. la Société anaiomigue
Le malade qui fait le sujet de cette observa l’hôpital avec le diagnostic d’occlusion intestini le malade a le lucies grippé, la respiration ventre est dur, ballonné ; palpation doiilourei
it apporté à
Cette laparocèle, observée chez une femme, nous semble être lin cas très net de hernie de la ligne semi-lunaire de Spigel. Sous avons pu en préciser le siège et les caractères anatomi- [jues. Son ongine est nettement traumatique, par effort, chez une femme dont la paroi abdominale avait d’ailleurs été affaiblie par des grossesses multiples. Des phénomènes douloureux extrêmement pénibles avaient forcé cette malade à venir réclamer une intervention chirnrgicale. Nous insistons d’une façon particulière sur la nécessité de reconstitner, avec un très grand soin, nne paroi abdominale solide.
Du cas d’engouement et d’inflammation herniaire.
an thise de Boilemn. Paris, H juin 1903 .)
L’engonement herniaire qni tenait une si grande place autrefois, dans la pathologie herniaire, a été dépossédé peu à peu au profit de l’étranglement. Cette complication des hernies, quoique rare, n’en existe pas moins. Notre cas en offre un exemple des pins nets, et cette observation a été le point de départ de la thèse de M. Boileviu.
fusil chargé de
ébumé, baignant dans le pus et les fongosités occupait presque toute la hauteur de la diaphyse.
3» Au point de vue thérapeutique, dans notre cas, une simple trépanation osseuse n’eut pas suffi pour mettre h jour et extirper complètement les portions d’os nécrosés, puisque la diaphyse tibiale était atteinte de nécrose dans toute son étendue. M, le professeur Jeannel a été obligé de pratiquer une véritable résection sous-périostée de la totalité de la diaphyse. Tout permet d’espérer que le fourreau périostique conservé refera un
gueur puisque les cartilages de conjugaison ont été respectés. Nous avons eu l’occasion d’observer dans le serviee de M. Jeannel, plusieurs petits malades chez lesquels, dans des conditions semblables, la régénération osseuse s’est effectuée d’une façon parfaite.
Synovite tuberculeuse à forme néoplasique de l'articulation du genou, sans lésions osseuses ; synovectomie, guérison.
La totalité de la synoviale extirpée était épaissie, lardacée, avec quelques fongosités et des bourgeons apparents sur la face internes, mais cet, épaississement avait pris un développement extraordinaire au niveau du cul-de-sac sous-tricipital. En ce point, la paroi de cette poche mesurait de 3 à 4 centimètres d’épaisseur; sa consistance était très dure, fibreuse, et offrait les caractères d’un véritable néoplasme. L’examen histologique, pratiqué par M. Rispal, a montré qu’il s’agissait bien d’une synovite tuberculeuse.
Cette observation offre pliisiniii.s
particularités digne d’in-
exlrêtnemenl rare. En effet, soit dans les Traités de Chirurgie, soit dans le Traité d’Anatomie pathologique de Cornil et Ranvier, nous n’avons trouvé aucun fait semblable.
L’exostose sur laquelle a pris naissance l’ostéosarcome s’était manifestée à Tàge de 20 ans, à la suite d’une chute de3 mètres de haut sur la jambe gauche : elle siégeait au niveau de la face antéro-externe de l’épiphyse supérieure du tibia gauche. L’ostéosarcome ne s'était développé que 33 ans ai)rès. 11 nécessita l’amputation de la cuisse.
Sonde à demeure pendant quarante-huit heures. Les suites opératoires furent parfaites ; réunion per primam : l’opéré sort entièrement guéri le dixième jour.
L’extraction des corps étrangers de l'urèthre chez l’homme est le plus souvent pratiquée par les voies naturelles. Nous ne possédions pas l’instrumentation spéciale nécessaire pour tenter cette extraction par le méat. D’autre part, la manœuvre si originale de la version, par le procédé de Boinet, était inapplicable dans notre cas, puisque nous étions en présence d’une épingle profondément enclavée dans la région bulbaire. L’uré-
eftectuée d’ailleurs avec une simplicité parfaite. Sous le couvert de l’asepsie, cette intervention est bénigne ; elle nous semble plus chirurgicale que les manœuvres d’extraction par les voies naturelles, toujours aveugles et le plus souvent offensantes pour