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Exposé des travaux

3" Études anatomiques sur les grossesses tubaires. Thèse de doctorat. Paris, 1901, 160 pages, 21 planches, 50 figures.

Ce dernier travail est l’exposé d’une partie des recherches que j’ai poursuivies de 1897 ii 1901 au laboratoire de la clinique Baudelocque sur l’anatomie des grossesses ectopiques.

vant une loi systématique, les assises superposées qui représen-

J'ai donc pris comme base de la discussion la pièce la plus jeune de ma collection (quatrième semaine). C’est le stade qui correspond

Lme il a déjà abouti à la forme villeuse définitive du placenta tubaire (fig. 7) : or, à ce stade je n'ai trouvé aucune différence essentiélteentre les éléments de la capsule de l'œuf et les éléments des colonnes cellulaires que l'envahissement du tissu conjonctivo-vaseulaire fœtal est sur le point de transformer en villosités.

11 semble que celte capsule externe de l’œuf est constituée par l’avant-garde des cellules fœtales, par la partie proliférante et active; de ces assises cellulaires qui se substituent progressivement aux.

Que deviennent, devant cette avant-garde envahissante, les tissus maternels? Si, dans l’ulérus, l’hypertrophie rapide et colossale des éléments conjonctifs et vasculaires de la muqueuse placé au-devant des éléments fœtaux un système régulier de capillaires gorgés de

normalement infranchissable, il n’en est pas de même de la trompe.

Le tissu conjonctif de la muqueuse tubaire est une fine et peu importante lame conjonctive sous-épithéliale, qui, à l’étal deyacuité, est loin d’avoir le développement et la richesse en éléments cellulaires de la muqueuse utérine.

Ces quelques éléments sont-ils, du moins, capables de subir les modifications dites déciduales ? En dehors de la zone d’insertion pariétale, c’est à peine si, sur quelques pièces, on voit sous l'épithélium aplati de quelques franges des formes cellulaires singulières.

OBSTÉTRIQUE

ces soi-disant cellules déciduales, constatées, à distance de l’œuf, sous l’épithélium aplati de quelques franges tubaires?

Pour toutes ces raisons, j’ai été amené à penser que la capsule externe de l'œuf tubaire est constituée par des éléments d'origine fœtale qui se substituent aux éléments maternels.

le du Pôle libre de

Le chapitre de l’anatomie du pôle libre de l’œuf dans la grossesse

ques, soit particulières de presque tous les auteurs, était le plus vague et le plus incertain.

Or, voici ce que j’ai constaté :

Il existe dans la trompe gravide pendant les premiers mois {de la

braneUmitant, du côté de la cavité tubaire effacée mais pei'sistante, le pôle libre de Vœuf.

Cette membrane est constituée par une couche capsulaire continuej essentiellement formée par un stroma alvéolaire de fibrine dense, dam les mailles duquel gisent des groupes de cellules polygonales claires à gros noyau, analogues à celles de la capsule externe de l’œuf, dans la zone d’insertion pariétale, en continuité directe sur mes pièces do la quatrième et de la huitième semaine avec les colonnes cellulaires prévilleuses du placenta.

le placenta vivant est encore, aux environs de la huitième semaine sur ma pièce (fig. 6), aux environs de la douzième semaine sur la pièce d'Hofmeier, aussi développé au niveau du pôle libre qu'au niveau de l'insertion pariétale de l'œuf.

Sur ma pièce de deux mois et demi environ, le stroma capsulaire de fibrine dense ne renferme plus que quelques cellules, pour la plupart dégénérées. Le placenta du pôle libre de l’œuf est atrophié, réduit à un étroit couloir inter-chorio-capsulaire, occupé par quelques villosités nécrotiques.

Sur ma pièce de trois mois environ, ee couloir n’existe plus ; la couche capsulaire, très mince, assez riche en grosses cellules claires.

par Zedel, Ilofineier, Cornil, comme conslituée par des éléments cellulaires maternels, par des cellules conjonctives hypertrophiées, c'est-à-dire par des cellules déciduales. A cette interprétation j’ai objecté : la continuité de ces éléments avec les colonnes cellulaires prévilleuses, — leurs caractères morphologiques, semblables à ceux des cellules de ces colonnes, et différents de ceux des cellules que nous avons vues, à distance de l’œuf, représenter la réaction conjonctive dite gravidique ou déciduale de la muqueuse tubaire, — l’absence enfin de cellules semblables dans les franges tubaires accolées à la surface de cette couche capsulaire et dans les franges qui forment chaton à la base du pôle libre de l’œuf.

La capsule externe de l’œuf, au niveau du pôle libre comme dans la zone d’insertion pariétale, me parait être conslituée par des éléments d’origine fœtale.

Quant aux franges tubaires qui, dans les premiers mois, tapissent de-ci dc-là le pôle libre de l’œuf, elles sont d’autant moins nombreuses, d’autant plus étirées, recouvertes d’un épithélium d’autant plus bas, constituées par un stroma d’autant moins vivant, que l’expansion excentrique de l’œuf s’accuse. Ces franges tubaires, jouent un rôle passif dans l'enveloppement secondaire et partiel du pôle libre de l'œuf. Aucune systématisation ne règle leurs rapports avec l’œuf; c’est le hasard qui semble seul régler l’accolement du pôle libre de l’œuf aux franges muqueuses qu’il trouve devant lui.

C’est dire que la membrane Imitante du pôle libre de l'œuf tubaire ne me semble faire que topographiquement fonction de réflichie.

Comment alors s’expliquer les rapports de l’œuf et de la muqueuse tubaire?

L’hypothèse que j’ai proposée repose sur l’interprétation de mes pièces, et sur l’interprétation des coupes histologiques de l’œuf utérin le plus jeune qui ait été étudié complètement, celui de Peters'.

Les diamètres de l’œuf de Peters sont respectivement de 0"""8, 11 fut trouvé dans l’utérus d’une femme qui eut ses der¬

nières règles normales le 1" septembre 1895, qui se suicida le 1" octobre (Kali causticum), et mourut en trois heures. L’autopsié

1. P«ERS. Ueler dit Embeltung des inensMic/m Eies. Leipzig, 1899,

De celte hypothèse je ne puis apporter la démonstration objective complète; je la propose simplement comme la plus capable, à mon sens, de rendre anatomiquement compte de la structure de la « Réfléchie tubaire ».

dèrent M. Pinard è tion fut pratiquée ;

Sur le fond de l'utérus, du ventre, courait transve fut soigneusement décollé

OBSTÉTRIQUE

de celui de la partie correspondante des utérus étalons (fig. 14 et 15).

3" La fixation irréductible du corps utérin en rétro-latéro-version a entraîné un développement atypique du segment inférieur, consistant en une énorme distension partielle de la région à laquelle aboutit l’axe anormalement dévié du corps utérin ;

4“ L’attitude vicieuse irréductible du foetus était en rapport avec la distorsion complexe de l’utérus, et l’inégal développement des dif-

■presque constante {88,3 p. 100), transitoirey apparaissant pendant le travail et disparaissant définitivement dans les quatre premiers jours des suites de couches, plus rapidement chez Us multipares que chez les primipares.

La régression utérine physiologique post partum ne délerminepas d'acélonurie.

b) Plaque d’alopécie consécutive à la compression prolongée de la tète fœtale sur le promontoire d’un bassin rétréci. (En collaboïation avec M. le Potocki.} Société d'Obstétrique. de Gynécologie et de Pédiatne de Pans, 7 décembre 1900, p. 293-295.

Nous avons observé chez un nourrisson né à la Maternité une forme d’alopécie, qui, tant par ses caractères que par son siège, nous a semblé intéressante à signaler à l’attention des accoucheurs. Il s’agissait d’un enfant à terme né d’une primipare rachitique, chez laquelle après un travail de soi-xante heures fut pratiquée la symphyséotomie. La tête, extraite facilement au forceps, était très déformée, et présentait sur le pariétal gauche, qui appuyait contre le promontoire, une petite escarre qui guérit bien. Au bout de quinze jours, les cheveux tombèrent complètement dans la région pariétale gauche, et, au bout de six semaines, la plaque d’alopécie existait encore à ce niveau, tandis qu’à droite les cheveux étaient abondants. Nous pensons que cette variété d’alopécie doit être classée dans le

; d'Obstélrique,

8 figures.

2« Foie polykystique cause de dystocie, association de la dégéné-

SùcUlé i'Obstélnqm, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris, séance du ii janvier 1901, p. 26-37, 3 figures et Annales de Gynécologie et i'Otstétrique,

3" uegeneresceuce Kystique congénitale des reins, du loie et du pancréas (élude histologique), Société dühstétrique, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris, séance du iO mars 1902, p. 68-70.

4“ Dégénérescence kystique congénitale du poumon, histogenèse des dégénérescences kystiques congénitales des organes glandulaires (rein, foie, pancréas, poumon). Annales de Gynécologie et d'Oàstétrique, novembre 1903, t. LX, p, 336-352, 4 figures.

faits et des hypothèses apportées par les auteurs qui ont écrit en particulier sur les kystes congénitaux du rein —, essayé de dégager les caractères essentiels de la maladie kystique congénitale. J’ai eu surtout pour but d’apporter des documents aussi complets et aussi précis que possible. J’ai cherché non seulement dans les organes

macroscopiquement lésés, mais dans les viscères en apparence sains, les lésions histologiques de cette maladie générale qui peut évoluer, et souvent concurremment, dans tous les organes glandulaires (reins, poumons, foie, pancréas).

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