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TRAVAUX DIVERS ET REVUES GÉNÉRALES

OBSTÉTRIQUE ET GYNÉCOLOGIE

Accouchement spontané après guérison d’un kyste parovarique ponctionné lors do l’accouchement précédent. Société d'Obslélriijut, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris. Séance du 21 juillet 1902,

J’ai rapporté dans cette note l’histoire obstétricale d’une femme dont le petit bassin était occupé par un kyste vraisemblablement intraligamen taire.

Ce kyste était demeuré insoupçonné jusqu’à la fin de la deuxième grossesse : la première se termina en effet par un avortement à trois mois, effectué en dehors de toute surveillance médicale.

C'est seulement au terme de la deuxieme grossesse et en plein travail que la tumeur fut reconnue : elle mettait obstacle à l’accouchement par les voies naturelles; l’enfant vivant se présentait par l'épaule; la poche des eaux était rompue depuis cinq jours. Telles sont les conditions dans lesquelles se trouva fait le diagnostic.

Une ponction pratiquée par le vagin leva l’obstacle et permit, aprte

qui naquit mort.

Or, le kyste ponctionné ne se reproduisit pas, La ponction pratiquée d’urgence, sans prétention curative, avait suffi pour assurer la guérison définitive. Le petit bassin est resté libre.

Un an après survint une troisième grossesse dont l’évolution ne lut

OBSTÊTRIQUI

fÉCOLOaiE

marquée d’aucun incident. Elle se termina à terme par l'expulsion spontanée d’un enfant vivant de 3 kil. 410 se présentant par le sommet.

Il ne reste plus a l’heure actuelle aucun vestige du kyste ponctionné lors du deuxième accouchement.

De l’avenir obstétrical des femmes qui ont guéri d’une rupture de

l’utérus « sub partu », Revue pratique d’ObsUlrique el de Pxdialrie,

novembre-décembre 1903 et janvier 1904, 43 pages.

A l’occasion d’une opération césarienne pratiquée de propos délibéré au début du travail, par MM. Pinard et Segond, cher une femme dont l’utérus, rompu au cours d’un accouchement antérieur, avait été suturé par la voie abdominale, j’ai, avec le concours de Livon, recherché quel était l’avenir, au point de vue obstétrical, des femmes qui ont guéri d’une rupture de l’ptérus sub'partu.

Je n’ai retenu, dans les observations publiées, que 29 cas consécutifs à la rupture du segment inférieur pendant le travail.

L’étude critique de ces 29 cas m’a conduit à formuler les conclu-

1" Sur 11 femmes accouchant h terme ou près du terme consécutivement à une rupture du segment inférieur de l’utérus, on a vu se reproduire 9 fois une rupture utérine, et 6 femmes sont mortes.

Ces chiffres justifient la mise en œuvre d’une thérapeutique prophylactique;

2" L’avortement provoqué n’est pas justifié, car la grossesse surveillée peut évoluer sans encombre jusqu’à son terme;

3” L’accouchement prématuré provoqué ne met pas à l’abri d’une nouvelle rupture (observation de Mikhine) et ne saurait donner pour

4* L’opération césarienne, avec stérilisation de la femme, soit par amputation utéro-ovarique, soit par salpingectomie, semble constituer actuellement la thérapeutique prophylactique de choix pour la mère et pour l’enfant. Elle a donné un succès complet pour la mère et pour l’enfant dans les 3 cas où elle a été pratiquée (Pinard et Segond, Küstner).

perméable et qu’il a été impossible de reconnaître l'existence d’un obstacle mécanique quelconque à l’excrétion de l’urine. Des faits semblables ont été publiés par Gaudon, Comelli, Letour, Varnier.

Analyse des travaux de de Bernson et de Vaccari confirmant la loi formulée par le professeur Pinard : « Le poids de l’enfant d’une femme qui s’est reposée pendant les deux à trois derniers mois de sa grossesse, est supérieur d’au moins 300 grammes à celui de l’enfant d’une femme qui a travaillé debout jusqu’il l’accouchement. »

Note sur une tumeur soUde do l’ovaire, Sociélé ctObsUtriqm, de Gynicologie et de Pédiatrie de Paris, 14 octobre 1901, p, 222-223.

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