‹ Exposé des travaux de drainage et desséchementChapitre 12 sur 12 · LES EXPÉRIENCES AGRICOLES DE TRAJPPES · texte numérisé non relu

LES EXPÉRIENCES AGRICOLES DE TRAJPPES

Pour beaucoup de Parisiens la journée de mardi dernier a été un véritable cours d'agriculture pratique, qui a été suivi avec d'autant plus d'attention que le Parisien pur sang se contente assez généralement de se nourrir des fruits de la terre sans s'inquiéter des travaux que nécessite leur production. Sous ce point de vue déjà, et abstractloxi faite de Futilité des expérieu-

ces qui se sout succédé, la Commission impériale» ou pour mieux dire; la Bectâon d'agriculture avait composé le prograirime de la journée d'une façon admirable en ce sens, qu'on a pu, en quelques heures, se rendre compte de toutes les opérations successives en commençant par la préparation de la terre avant le labour, pour finir par le fauchage et la récolte- . ,. . .^ L'ordre de notre compte-rendu est donc trouvé par cette succession chronologique, ^t nous commençons par le drainage. Un article spécial que nous publions plus loin nous dispense d'entrer dànà dès détails sur ce mode des dessèchements de la ten^e.

Nous pouvons nous borner à dire que M. le marquis de Bryas avait développé sur •xme plus longue échelle le spécimen 4e 'drainage que chacun a pu' admirer daiis l'élégant (7A4/e^ qui figure au Palais ^e l'Exposition. Les expUcations que cet exposant distingué a données sur les modifications que doit subit son système, dV près la nature des sous-sols, ont été écoutées avec beaucoup d'intérêt par le Prince r impéiial, qui a surtout paru frappé de la . justesse d^ obsen^itions de M. de Bryas, iOn ce qui concerné les soins qtà doivent pmi4er àla &itnri(âltKon des âraiîiSf si i'on

BS v&iï pas CGa(npr(»n«lti«6 TftTetiir ^Tàiié epéiatioa dont le but est de tèndrfe à ta onUnre des landes étendues aujeurd%tcl

«MMi**Ma

Gazette élémentaire du 10 adU 1 8S5.

TRAVAUX t£ DRAmAGE ET DE D£SSÈGHï:M£I^T EXÉCUTÉS PAR M. LE MARQUIS DE BRTAS/

. Ledxrâuige, ^si que nous rnvonsidiiy lajrgement appliqué» partput où la natmee du sol le récl3xae| décuplera eu peA d'aonées leis richesses territoriales ^ la Erauce.

Ce moyem |igricole est tput une scîenoa^ Lais uu^ science à la portée de tous* ie xuûd^te cultiyat^r peut ^u f$if^mpL ,mo!^%. XI ue^'agil; plus qiue d'w yvHg^ti^^

Po^r las personnes qiû ydudre&eut Bmi^ jxajd idée exacte du d^aioa^e, «ans la i»»tique, TTûici une d£^nj|,i(m donnée :pa7 un ^i^giTonome difiti^girè, % Martinelti :

m Psemfl ice pot de fleucs ; poiifqfttQi ée ,9 ^peflt trou aiL ûmA^ Se mous dsoMiiâe

•-Ml-

«sasnotivâtIemfiErtIereâay Vàrapuiâ^ % rmoBOÊQ^ fit pi^lnpapl v^iâurelfir L^oaaf.

» IkS^Do q^'<eUe {loB^a ]§< vie ou te MoiA t i;lîi>frû^ lorscpA'^te 4^e lait qu^ tratveraiii $^ l!^i^(fimb0 de ieroBt car â'aborà -^te InfcC ft^iibmdQOAe le$ iffi^ipea fécctndaniitf » ■Qpaf'eUa porle «¥ec elle; dmuité eUe rradl y : tohibte» les aUm wta dfvs t^éfià iioiiiTlt Ub f • 9!imi&; U moct» av^ led&tosiie» lorsqu'elle} » séjourne dans le )^t« oaar elle i^e tavâei « p^s à aie oerrompre et à peurm le^ i^aici- 11. cioe;^ ? et puis elle empi^ch^ Ta^p m>W A ¥§lle d'y pénétrep. Le draioAge n'est qb^ » ce petit trou du pot de fleurs jwn^ » dans tous Ipa cbamp3. »

Tout mi système de 4?aiu2lge est ^xp9sé * to Mais de ri^dustri^* e|* guoique ^ T^ iWt, ayt cçfttre de 1^ galerie d^i^ppl^vife^ fe putliç pevit pçipend^nt eubpre se re^â^s^ compte d?^ iqiyaata^^s de cette importwtfi^ praticju^; agrioçlei, -r- véritable Ueiifiût doçtjîLçuf aereoç s^F^put redevables fjvif études persévérantes àe M. lé. m^({mj| d^ Bryas, qui n'a reculé non plus devant aucun sacrifice d*argent et de santé.

Beaunr privilège» de là .iiobleô»B,'â$ 1;^ fOTtuiie pt jftu coeur, guand on ^a^ii, km^ îe| appliquer au bien-être commun !

f ^Araé'deigiftéaillÀB le§ pltts^Uiéirieftiei les

plus généreuses, M. de Bi^as a pu donner à ses travaux des proportions concluantes.

H s'est fait franchement, hardiment Tapôtre du drainage dans le département de la friroridc ;• c'est par des feît* qu'il répond à tentés les hésitations qui retardent' encore le succès définitif de ce puissant auxiliaire de l'agriculture, et ce n'est plus un essai tiïnide tenté dans d'éttoites limiies et d^un intérêt purement local.

' BSûcore une fois, nous regretterons que M. dè'Bryas n'ait pas obtenu à l'Exposition toîverselle tout l'emplacement que nous eussions désiré, pour lui, non pas, mais pour son adinirable initiative.

'M. de Bryas a habité la Flandre; il y possède des propriétés, c'est-à-dire qii'U est imbu des principes qui font de cette riche contrée une des écoles de la bonne culture. Or, pouvait on introduire dans le midi un assolement suivi dans le nord t TèBe est la question que M de Bryas entreprend de résoudre (1).

(1) M. Barr^, à qui nous devons tm exceUent txaité

de drainage, «^exprimait ainsi dans on rapport présenté

à 1» Société d'encouragement pour l'industrie natioxiale :

, Avant de commencer ses premiers rtravaux, il voyagea pour s'instruire et s'entoura de tous les livres, mémoires, documents, qui pouvaient guider son inexpé- .rience, et lorsque ses convictions furent bien formées, il se mit à ToBuvre.

La carte géologique du département de la Gironde indique que les sous-sols im- , perméables se rencontrent sur tous les .points :

. . L'a4ministration, dit M. de Bryas, a besoin d'être éclairée sur la nécessité d'en-

eet indiqué comme deyant produire les .meilleurs effeta. Cependant, lorsque Ton cherche à propager cet admirable moyen d'assainir les terres^ de doubler, de tri^tler souTent leur fécondité, on vous objecte qu'il n*est bon ^que pour le Nord où l'humidité est en ekoès ; qu'il ne pourrait pas, sans doute réussir dans le Midi ; que, dans des vergers notamment, il serait impossible. Votre éommiftsion a été heureuse de voir le drainage établi -fliir une grande échelle dans le Bordelais, où M. de Bryas a déjà employé environ 70,000 tuyaux, et M. If comte Duchâtel environ 30,000, ce qui prouve que plus de 40 hectares ont été drainés. M. de Bryas nous a fait Toîr, dans sa belle propriété du Taillan, combien l'opéiration avait eu de succès. De nombreux tuyaux, expoiiés par MM. Clamageron, Kobert et plusietirs auftfes fabricants, montr lUent d'ailleurs que l'exemple serait contagieux, et que l'on pouvait proclamer que le, drai- * nage produirait non moins de.l^îenfaits cous, le ciel ar* délit du Midi qtxé dans les pifairië^ pluTiéùses du ^ord. »

•oontrdd mèrilié toute «ëi ^Tfieittidte, et tin -tad fttciUlatA \^ tnôyêiis âB drainet beàYb- -coup^ à bad prbt, il ^iâem aes hàbîtafife à supporter toutes les vrcissitudes qtûin©nacent si souvent l'agriculture.

B serait utile de rapprocher les matériaux d«s drainefurs. ^ne machine àtotiîecfionher des tuyaux qui serait placée dans tous les chefs-lieux de canton de fa ftence, produirait un salutaire résuSat.— Sur la propositioa de M. de Bryas, te ^eoisseil général île la fiixonde a formulé 4in vœu tendant à ce qu'il soit porté un million au budget du ministère des travaux publics pour assurer l'exécution de la»»- Aure proposée.

Le domaine de Taillan, sur lequel M. de Bryas a fait ses premières expériences, est ^itué à 8 Mlomètres de Bordeaux ; sa contenance est de 284 hectares divisée en jaiv dias, maralGhi^s, pmries, terres, vigires et bois. Trois. usines ont été crées sut cette propriété, qui est traversée par deux cours d'eau. La partie basse, qui selouai^y an 1851, à raison de 50 à 60 fr. l'hectare, fie loue aujourd'hui de 145 à 180 fr.

Un système général d'irrigation a été c^Mûbiné de manière à ce que tes .^ux

^^i» l^sfisp d^eau jiie^'Àk imite de

blement les eaux, si précieuses pej)dmft \^ tSr^J^Gt c}\9^m^y e\ $a]|£^ lea^elteE» il fk'Y ^ W^ 4p P!Utur6£( possibles éàm h

«, ^* 4^ ^y^s) a &it ajouter d^p^sde^im:

^& ii}^ g^d^^ tra,Tau^ dQ di}|ân(ig«.dMti

f*è^lt^]^ ej^ ^QQt ai aydnt«g^iu(> nïua teB ^%^tçur^. qui vieiment yidièet" ce» (car .;Y^x j^f^ hâteot â^ mettra 1» main i r<B\i^ y^^po^ur s# jEatoiliaçiser avec ime pratiqua 4pAt ils farçtat pro^ter lews teireft. Cbi peut affirmer qu'en iSSGledxainage enYeififf^^ U>uX le département.

^e dif^iiage présente des chainoet de .^ocoès iBcosxtesiables sur la propriété du "^aillaQ; il,es souis-siolâ sont cakakes, marneux,, argileux et sablonneux, et vaxient à Viniw.

Sur certains points, le travail est peu di^endieux ; sur d'autres, au contraire, on rencontre des difficultés qui coûtent beaucoup pour amener les ti:anchéea à une profondeur convenable.

Dés la ;»»miére,ax9née, les^ récolîteft ont

été magiiiûqaes âur lès tetres draioées, et coït produit un résultat tibntdâérable.

Les travaux aTaiént été portés sur les points les plus humides, et les plus fangeux.

i La distance entre les tranchées a été calculée selon le degré d'humidité, avec l'intention d'ajouter de nouveaux drsdnà «i le dessèchement n'était pas complets 'Par ce mode d'opérer, la dépense a été réduite de la manière la plus satisfaisante.

lia profondeur des tranchées a été de 1 mètre 1 centimètres, i mètre 66 centimètres selon les circonstances ; enfin, sur tous les points drainés, les tuyaux fonctionnent sans interruption et le dessèche^ ment est complet.

Il y a plus de 120 hectares entièrement desséchés; et les travaux continuent, afin jque toute la propriété de M. Ch. de Bryas soit tout à fait drainée avant la Un de 1 855. Nous sommes entrés dans ces détails afin de mieux faire comprendre au public ce que représentent les outils, les tuyaux et tous les appareils de drainage, accumulés dans un espace de quelques mètres,

dans la galerie des produits de l'agriculture.

Aprèk avoir' constaté que M.d^ Biyas

anraitpéalii^ avec le succès le plus complet, toutes les données, toutes les promesses de -la théorie, -*- non» ferons connaître les ^vers jugements qui ont été portés par des autorités dont nous respectons la compé*< 'tence.

En 1854, la Société d'agriculture de la Gironde avait mis au concours im prix de •drainage. Sur le rapport présenté par M.

Jules Ivoy; cette récompense fut accordée â M. de Bryas.

' Depuis, l'Institut impérial de France, le c(ftiseil général de la Gironde, le Journal de la Gironde^ laSociétéd'Encouragement '^^pour rinduistrie nationale, le Journal des Débats^ la chambre consultative de Tar* rondissement de Bordealix, la chambre de conmierce de Bordeaux, TAcadémie impériale des sciences, belles lettres et arts de ^ Bordeaux, la société Linnéenne, la société Philomatique, la société d'Horticulture de la Gironde, le Journal d'agriculture pratique^ les auditeurs du cours d'agriculture de Bordeaux et de Libourne, ont apprécié à leur valeur les travaux de M. de Bryas, et publié des rapports et des articles qui ne sont qu'une suite d'éloges parfaitement motivés et dignemeht mérités.

M. le' marçtiis de Bryas éèt auteur ' d'un

i^BSp^ ««^^ qqjie liooAi !rdCjQaQfi]iianâûB6 ànofe iebteurs* Sous oe iitie : Exposé des ttth nÊàu%4* époinafê et de iiukhenm^ eai- ^éf par M^ £à. de Ér^m da^s su pifût priété du Tadllan, M. de Bryas, qui o^egt ila^ luanAie à s'arréler ûmua led sacrifices i)u*tl a déjà fidte ^a faveur to djewMige, ÉOnne cotte broekwQ ; il n^^ yeoâ paa.

& janaifl Imoi^ ^'^eii UiMi ^ux de» travaux agricoles d'une grande iP99orVaiK^, t}'e8t ofartftmement auf les merve^Umuc efiecka toht dramge 4aQdi la ^Qm^iae 4u camitl et modeste geptiU^ûiiîimi.

Il est iiqsipQâ^lble âe poucaer pl^^ l^in la p£éctéoQil88détail(5,'lt soodériidiçw 44l|s ia ev^oéS) ia digeÂté dans les ^t^^ci^^» 9t -eiufiA le 'à&éir de vm^x iwe ^jipq^^«

Aitoutesles app^abatioiiM^ qui 4piyeiM' #i ^«isaaiBmdot; .eoeoui^ie»? M« de Brya^, nous roi^eUerons c^Om ^'il vi^t de re- CDeiUir au milieu des expériences agricples qui os^^n liau à Trappes (Seioe^iBt-Oi&e}, le 14 août dernier, en présence de S A. f.

le prince Napaléoa.

Plusiiews membres de TAçadémie sa

lâoiiale agfnoole, MM. le comâe de Straten,

Ponthoz, Vitard, ^Wictet de Pontaçq, Jp -

«d , de fouxellw » Baqkmi de la âgra,

riences, qui se sont accomplies au milieu d-UH :pr0&HMi «exitheHsiasme.

M. de Eryas watt été ^v(ù^ ^ exécuter, sur la propriété de M. Baiily , un spécimen -de dradnage ; on avait ialfièé à déeôri^ert tma partie ^ Is traachée où sd ixonlraiÉ le 'drain collecteur^ Ae so^ ^mt le puUîb ipoirvait w&ir ^u icmd d» la iratochéè Y^aa -provenistni du champ ô^éeouler pari'orifiiae •du tuyau. Oo€rk[ues drains étaient restés & découvisrt poÀr€(ù'an fût faciiemeiiit se •«efodre tùw^ de la manière de priocéder, et juger de» i^ésaltats omeiiaB. M. deiryas .donnait é. ^ voulait les explioatkHiB las pins étes»dfti9s^ <et son argument âsM 9bpliepie ète^it >ceM-td : t Jlai^draiiié len entier ufie pPOpiEiété près de Seprdeaut qéi -valait 700,000 fr., etdontinaiâ lad pians ; je Tafferme aujourd'hui «ur ^ie 'prix de l,100,000£r., et mes fermiers <Mnt enchantés de leur marché. »

If 'est-ce point M une des plus magniAques apologies du drainage ?

iPàWLOWSKI.

extrait de la Patrie <ftf ^5 août 1SS5.

VISITE DE S. M. LÀ REINE d'âNGLETERRB AU PALAIS DE L'INDUSTRIE.

Majestés et Altesses se mettent en mai> che, le cortège suit. On traverse en droite ligne le palais dans sa largeur, on tourne à droite, et Ton entre dans le bâtiment oii sont exposées les voitures, puis, sous l'abri pittoresque où se trouvent les produits et les instruments de ragriculture.

C'est vers le milieu de cette galerie, devant le rustique toit élevé par M. le marquis de Bryas, pour abriter ses spécimens de drainage, qu'a eu lieu la première station. La Reine, l'Empereur, les princes Albert et Napoléon, ont complimenté à Tenvi le noble agriculteur. Celui-ci était heureux, moins encore de l'honneur insigne qui lui était fait que du triomphe de ses utiles idées, de ses rationnels et excellents procédés. M. le marquis de Bryas a présenté à S. M. Britannique un de ces petits livres où. il a résimié toute sa vieille expérience , et qu'il sème si libéralement du Midi au Septentrion.

En quittant l'ingénieux, opiniâtre et dé-

ntéressé apôtre du drainage, les augustes

TisitëtiTs sè dont retiàus âirectemejxt, par Fescalier du3»àvillon central du Sud, à la galerie du premier étage, et sont entrés dans rezpoaition anglaise, pour faire une courte lialte dans Tlnde.

JBmtrait du Moniteur universel du 6 août 1855.

VISITE bu FBINGB NAPOLÉON A l'EXPOSITION

Ul^IVERSELIiE.

r: Dans la deuxième section de la troisièlue classe, Son, Altesse Impériale a examiné en détail tout le système de drainage établi dans la galerie agricole. M. le mar- (juis de Bryas, qui a fait avec succès Tapplication en grand du drainage dans les divers sols de la Gironde , a donné au Prince des explications intéressantes sur cette nouvelle pratique agricole, qui commence à prendre en France un grand développement.

Extrait du Globe industriel, du 21 octobre

M. le marquis de Bryas, un de ces hom-

hotf tortmift, Itwt temps eftjoi bBÈom kne^

nombreux voyages dmà fai. lui idfé^djMT)

drainage, et il a reconnu que la mauvaise qualité des tuyaux côSîpromet souvent leâi)Béi:atiQps^ Dans les obsery^tipns àull a adressées k ce sujet â l'Âcadènilô des

veur qu'une CûS6tr»[^li/E)Q , négligée peut jeter s\ir un groçé4é qxd rend 4ém d'éçjiinents services à j*é6on,p9ité }*ufkie, et il manifeste cette opinîôi^ ; : « que lé gouyernemei^t, gui s^'est nlQûtréitrêsTdisposé à enjcouragér l^étâblissêment de fabriques ppwr les tùyaùXy da ÎJrâinage, d^yfâifr, avant d^^ccprder son suppui fi^iix étalillssé?^ ments qui te Véçïameiït, Vâsàiirer ^ela terre qne Ton se propose d^émployer pour Içs àrains est d'une bonûe qualité, que les directeurs de Tusine ont le s Connaissances nécessaires et qu'ils donnent aut produits le degré de cuisson vquIu. »

Vers 1851, on a examiné en Angleterre

4'W»lçi -d^ tulje^ 01^ ^^j^ré^ ei^ ,çutt^percha, se prêtent nçÇjleur souplesse aux mouvements des terrains et offrent, en

Jflttîs(ï1?5Bfé A'fexîgènt '^ôtit ' tfelà jg[ti'tïne isîmplé sonflttfê iveô dë^ jjkqûé» fie 'fei xnême matiéïè appli^àeîr â l'eau botîiiltante. Cette inuovation a eu 3ti Suèéèe, maisneparatt ^ à^^ofi^Jrtôîiiié%miîde extension. . '

On s'est aiissî setVl, ^t pdtit atftëhieï les eau:?: dans tes rigoîes à'irïigâtiQn 'ë| ttans le& divers réservoirs x:jU (Jistrifttrtettîis des fermes, sdlt pottt fllrigër Ws teâtoi vfers les fossés d'teotiîenïèiit'^ ' ^è^ ' lf^^ etl plomb ; mais Vusàge eu ^ ëté^iiéîaîisé S cause des inconvenienis tjtf 9é jrêrstotie^l;; dont le moindre est de vicier la saltîbfité des eaux et Ae s'écattèîer de âéiriWftri'eé SI la suite des contractiottis et âîlatâtticrti^ ^Ufe le mét^l subit altetnatitëiUfeint. ^ ; • ' ■

' n ndus reste maintenant à exailaiîiiiBFBi question xpri entre en première ligne dans les considéraHionlft ^ dèteiïittitlf^ ies opérations indaétttelled t : > ^

« le prix du drain-age . complet;^ t^fei M. <9aes, de I^embeçlCj.près d6 'Bruxelios^ est rev^u à itS fr. par hecJJare 'd'iinè terré atgilb-sHiceuBê ^oïnogèîié,«û5y^ût'lé détail éi-desSouè, des Mis iour tjfbii^iïét;-

» 3,119 mètres de fossés (drains) prcH fonds de 1»,25, large de 40 cent, en haut et? cent aa fond (à7fr. les 100 mètres ) 218 fr. 22

» 7,800 tal)es de 30 millim.

de diamètre intérieur et 35 cent, de longueur (à 20 fr.

les 1 ,000 tul)es , pesant 950 kil.) 156 »

» 1,700 de 68 millim. de diamètre intérieur et 33 cent, de longueur {à 25 fr. les 1,000 tubes, pesant 1,300 kil.). 42 50

» 500 tubes de 80 millim.

de diamètre intérieur , et 33 cent, de longueur (à 25 fr. les 1,000 tubes , pesant 3,000kil.) 17 50

» Frais de transport, rem* Uais, etc 72 »

mm

» Dépense totale pour étar blir le drainage de trois hectares 506 fr. 33

En France, dans plusieurs localités, le drainage a produit les mêmes résultats qu'en Angleterre et en Belgique. Dans des conditions défavorables qui ont exigé l'em- 7loi de larges tuyaux disî>08és transversî^

liemeàt pour recueillir les eaux i^ëéiri-^ î)lées par les petits tubes, le prix coûtant a varié de 200 à 150 fr. par hectare, laissant cependant un intérêt annuel trèsélevé ou un bénéfice à partager entre le propriétaire et le fermier.

D'après des expériences de drainage récemment exécutées en France, le prix de revient de ce nouveau système d'amendement est encore selon le chiffre que nous Venons de fixer plus haut de 200 à 250 fr. par hectare ; mais ce chiffre varie de 200 à 1 ,000 fr , selon les diffijcultés exceptionnelles du terrain.

« M. de Bryas,' dit M. Victor Borie dans un remarquable article inséré dernièrement dans la Presse^ M. de Bryas, frappé des merveilleux résultats que produisait le drainage en Angleterre , entreprit en 1853 d'assainir une propriété de 184 Hectares en jardins maraîchers, serres, vignes et î)ois qu'il possède à 8 kilomètres de Bordeaux. Les sous-sols sont calcaires, marneux, argileux ou sablonneux. Ses terres, dans certaines parties, étaient tellement marécageuses, que la charrue n'y pouvait entrer qu'en juillet. Dans la première campagne, M. de Bryas a fait drainer 65 hectares. Aujourd'hui les travaux se

^Sm wM WWf^^ ^ ^4 a- pu Jufl^ir des

ea vigp^^ Q^ F^9A;it surgissait de tQU3 c^téft) et o4 VoA ne pouvait àQnnQP le^S^pj$4 qu'après uue longue séchQre^^ ^ soi^ li'ouvésv. huit jours 3çyè8 la pos^ des tuyaux, cp^iplQtemeut purgés d^ cette luj^ midité swaboudaiite, et se, sont couvecij9 4'une vc^gé^tipn magnifiqjOie. Le& te^xepi fortes et cpigipact^s qui formaienil lu?^ boi),e g^i^pe pendant les pluies,, pou? se creyqs^r profondjèmeçt ajox ray Qn«/ d*m^ soleil ardent, sont devenues jorçuaes et friables*, ÎA iiatjare du. terrain, tes conditions de s^ culture,.se sonttransforoiées comip^ p^ enchantement, et ^i^telIig^nJt proi|i:iétaire a rapidement ret^^ouyé les avances, relativenaent insignifiantes» qfi!il ayait fajltps. Placée, il est vrai, danis ubjÇ situçition avantageuse et un peu exceptiqiknelle pour exécuter des travaux de drai-i»

nage, à cause du bas prix de la lïiainr d'œuvre (1 fr. 25 c. et 1 fr. 50 c. pa^r jou^) et de la proximité d'une importante fabrique de tuyaux, M. de Bryas a draiué. ua peu plus dç 50 hectares .pour 5,-2.00 fr.» Qçi

Lqni mj^ttrait l'hectare à cent et quelgue^ fra^9. «^WQu^SDépia^tiP» BPUïW^Ç

^ vfn. , llhâetiârt m^av te drèiodge <MM.t été le drainage, pour 150 e\ 170 fe.

J^i^aH éa Jtànée industriel du 22 septembre mh.

îiXÏ>6SÎTIÔN UNIVERSELLE DE 1855.

TRAVAUX DÇ DUAINAGE,

N(m«llfQ]di|»p«K^v âana notre deeei^ -Itmiié]») la U^te (la» 4éaiH?iir|i9»ir^ ;das .^^Pftode» méd^iU^^ d'ïioaneur et4d« i3ià' -daill^ à'hoiï^^u]? diabûbuéps à la suite de rEzposition universelle. Cette liste, cam- 9ad '}e tsâAenu ^ m^Qs, pécpioafBUses, 'ttôsârfourçiBa l'occ9fÛQQ d*appBé(&ier mie- 08»i¥ei9iMt la »t)ftt,ti(F|ï d^s ppiacipaii^ 9rodi»e4ï»i3r& e( la vsilear no^aetive ées di- Yasa groupe» d'mduistiâa.

l» tFi^rail agri(K)li0Y et potanarpent. le 4raio^|e, i^^peUe ai|ji}iird'lMû ^ptra afiien-

^(teT«ait!|ii$ I».a[u«a|i€i9>. du di^|9#ga a

)Mrifi deptdl» que^ue tempirm Fntn^ce une notable importance. L'Bxposition universelle est venue donner à ce fait une écla^ tante consécration.

Parmi les propagateurs les plus éclairés de la nouvelle méthode, nous devons si- ^aler au premier rang M. le marquis Ch.

deBryas, propriétaire au Taillan, dans le département de la Gironde. M. de Bryas, qui avait exposé des tuyaux et des outils de drainage, ainsi qu'un plan général des travaux de drainage exécutés sur sa propriété du Taillan, vient î'obteqp*, à la suite de notre grand concours international, la croix d'ofiScier de la Légion-d'Honneur, '^vec cette mention :- Vulgarisation et ap^ plication nauveUe dw drainage dans les départements du Midi. Ces termes indiquent ia nature et la portée des services lécc^pensés. • ..... . j

' Il faut savoir, en effet, que le drainage a pris naissance dans le Nord, et qu'on avait cru d'abord, en raison de' la nature différente du sol, qu'il resterait sans utile application pour nos contrées méridionales. Mais le drainage n'a pas seulement pour résultat d'assainir les terres trc^ humides, il a pour effet encore de rafraîchir

8 terres trop sèches. Les agriculteurs du

Midi 8è Bont donc approprié à leur tour leà > Menfaits des iiouvèaox procédés, et c^ést à M. le marquis Gh. de itoyas que revient, à cet égard, le princr^àl mérite des améliorations accomplies.

M. de Bryasa puMié sur ses travaux une brochure que nous avons sous les yeux et où abondent les faits les plus instrux^tifs et les plus dignes' d'intérêt. Cette brochure nous permet d'apprécier, au moyen de documents authentiques, la valeur, des services que M. de Bryas a rendus à Tagriculture.

Ce sont des Rapports présentés à la Société d'agriculture de la Grironde et qui ont fait décerner à M. de Bryas le prix d^ensemble et le prix de drainage. C'est un rapport pré^nté par H. Barrai à la Société d'encouragement et où nous trouvais le p^^ssage suivant : w

« Dans toutpays.oùMy.af^jEfigtrais, le drainage est indiqué comme devant produire les meilleurs efTets. Cependant, lorsque Ton cherche à propager cet admirable moyen d'assainir les terres, de doubler, de tripler souvent leur fécondité, on vous objecte qu'il n'est bon que poun lé; Nord, où.

l'humidité est en excès ; qu'il ne poutriaî pas sa^s doute réussir daps le Midi ; que

duiade* T0i)garft luMampânly il aecasl iiâ^ pa$flilda Yoire GommiâaioQ a étà beûrûuat< (lei^ttir le (kainag^ établi, sur im« grande éohcàle dazift le Boordâlais, où M^ da Bryas à déjà employé environ 70,QÛO tayaux^ et Mi le comte Dachifeel enviroa dO^QQO, te glû pioove ^e plms de 40 hectapea ont été drainéfs. M. de firyas nous a fait voir, dans sa belle propriété du Taiwan, oombi^k ropésation avait eu de ^uccèà. Be noni"* breux tuyaux exposéa par Mil. ClamagCH TéSLy Robert et phnsieurs niitreB faâ^riciintB) montraient d'ailleurs que l'exemple serait GoMa^us, etquQron pouvait ptodamer que le dtaisiâge produirait lum DQieinade bi^afaita spua le ciri ardent du Midi que' dans l«s pra.iries pluvieuses du Nord. •

fie Bont des Ra{)po9*ts de k fiotiétè iiii* néeâltô de BordeiMix, de la So^té j^o^ matique, de la Société d'hôrtlcûltûrè 4e la QikrcHidê et d'autres dôeuSients eiioore, oonstaitaut aveo uiâe r^p^ar^able unaai^i^ mité les heureux résultats de l'iâitiàtite et des tmvBUx de M, firyas.

La dâsâributàoa des récoifi^efisesde PE%^

posi^ea xïiiivei^selle eiBt vendue digâernent

"^sacrer toutes ees imposaMesmnifestas.

* Extrait de V Abeille impériale du 15 fé- 5 vrier 1856.

Sa Majesté le roi des Belges a daigné nommer M. le marquis de Bryas officier de l'ordre de Léopold.

M. le marquis de Bryas, ancien député de la Gironde, a été, à la suite de TExpo* sition universelle, nommé of&cier de la Légion-d'Honneur, On n'ignore pas que ses travaux de drainage, si complets et si heureux, lui ont valu, avec ces distinctions éclatantes, la sympathie de tous ceux qui s'intéressent au progrès de l'agriculture française. Nous détacherons, pour faire connaître ces travaux, quelques Ugnes d'une des pages de rAU)um de l'Exposition \iniverse7" . :

« C'est pa de semblables études et d'aussi utiles ♦ echerches que ceux qui portent les grands noms de la vieille France maintiennent leur rang et restent à la tête des générations qui feront la force de la France nouvelle, etc., etc., etc. »

Baron de BRISSE.

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