EXPOSITION UNIVERSELLE DE
Classe m. — 2e et 3« sections.
MATÉBIBL AQAICOLB.
Compte-rendu des expériences faites à Trappes, le marâi 14 août 1655, en présence de S. A. /. te prùïOôiNapolStm.
Mardi dernier ont eu Ueu les expérien-
ces dont nous avons donné le programme dans notre numéro de lundi. Depuis samedi, MM.- Barrai, Tresca et Trélat, membres du jury, chargés de Torganisation, assistés de MM. Peligot , Schababer, de MarcoUe, fleuzé, Baron et Auteroche étaient venus s'établir à Trappes pour diriger les travaux.
Une enceinte générale de cordefe limiiàit le champ de manœuvres , d'une superficie ' de dix hectares, séparé en outre par d'autres cordes en six ateliers principaux , conformément au programme. Le teïrain avait été admirablement choisi. Au sud , l'atelier de drainage , puis en allant du sud au nord, le labourage, les machines diverses appropriées à Tagriculture, le battage, Tensémencement et le sarclage ; enfin au ûord-ouest , séparé par un pont, deux autres ateliers , le champ du moissonnage, puis de l'autre côté du pont, à Vouest, le fauchage, le fanage et le ratelage. Le pont avait été jeté depuis dimanche, et solidement établi, de manière à permettre le passage dés moissonneuses et des lotirdes charrettes de blé. Entre le saifclage et le fauchage se trotiviiit uûe tente divisée en deux parties : Tune destinée au Jïînce,. et l'autre au buffet.
Le ciel favorisait cette fête agricole, et un temps splendide avait succédé au temps froid et douteux de la veille. Aussi, dès le matin, les cultivateurs des environs se rendaient-ils en foule à Trappes , où les attendaient les machines de toute espèce.
L'école de Grignon, ayant à sa tête son directeur, M. Bella, était venue en masse, et à partir de neuf heures, les trains de Paris conduisaient à Trappes un nombre, énorme de curieux.
L'administration du chemin de fer de rOuest avait mis à la disposition de S. A.
L un train spécial et direct , qui, parti à neuf heures dix-huit minutes, amenait vers dix heures un contingent nombreux. Le nombre des visiteurs pouvait être de cinq à six mille personnes. Deux compagnies de ligne, assistées des brigades de gendarmerie de Trappes et de Bois-d'Arcy, et des gardes champêtres des communes environnantes, suffisaient à peine à maintenir l'ordre dans la foule, impatiente de voir et de toucher ces machines puissantes qui viennent remplacer le travail de l'homme ' jusque dans les travaux champêtres.
La CoDMnission impériale n'avait rien ïiégligé pour faciliter Tintellig^nce du tra^ vail. Des programmes détaillés étaient dis-
jribués pdr &es soins , avec des plans à Tappui^ qui doûnaiont^ avec la configurar tioa du terrain, les déliioutations des différents ateliers, afin que chacun pût, pour ainsi dire, toucher diu doigt la suite des opérations.
■ A dix heures et guart S, A, L arrivait -sur ce champ d'épreuves , dans la voiture de M. Dailly, niembre du jury.ej propriétaire du terrain, dont la cordiale Jiospitahté ne s'est pas un seul instant démentie, .et iqui y pour la qua^ième fois .depuis six semaines, prêtait son concours à $e$ collègues, avec un désintéressement au-dessi^s de tout éloge.
: Le prince était accompagné de M. Bquher , ministre de l'agriculture ; de 1(. Drouyn de Lhuys ; de MM. le Play, coipmissaire général de TExposition, et Arlès- Dufour , secrétaire général de la conunission impériale ; de MM. de Gasparin , de Kergorlay, Yvart,'Boùssingault, Vilmorin, Barrai, Dailly, Tresca, Tretat, Monny de Mornay, Robinet et Lefour, membres du jury de la classe d'agriculture , et d'un grand nombre d'autres jurés français ou étrangers.
La visite commença immédiatement par llatelier du drainage. S. A.J. f«t reçue par
M. to «laïquis de Brym^ qtsi, 4l{>ais m^ -dB huit iowk mxt le tamÉa, et inrec œttè âctÏTité qu'oâ hû eonaaît) était purvidiiu & Ubh» esi^\M»r A fovee de labeur et d'aiw {(enty un ^dimen assM completâu dçainage \isité dans le Midi , dans tes eoiidi- 'tioQs deleitahi'l^R plus dèfinnorâdilesi. M. de^BpyaR^ar< voir' an priûce les âifE^eote -étate du ^arâftftl , âeimis le prenûer fer de Mblte jtts^'à kl {dus grande préfondeur ; kd a montré lee trancbéee oiotaverte» et ^éetusWMà, et M a ^yé^enté de9 oùvri^Bs q^'û a^vtô ftBt<T^ir de Bordleaiix pour esèénter le dminaige. Iniii, S. A. I. a eMminé, avec le plus grand intérêt , lee (mtils emplcF^ëë pft^ M. de ]to>jras et lee pUn» de i^rsââs^sf exéeiâtèa daiïs^se» pïoptiétési de
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EXPÉRIENCES DE TRAPPTlî^.
Le sjs^uêfssuê^ àe êrain»ge de H. te marepils^è ft^yaS) dont âous'scrone déjà» ood9taté les merveiQeux résultats (voir la éte- UH&éB n JDiliél^ ate^pnMiuit air gmnd
favorables aaiis àmi» y xmA âwd éw cQoditions d^exécution $i bien raiçosméee^ quQ, grâca à Viafatigable actmtiè dQ aion, auteur et au désiut^re^a^memt uiépuiaiJ^»
qui l'anime, plus de «ix loiUe ^pectateum ont^u se convamcre^ d'aprèauB Bpéoim^n QQZxiplet, . de la facilité avQQ laqi^Uô s'opère le desaècheiiiçiLt , et des avantages cw$idéral%3 qui eu woxiX la néeemperifle.
Xe géuérewc apOtr? d^^ Tidoe d'aa^ûniak oeiu^ut et d'abondauc^ assurée atait ftiit venir, à ses frais, de ses propriétés de b Gironde, des draineurs que les conseils du maître et la pratique de chaque jour ont reiidus tjrès-habiles ; ila avaient là tOU9 l^s genteà d*outils dont les combinaisons dès divers plans, les caprîceâ des cours d'eau souterraine, et les diffiouliéf^ du nol exigent remploi. Les travaux de terrassement, de ^rtoehèea et de pose des drains n'ont P99 demaujiié moimde câuquante journàes 4'h<mime, mais Vceuvre de démonstmtioq a ^t^.Q^^^tée en quelques jour», lue prii^cQ paré^d^t de la comims^ion impérial^! le jlM^^QternatioQal et plusieiairB milliers de P^PQiu)^ ont emporté de ià l^Atme cou* vietit)iï ^ue le drainage , tel cfue le pratiqfmM^ te Biarepùs de Bryas, et tel qu'il h.
popâtim 8fyf»o ttii fléte ^ «isa dMlittéres^
sôment an-desôus de tout éloge, est appelé à supprimer la plupart des miasmes délétères , à tripler la fertilité des terres qui donnent déjà des récoltes, et à rendre productives celles que l'immersion avait jusqu'alors frappées de stérilité.
Cette démonstration a coûté quelques bons billets de banque à M. deBryas, mais il sait jeter à pleines mains la semence du progrès, et le noble propagateur s'estime heureux dès qu'il la voit germer quelque part.
Extrait du Palais de F Exposition du
25 août 1855.