ET SÜR DES EXPÉRIENCES AUXQUELLES IL A DONNÉ LIEU
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 31 juillet 1843. — Commissaires : MM. Andral, Boussingault, Breschet, Magendie, —'Bulletin des
comptes rendus des séances de l’Académie, 3“ trim. 1843, p. 217-220. — Journal des découvertes et des travaux pratiques importans en médecine, chirurgie, pharmacie, etc., mois de septembre 1843, p. 271 et suivantes. )
Le sujet de ce cas pathologique était un officier de l’armée d’Afrique, qui avait contracté sa maladie j)ar suite de rapports, assez intimes, avec des chevaux, soit farcineux, sbit morveux. Inoculée sur trois chevaux et un mulet,, à Alger, la maladie se reproduisit, sous différentes formes, ' sur ce dernier et sur deux chevaux. La matière de l’inoculation avait été prise sur le malade après sa mort. ^
Addition A de précédentes communications sur une maladie
' DES RÉGIONS TROPICALES DANS LAQUELLE LA MUQUEUSE DU GROS INTESTIN ÇST FRAPPÉE DE GANGRÈNE.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 6 octobre 1845. — Renvoi à la commission déjà nommée pour l’examen des précédentes communications sur le môme sujet. — Bulletin des comptes rendus des séances de VAcadémie, 4« trim. 1845, p. 819. )
Il résulte des différentes communications de l’auteur sur le Bichode-Cu ou ver au fondement, encore appelé gangrène aü rectum :
1“ Que la muqueuse du gros intestin,peut être le siège d’une inflammation tellement intense, que le sphacèie en est le résultat ;
2® Que cette terminaison est fréquente sous la zône torride, dans la maladie connue des colons français sous le nom de Ténesme, et qui est une colite des plus aiguës ;
3® Que cette même colite n’est pas rare en Algérie, surtout dans la province d’Oran, où elle à été désignée sous le nom de Colite hémorrha^ gique, à raison de la perte de sang qui l’accompagne nécessairement, par suite de la rupture des vaisseaux ^qui unissaient la muqueuse sphacélée à la membrane sous-jacente; ‘
4® Qu’après s’être complètement détachée de celle-ci, la muqueuse sphacelé est ordinairement rejetée, avec les selles, plus ou moins de temps avant la mort;
5* Que lorsqu’elle s’est détachée dans tout son pourtour, et de haut en bas, elle peut s’engager dans la marge de l’anus et y rester suspendue, pendant plus ou moins de temps, si elle tient encore par quelque point aux parties d’où elle provient, ce qui arrive fréquemment;
6® Que, dans cet état, sa forme est ordinairement celle d’un ruban étroit et tordu, ce qui l’a fait prendre, par le vulgaire, pour un ver, d’où le nom de Bicho, ver, qui lui a été donné, ainsi qu’à la maladie dont elle n’est qu’un épiphénomène; — qu’alors elle s’allonge toujours beaucoup par le déplissement de ses valvules ( et aussi par les tractions qu’on y exerce souvent, croyant avoir affaire à un ver ), perdant ainsi en diamètre ce qu’elle acquiert en longueur, et qu’elle peut mesurer alors jusqu’à un pied et plus d’étendue ;
7» Que c’est à l’auteur que la science doit la connaissance du fait pathologique dont il est question, fait dont il était journellement témoin aux Antilles, pendant un séjour de douze années ; — que c’est également à lui que la science doit encore celle de la véritable nature du ver au fondement, le Bicho-de-Cu des Portugais et Espagnols de l’Amérique tropicale, maladie dont il était impossible de se former une idée d’après le peu qu’en avaient dit ou écrit les voyageurs, et qui, d’ailleurs, supposait un fait qui n’était pas encore admis dans la science.
SüK tE8 CAUSES DD GOITRE ; avec Cette épigraphe:
Qnis tumidum guttnr in Alpis ?
JuvfKAi:., Saura xii.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 20 octobre 1845. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 4' trim. 1845, p. 921. ) le goitre s’observe sur les deux hémisphères, et par toutes les latitudes d’où l’auteur pense qu’il ne peut tenir ni à la nature du sol, ni à celle des eaux, etc., et qu’il doit reconnaître une cause d’un ordre plus élevé, plus général ef plus en rapport, en un mot, avec l’effet produit. Cette cause, il la trouve dans le court séjour du soleil dans les localités où il s’observe, qui sont les vallées, rien que les vallées, pour l’auteur du inoins, quelque opinion contraire qu’on ait émise, ou qu’on pourra émettre à cet égard.
SüR LE GOITRE ET LE CRÉTINISME EN ALGÉRIE.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 3 novembre 1845. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 4® trim. 1845 , p. 1000. )
Il résulte de cette communication que le goitre et le crétinisme ont été rarement observés en Algérie, le créti listne surtout, ce qui ne tient peut-être qu’à ce que, jusqu’à ce jour, nos troupes se sont peu avancées dans l’intérieur des montagnes où on pourrait les rencontrer.
Sdr de nouveaux cas .d’hvdrophobie dans le nord de l’afri-
QDE.
{Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 6 avril 1846. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 2» trim. 1846, p. 612. )
Cette nouvelle communication sur l’hydrophobie avait pour objet trois cas de cette maladie, dont un sur l’homme, développé spontanément, et les deux autres sur des chevaux, par suite de morsures de chien. Depuis, quatre autres cas de celte dernière transmission ont encore été observés en Algérie, de sorte qu’aujourd’hui, le doute n’est plus permis sur la possibilité du développement de l’hydrophobie chez les animaux herbivores. Cette question, du reste, n’en a jamais été une pour les Indigènes qui, chaque année, font tant de pertes en chevaux, mulets, chameaux, etc., par suite de la maladie dont nous parlons. D’un autre côté, elle n’est pas-moins fréquente chez les Indigènes
eux-même», ce qui s’explique par la grande quantité de chiens qu’ils entretiennent pour la garde de leurs tribus et de leurs troupeaux.
A la connaissance de l’auteur, les cas d’hydrophobie observés sur des Européens en Algérie, depuis l’occupation française jusqu’à ce jour (août 1851), s’élèvent à une viu^tairie, et ceux observés sur des animaux herbivores, durant le même laps de temps, à six, dont cinq sur des chevaux et un sur un mulet.
De la natdbe de la maladie connue des anciens sous le nom DE Scelotyrbe ou Sceletyrben; avec quatre planches.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 29 juin 1846. — Commissaires : MM. Andral et Velpeau. — Bulletin des comptes rendus des séances de VAcadémie, 2» trim. 1846, p. 1146-1148. )
Strabon et Pline parlent de cette maladie, le premier à l’occasion de l’expédition de Gallus en Arable (24 ans avant J.-C.), et le second à l’occasion de celle deGermanicus sur les bords dti Rhin ( 14 ans après J.-C.). Dans l’armée de Gallus, comme dans celle de Germanicus, elle marchait de front avec la stomacacée ( scorbut ), dont elle était, en quelque sorte, la compagne inséparable. C’était une gêne, une difficulté plus ou moins grande dans les mouvemens des membres abdominaux, ainsi que son nom l’indique ( de sxelos, jambe ou pied, et de tùrbs,'gèae, difficulté ), état qui pouvait être porté jusqu'à l’imposibilité absolue de la locomotion. Aussi Galien, ne considérant que l’effet, sans remonter à sa cause, voyait, dans cette affection, une sorte de paralysie. Souvent observée par l’auteur, en Algérie et aillenrs, il en assigne la cause, qui est fort simple : ce sont des infiltrations sanguines qui se forment, et dans les interstices musculaires, et daii.s les muscles eux-mêmes, dans ceux de la cuissp, comme dans ceux de la jambe, notamment dans les jumeaux. C’est ce que démontrent très-bien les planches qui accompagnent le travail de l’auteur, et où sont représentées des tranches musculaires et des coupes de membres ainsi infiltrés. Cette infiltration, que tien ne décèle à l’extérieur, si ce n’est un peu de dureté du membre, avec ou sans changement de couleur à la peau, peut être portée au point de rendre le tissu musculaire tout-à-fait méconnaissable et de former même, des différens muscles d’un membre, un tout comme homogène, plus ou moins compacte, sans distinction de tis.su cellulaire.
Ainsi donc, la Scelotyrbe ou Sceletyrben, qui marche de front avec le scorbut, comme nous l’avons vu plus haut, n’est qu’uue forme de cette même maladie, au point de vue de sa localisation ou de ses symptômes locaux, ses symptômes généraux étant absolument les mêmes.
La Scelotyrbe ou Sceletyrben se voit souvent dans les prisons, les cachots et autres beux de détention, tels que les silos en Algérie. Dans l’armée, les malheureux qui en sont atteints passent généralement pour en imposer, et les con-équences les plus graves peuvent être la suite de cette méprise. C’estun point sur lequel on nesaurait.trop appeler l’attention des médecins chargés du service des prisons militaires et autres.
Én collaboration de M. le docteur Paul :
Instruction sur les moyens préservatifs du choléra. — Instruction SUR le traitement du choléra.
( Moniteur algérien des 10 mai et 20 septembre 1849, n« 991 et 997. )
Un fait important s’y trouve consij'né, c’est la cessation immédiate des crampes de la jambe, par l’extension du pied.
Histoire chronologique des épidémies du nord de l’apriqde ,
DEPUIS LES TEMPS LES PLUS RECULÉS JUSQU’a NOS JOURS; aVeC
ces épigraphes :
A l’égard des événemens qui appartiennent aux temps passés, la vérité est difficile à saisir.
Diodore, liv. XIII.
In rebus tam antiquis, si qna similia verisint, pro veris accipiantur, satis babeam. Tite-Live, lib. V.
Alger, 1849, in-8».
(Extrait du Moniteur algérien des années 1846, 1847, 1848 et 1849. )
Rapportés par des historiens non médecins, les faits médicaux relatifs à l’Afrique ancienne, laissent plus ou moins à désirer au point de vue scientifique ; l’auteur a cherché à le.s éclaircir et à les interpréter par des faits nouveaux observés en Algérie, depuis l’occupation de ce pays par la France.
Sur LE CHOLÉRA OBSERVÉ D.iNS LA RÉGENCE DE TUNIS EN 1850.
( Akhbar, journal de l’Algérie, du 2 mai 1850, n» 1340.
— Gazette médicale de Paris du 25 mai, même année, n» 24. ) Ce sont des observations faites, par l’auteur, sur différens points de la
Régence de Tunis, à l’époque précitée.
La Régence de Tunis est la dernière contrée où l’auteur ait ob.sérvé le choléra; il l’a retrouvé là ce qu’il l’avait vu partout ailleurs; il l’a retrouvé, sur les bords de l’ancien Bagrada ( aujourd’hui la Méjerda), en 1850, ce qu’il était sur ceux de la Vi.stule, de la Sprée, du Danube, de la Seine et du Rlrohe, de 1831 à 1832, et, sur presque tous les points de l’Algérie, de 1834 à 1849.
Cette longue observation du fléau, sur des points si divers, n’a modifié en rien les premières idées qu’il s’en était formées, et qui se trouvent exposées dans l’ouvrage précité. { Du choléra observé en Pologne, depuis Varsovie jusqu'aux frontières russe et prussienne, etc. )
Sur le choléra dans le djérid ( pays des dattes ) tunisien, de 1835 A 1836, d’après des observations faites parle docteur Mongazon, envoyé sur les lieux pour reconnaître et traiter la maladie.
( Atlas, journal de l’Algérie, du 4 juilllet 1850, n» 150.
— Gazette médicale de Paris du 20 juillet, même année, n» 29. )
Des chiens, en grand nombre, moururent dans le cours de cette épidémie, et le docteur Mongazon crut reconnaitre, dans leur maladie, tous les caractères de celle qu’il observait en même temps sur l’homme.
CHlRVReiE.
SüR UN SQUELETTE ARTICULÉ DE MANIÈRE A DÉMONTRER LE MÉCA¬ NISME DES LUXATIONS, PAR LE CHIRURGIEN WaTTEMAN , DK
VIENNE ; avec figures.
{ Communication à l’Académie des sciences, en 1832. — Commissaires : bajron Dupuytren , baron Larrey. )
Lettre sur la statistique des militaires amputés pendant la CAMPAGNE DÈ CONSTANTINE , EN 1837.
( Gazette médicale de Paris du 2 juin 1838, n” 22, p. 347. ) Nouvelle lettre sur les militaires amputés pendant la