TANT DANS LES HOPITAUX QUE DANS LES CAMPS, PENDANT LES
ANNÉES 1837, 1838 ET 1839, non comprises celles de la CAMPAGNE DE CONSTANTINE, EN 1837.
{ Gazette médicale de Paris du 13 février 1841, n'>7, p. 105. )
Statistique des opérations diverses pratiquées a l’armée d’afrique pendant les années 1837, 1838, 1838 et 1840,
NON comprises les AMPUTATIONS ; — STATISTIQUE DES OPÉRA¬ TIONS PRATIQUÉES DANS LA POPULATION CIVILE DEPUIS L’OCCUPA- TION FRANÇAISE, NON COMPRISES LES AMPUTATIONS.
( Gazette médicale de Paris du 3 avril 1841, n» 14, p. 215-216.) ■ '
Dans ce travail, figurait la résection d’une portion de l’humérus, côté gauche, avec désarticulation et extraction de son extrémité inférieure, puis coaptation des surfaces articulaires du radius et du cubitus avec i’humérus réséqué. Ces différentes manœuvres opératoires fprent exécutées, par l’auteur, à l’hôpital militaire d’Alger (hôpital du Dey), le 27 mai 1840. Le sujet était un jeune miliiaire du 17* léger, nommé Jugla, qui, le 20 du même mois, avait eu le bras gauche fracturé par une balle, au combat du col de Téniat, près Médéah.
Sur la désarticulation coxo-fémorale pratiquée en Algérie
DEPUIS l’occupation FRANÇAISE , ET SUR LA CAUSE DE LA MORT, PLUS OU MOINS RAPIDE, QUI LA SUIT ORDINAIREMENT ; aVOC CCttC
épigraphe ;
Quœrere verum. . .
( Lettre d’Alger au baron Larrey, 25 mars 1842. )
L’auteur, deux ans auparavant, le 26 mai 1840, avait eu occasion de pratiquer cette opération à Cherchell. C’était sur un militaire du 48» de ligne, Basque, qui, le 20 du même mois, au combat précité, du col de Téniat, avait eu le col du fémur gauche fracturé par une balle.
Sur une double luxation des vertèbres cervicales , observée A BONE, ALGÉRIE, EN 1834.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 10 avril 1843. — Commissaires ; MM. Breschet, Roux, Velpeau. — Bulletin des comptes rendus des séances de VAcadémie, 2* trim. 1843, p. 750. )
Sur l’utilité du trépan dans les fractures du crâne.
( Communication à l’Académie des science^, dans la même séance que la précédente. — Commissaires : Breschet, Roux, Velpeau. — Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 2“ trim. 1843, p. 750. )
Cette communication avait pour but de relever l’opération du trépan du discrédit dans lequel elle était tombée. L’auteur attribue les insuccès qu’on Iui reproche au retard qu’on met à y recourir. Pour lui, comme
pour quelques autres chirurgiens qui se sont occupés de la rnéme question, ce sont généralement les lésions les plus légères, telle qu’une simple fêlure, qui finissent par donner lieu aux accidens les plus graves. Cette opinion, du reste, n’est que l’expression des faits déjà acquis par la science, comme de ceux observés par l’auteur dans le cours de sa longue pratique, mais surtout dans les guerres de l’Algérie depuis vingt ans. 11 cite, dans sa communication, un succès bien remarquable de l’application de ses principes dans un cas de fracture du crâne par un coup defeu. Lesujet était le claironMichel, du t7* léger, qu’il trépana sur le terrain le lendemain de sa blessure. C’était le 20 mai 1840, au col de Téniat, localité déjà citée, l’auteur revenant alors, avec l’armée, de la prise de Médéah.
Sur une noüvelle méthode poür l’amputation des membres. (Communication à l’Académie des sciences, dans la même séance que la précédente. — Commissaires : MM. Breschet, Roux, Velpeau. — Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie , 2® trim. 1843, p. 750. )
Les membres amputés selon la méthode circulaire, laissent plus ou. moins à désirer pour le résultat, même dans les ras les plus heureux, ceux où l’extrémité .le l’os est recouverte par les léguniens ; de coutume, elle l’est seulement par une cicatrice mince et tendue entre les légumens divisés, et sur laquelle s’exercent des tiraillemens qui l’exposent incessamment à des déchirures. A ces inconvéniens vient se joindre celui, non moins grand, de ne pouvoir soustraire sufflssamment, à l’action des agens extérieurs, l’extrémité de l’os, et d’où suivent les douleurs qui s’y font alors sentir dans les changemens de temps. Tous ces inconvéniens réunis ont porté l’aoteur à adopter, pour l’amputation des membres, la méthode qui fait le sujet de la communication ci-dessus.
Dans celte méthode, qui n’est qu’une combinaison de la méthode circulaire avec celle dite à lambeaujc, les tégumens sont divisés comme dans la première, sans les retrousser, mais seulement en les faisant relever le plus possible, et en détruisant leurs adhérences avec les parties sous-jacentes. Après quoi, on divise les chairs, en un ou deux temps selon l’épaisseur du membre sur lequel on opèi'e. Cela fait, on pratique, de bas en haut, et le long de la partie externe du membre, une incision qui s’étend jusqu’à l’os, comprenant ainsi tout un demi diamètre du membre, muscles et tegumens. Écartant ensuite les lèvres de l’incision, on isole l’os des muscles qui l’entourent, puis on le scie à la hauteur convenable, les chairs ayant été relevées k la manière ordinaire Cette section faite, les chairs et les tégumens sont ramenés sur l’extrémité de l’os, laquelle se trouve ainsi recouverte d’un coussin charnu dont l’épaisseur est en raison de l’étendue de l’incision latérale. La réunion se fait ensuite comme de coutume, mais de telle sorte que l’incision latérale se continue, à angle droit, avec l’incision circulaire ou horizontale.
L’auteur fut conduit à la méthode qu'il préconise par un cas pathologique rapporté dans sa communication. C’était en juin 1837, par suite du combat de Boudouaou, dans la Métidja, Algérie. Il s’agissait d’urr militaire du 20* léger, Bordenave, qui avait eu le fémur gauche fracturé par une balle. L’amputation était plutôt indiquée par le désordre des i»arties molles que par la lésion osseuse, du moins apparente, car le doigt introduit dans la plaie ne reconnaissait de lé.'ion osseuse que la
trouée faite par la balle. La section des chairs pratiquée, il se trouva que la fracture était oblique, et qu’elle s’étendait bien au-dessus de cette section. Or, comme celle-ci avait été faîte au tiers inférieur de la cuisse, c’est-à-dire sur le plus petit diamètre du cône constitué par le membre, il était impossible d’arriver jusqu’à la lésion osseuse, sans une section verticale du disque alors formé par les chairs. Cette section fut pratiquée immédiatement sur la partie externe du membre. Écartant ensuite- les bords de l’incision, l’opérateur arriva sans peine au terme de la lésion osseuse, et put lier dp même quelques vaisseaux qui donnaient du sang. Ce qui semblait devoir inspirer quelque crainte, l’opération terminée, c’était la masse de chairs sans soutien, dans une étendue de plusieurs pouces, par suite de la portion d’os enlevée, mais elle se réduisit de plus en plus chaque jour, en suppurant assez abondamment d’abord, car les muscles avaient été plus ou moins déchirés’ et meurtris parles fragmens osseux, pendant le transport du blessé,du champ de bataille à Alger. La^blessure, en Outre, remontait à plusieurs jours : blessé le 2 juin, Bordenave ne fut opéré que le 6 suivant. Quoi qu’il en soit, la cicatrisation accomplie, une couche charnue recouvrait l’extrémité osseuse, en lui formant une sorte de coussin sur lequel glissaient, en toute liberté, les tégumens dont la cicatrice était absolument linéaire.
Les membres sur lesquels l’auteur avait mis en pratique sa nouvelle méthode d’amputation, à l’époque de sa communication, étaient le bras, l’avant-bras et la cuisse ; il n’avait encore pu l’appliquer à la jambe, où il pensait qu’elle devait avôir les meilleurs résultats.
En résumé, voici les principaux avantages qui semblent ressortir de cette nouvelle méthode d’amputation ;
1“ Elle permet de conserver aux membres tonte la longueur possible, eu égard au siège de la lésion osseuse {comme dans la méthode à lambeaux), tandis que, dans la méthode circulaire, qui est la plus généralement suivie, la crainte d’inciser les chairs au-dessous de cette lésion, fait que, presque toujours, on incise plus haut qu’on n’aurait pu le faire ;
2° Les chairs ne sont pas pressées, froissées, contusionnées, par la compresse avec laquelle on les relève, toujours avec plus ou moins de force, dans la méthode circulaire, pour arriver à obtenir ce cône renversé si recherché des opérateurs, et qui se présente tout naturellement dans la méthode dont il est question ;
3* Les chairs sont également à l’abri de l’action de la scie, dont il est difficile de les 'garantir entièrement dans la méthode ordinaire, et cela par la nécessité où l’on est de porter l’instrument aussi haut que possible pour la section de l’os;
4» Elle permet de saisir et de lier, avec la plus grande facilité, tous les vaisseaux, soit avant, soit après la section de J’os, soit encore après le pansement, en cas d’hémorrhagie ;
è" La section de l’os terminée, les chairs s’adaptent à merveille entr’elles ; elles se trouvent dans les mêmes rapports qu’avant l’opération ; il n’y a de changé pour elles que l’absence de la portion d’os enlevée ;
6“ Ôn n’a pas à se préocuper de la rétraction musculaire ni à redouter, par conséquent, ces saillies osseuses qui font, si souvent, le désespoir des opérateurs, et finissent, si souventaüssi, par entraîner la perte des sujets ;
7» Enfin, après la guérison, et tel est le principal but que s’est proposé , l’auteur, on a un moignon à la fois tégumentaire et musculaire, un moignon dans lequel l’os est çlus ou moins recouvert et à l’abri, par conséquent, des inconvéniens signalés plus haut.
Sur une fracture au tiers moyen du tibia droit , — avec luxation de l’extrémité inférieure du péroné, — sortie de cet os à travers les tégumens, — luxation et sortie de l’astragale ; — guérison du malade.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 17 avril 1843. Bulletin des comptes rendus des séances de VAcadémie^ 2“ trim. 1843, p. 863.
Le malade n’a conservi‘, de si graves désordres, qu’une légère claudication. C’était un offlc er d’administrrtion des hôpitaux de l’armée.
Sur Une sangsue {Hœmopis vorax, H. Sanguisuga Moquinïandon) introduite dans le vagin.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 28 'août 1843. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 3' trim. 1843, p. 424-426.*
Le sujet de cette observation était la femme d’un gendarme de Bône ; elle éprouvait, depuis plusieurs mois, des pertes de sang qu’on croyait venir de l’utérus ; des injections acidulées, pratiquées pour modérer l’hémorrhagie, firent sortir la sangsue et cesser les accîdens.
Des individus de cette même annélide, à l’état vivant, furent présentés à l’Académie des sciences, dans sa séance du 2 octobre 1843. Bulletin des comptes rendus des séances de V Académie, 4« trim. 1843, p. 689.
VBœmopis Sanguisuga s’introduit dans toutes les autres cavités muqueuses, non-seulement de l’homme, mais encore des mammifères et des oiseaux, ainsi qu’il résulte d’expériences faites à cet égard par l’aùteur. Voir l’indication de ses autres communications, sur l’annélide dont il est question, dans la partie de ses travaux intitulée : Histoire naturelle.
Sur l’éléphantiasis en général et , plus particulièrement , SUR l’éléphantiasis, observé dans le nord de l’afrique; accompagné de six planches. — Alger, 1851, in-4°.
C’est une histoire à la fois médicale et chirurgicale de l’éléphantiasis. L’auteur y rapporte l’observation d’une tumeur scrotale du poids de neuf kilogrames et demi, non compris la grande quantité de liquide qui s était écoulée pendant l’opération. Les organes génitaux furent parfaite-\ ment respectés, et la guérison, qui fut rapide, s’est parfaitement maintenue jusqu’à ce jour ( août 1851 ).
Le sujet, du nom de Mohammed-ben-Tahar, appartient à la tribu des Beni-Moussa, l’une des tribus de la Métidja, province d’Alger.
niSTOIRB MATIJREIiI.C;.
Lettre a m. le baron percy, sor la chique, Pulex pénétrons Linnée, avec des individus de cet insecte, pris à l’état libre et sur rhomme. - Martinique, 15 mai 1821.
La chique des colons français est le Bicho dos pes des colons portugais, encore appelée, .selon les différentes localités où elle existe, Chigue, Xique, Nigaa, Punque, Tique, Ton, Tunga, Tu ou Tiingay ( puce méchante), Jagrani, etc. Ulloa, J. Jussieu et M. J. Goudot en adnieftent deux espèces. Westvood en a fait son genre Sarcophylla, et Guérin- Mcneville, le genre Dermatophilus.
Azara assigne le 29° de latitude comme le point le plus austral où elle existe. Cependant, elle a été observée, par M. J. Goudot, dans des contrées dont la température est assez basse, telles que les régions froides de la Nouvelle-Grenade, et ju*qu’à la hauteur de Bogota.
Dans le nombre des voyageurs qui en ont parlé, outre ceu a que nous avons déjà cités, sont Margrave, Sloane, Swartz, Brown, Cateshy, Lerius, Pison, Barrère, Poëppig, MM. de Humboldt, Spix et Martiiis. Ces deux derniers voyageurs ont étudié la chique au Brésil, et leurs observations, sur cet insecte, ont été portées bien plus loin que celles de leurs devancier.*!.
La femelle, lorsqu’elle a été fécondée, s’introduit sous l’épiderme calleux de certaines parties ( plante des pieds, paume des mains, etc.), non pour y déposer ses œufs, comme on l’a cru longtemps, lesquels œufs restent dans son sein, mais pour y' vivre à l'état parasite, jusqu’au terme de sa gestation. Les œufs sont alors expulsés au dehors, par la mère, et par l’ouverture même qu’elle s’est pratiquée à travers l’épiderme. Sa ponte faite, elle périt dans les parties, ne se détachant de l’individu qu’avecle temps, et alors confondue avec des couches d’épiderme. Il est pourtant rare que, chez l’homme, la chique séjourne jusqu’à l’époque de sa ponte : la douleur qu’elle excite, et qui n’est d’abord qu’un prurit, obligeant à s’en faire, ou à s’en faire faire, l’extraction, ce qui se pratique a l’aide d’une épingle, ou d’une aiguille.
L’insecte, pendant son séjour sous l’épiderme, alors placé entre cette membrane et le derme, vit aux dépens de l’mdividu sur lequel il se trouve ( homme, singé, chat, chien, etc.). Cette période de son existence est des plus curieuses, mais son histoire exigerait trop de détails, pour que nous puissions la donner ici. Nous nous bornerons à dire qu’en arrivant au derme, la chique y implante sa trompe, laquelle reste ainsi implantée jusqu’à la ponte de l’insecte, réunissant, de cette manière, les deux individus, entre lesquels s’établit alors une circulation des plus actives. La ponte de l’insecte en est le terme, comme elle l’est aussi de son existence. Ainsi donc, en perforant l’épiderme pour aller alimenter le produit de sa fécondation, il ne doit plus revoir la lumière; il la quitte avant de mourir; il va la chercher pour les siens, en la perdant pour lui-même.
Sur une nouvelle sangsue vivant sous la membrane clignotante ET DANS LES NARINES D^UN CRABIER DES ANTILLES, Avdea
cœrulea] avec des individus de l’annélide.
{ Communication à l’Académie des sciences , en 1822,
par M. le baron Percy, au nom de M. Guyon, alors^en Amérique.—Commissaires: MM. Bosc et baron Cuvier. — Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, année 1822. ) Les annélides envoyées étaient toutes du jeune âge, ainsi qu’il résultait de l’examen qu’en fit M. Savigny, de l'Aeadéniie, de sorte que l’espèce n’en put êtie déterminée d’une manière satisfaisante. Aussi le rapport concluait à ce que M. G. fut invité à faire un nouvel envoi composé d’individus pris dans l’eau. ( Rapport à l’Académie des sciences, dans sa séance du 18 mars 1822. )
M. G. ne put répondre à l’invitation de l’Académie que deux ans plus tard, au commencement de 1824, époque à laquelle il envoya des annélides prises dans l’eau, et de différons âges. Une nouvelle commission fut désignée pour en faire l’examen ; elle se composait de MM. Bosc et de Latreille, qui firent leur rapport dans la séance du 9 juillet 1824. Il en résultait que l’annélide, d’abord rapportée au genre Hœmopis de Savigny, par les premiers commissaires, appartenait au genre Nephelis de ce même naturaliste, famijle des Pyrudinées.
( Kulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, année 1824; — Revue encyclopédique, même année; — Journal de pharmacie dé Paris, mois d’octobre, même année. )
La Nephelis parasite de VArdea cœrulea et, sans doute aussi, d’autres oiseaux, se retrouve dans les sources et les eaux stagnantes des Antilles, lieux fréquentés par le crpbier, qui y contracte cette annélide lorsqu’il plonge la tête dans l’eau, soit pour y boire, soit pour y chercher sa pâture. La dernière communication de l’auteur était accompagnée de nouveaux faits sur l’existence de l’annélide chez le même oiseau, nonseulement dans les parties déjà mentionnées, mais encore sur la, surface interne de l’œsophage.
Lettre a m. le docteur kêkaudren , sur le dragonneau ou VER DE MÉDINE ; avoc dcs individus de ce ver, extraits aux Antilles par l’auteur. — Martinique, 1824.
Lettre a m. le baron percy, sur iJÉchinorhyncusgigas gmélin,
TROUVÉ, EN GRAND NOMBRE, DANS LE PÉRITOINE d’uN PORC ;
avec des individus de ce ver. — Martinique, 1824.
Sur des vers existant, en grand nombre , sous la membrane
CLIGNOTANTE DES VOLAILLES , DAIÎS UNE ÉPIZOOTIE DE LA MAR¬ TINIQUE, EN 1816; — Sur des larves de diptère vivant
sous LES PAUPIÈRES ET DANS LES PUSTULES DE VARIOLEUX, DANS UNE ÉPIDÉMIE DE VARIOLE QUI RÉGNAIT A LA GUADELOUPE ,
EN 1824 ; — Sur une larve de diptère sortie de l'oreille d’un ENFANT A LA MAMELLE A LA MARTINIQUE, EN 1824.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 6 juin 1831. Bulletin des comptes rendus des séances de rAcadémie, 2“ trim. 1831. )
La larve qui faisait le sujet de la dernière communication, avait produit les convulsions les plus inquiétantes; elles cessèrent aussitôt sa sortie, qui eut lieu accompagnée d’un jet de suppuration.
Lettre a m. le docteür pahisset , sür le guaco , Mikania guaco,
A l’occasion de son emploi récemment préconisé dans le CHOLÉRA. — Avignon, 1” octobre 1832.
Lettre a m. le baron larrey, al’occasiOn de son opinion sur l’dtilitê des vers'dans les plaies. — Avignon, 5 octobre
Lettre a m. de mirbel, membre de l’académie des sciences, Sür la gale d’ün chêne de HONGRIE ; avec des échantillons de cette gale. — Avignon, 10 octobre 1832.
La gale qui faisait le sujet de cette lettre avait été rapportée par l’auteur, de son voyage en Autriche, en 1832. D’après ce que lui en avait flit le célèbre botaniste Host, de Vienne, elle serait, pour la tannage, de beaucoup préférable à celle du chêne d’où nous retirons la nôtre.
Lettre a m. de latreille , membre de l’académie des sciences , Sür l’origine dü süccin, d’après des observations faites sur les bords de la A’^istule. — Avignon, 1=^ novembre 1832.
Lettre a m. le président de la société poür l’encoüragement DE l’inddstrie NATIONALE, SÜR LA GOMME DE VÂnacardium pommiferum Linnée, vulgairement connu sous le nom de Pommier d’acajou, par les colons des Antilles. — Avignon, 1» novembre 1833.
Le produit qui faisait le sujet de cette letfre e.st fourni naturellement et abondamment ; il pourrait être utilisé par les arts, avec avantage et économie, en remplacement de la gomme arabique. Depuis longtemps, il est employé, par les habitans du pays, dans les dyssenteries chroniques, où il rend les meilleurs services à raison de son astringence. Ce serait une heureuse introduction à faire dans la matière médicale européenne. Ajoutons que le fruit de l’arbre est très-agréable au goût et très-astringent, et que cette dernière propriété le rend aussi fort utile dans.le traitement des maladies que nous venons dénommer.
Mémoire poür servir a l’ijistoire natdrelle et médicale dü VER MACAQÜE Oü LARVE DE l’QESTRE HUMAIN. — TOUlOU , 1836.
( Extrait du Journal de la société des sciences, arts et belleslettres du département du Var, même année. )
L’auteur, après avoir fait connaître tous les documens qu’il avait recueillis en Amérique, tant sur rœ.<ître humain que sur sa larve, rapporte trois observations de cette larve sur l’homme, dont une recueillie par lui-même à la Martinique. Le sujet de celle-ci était un marin de la gabarre le Bayonnais, qui arrivait des bords de La Mana ( Guyane française), où l’œstre humain est très-multiplié.
La larve recueillie sur cet homme, par l’auteur, fut mise dans de l’alcool et envoyée au baron Cuvier, avec une note explicative. Cet envoi, quoique fait par une personne sûre, ne parvint pas à sa destination. Ce fut une circonstance fêcbeuse au point de vue des doutes qui
existaient alors, et «(ui ne sont peut-être pas encore toiit-à-fait dissipés, Hii moins pour ijuelques naiuralisles, sur la possibilité de l’existence d’une larve d'œsire chez l’homme.
Depuis, l’auteur est revenu sur le même sujet, dans un article publié par la Gazette médicale de Paris du 18 mai 1836 ( 0 ° 20. p, 215 et suivantes), sous le titre de Nouvelles observations sur le ver macaque ou larve de l’œstre humain, OEstrus humanis Gmélin,
L’auteur, dans cette nouvelle publication, rappelle les observations faites sur le même sujet :
1° Par Lacondamine, qui, pendant son séjour à Cayenne, a vu et fait figurer une larve d’œstre prise sur l’homme (Bomare, Z)/cft’c>nn«i>e d histoire naturelle, article Fer macaque)-,
2° Par le baron de Humboldt, qui a vu des larves d’œstre dans des tumeurs que portaient des indiens {Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, article OEstre ) ;
3° Par le docteur Brick, médecin américain, qui, après avoir été piqué par un insecte, comme il venait de se baigner dans le Charaa ( petit torrent qui se jette dans le lac de Macaraïbo ), vit se développer, sur le heu de la piqûre, une tumeur d’où sortit une larve d’œstie.
L’auteur, dans ce même travajj, a consigné des observations qui venaient de lui être communiquées par deux de ses confrères de la marine de l’État, alors en Amérique, les docteurs Vanauld et Pongis.
De nouveaux faits sur l’existence larvienne d’une œstre dans les tissus humains, se sont encore produits depuis cette dernière publication de l’auteur (mai 1839 ). Ainsi, un voyageur de .ses amis, M. Justin Goudot,depuis longtemps en Amérique, a été atteint lui-même d’une larve d’œstre qu’il a conservée tant qu’il a pu en supporter la douleur. Cette larve, sans doute, aura été envoyée à Paris, par l’habile explorateur. Dans tous les cas, et depuis assez longtemps déjà (avant la mort du professeur Andoui.n, qui en donna’avis à l’auteur ), une larve d’œstre humain existe dans la collectionentomologiquedu Muséum d’histoire naturelle de Paris; il l’a reçue des bords de La Manà, localité d’où provenait également celle observée et recueillie par l’auteur, ainsi qu’on l’a vu plus haut.
La possit)ilité de rexi.stence d’une larve d’œstre dans les tissus humains, est donc un fait désormais acquis, à la science, et l’auteur, pour sa part, n'aura pas peu contribué à amener ce résultat. Que si on se rappelle maintenant que les premières observation.s de larve d’œstie sur l’homme, remontent à Gmélin, on concevra difficilement ce qui a pu, pendant si^longtemps, faire rejeter un fait dont nous voyons, dans nos contrées, et sur une si grande échelle, des pnalogues sur le bœuf et d’autres herbivores, — si ce n’est, toutefois, qu’en se rappelant que cette longue résistance scientifique reposait .sur laplus grande autorité entoniologiquede notre époque, celle de l’illustre Latreille.
Les accidens produits sur l’homme par la larve dont il est question, sont suffisamment connus par le mémoire précité, de l’auteur ( Memoire pour servir à l’histoire naturelle et médicale du ver macaque). Quant à la description de cette larve, elle avait déjà été faite en Amérique, par le naturali.ste Say {Journal de Philadelphie, 2, p. 253), sur l’individu dont le docteur Êrick avait été atteint, et dont nous avons pgrié précédemment. 11 ne re.sterait donc plus aujourd'hui, pour compléter l’histoire de l’œstre humain, qu’à se piocurer cet insecte lui-même, et ce résultat ne peut tarder à être obtenu, car l’œstre humain paraît être bien connu des habitans des contrées où il existe.
Lettre a m. de blainville, membre de l’académie des sciences,
SUR LES RAVAGES FAITS DANS LES ENVIRONS d’ALGER, EN JÜIN
1837 , PAR LA CHENILLE DD VüTiessa curdui Latreille, vulgairement connu SOUS le nom de Belle Dame. — Alger, 20 juillet 1847.
Par Suite de cette invasion, tous le» murs de la localité, murs de clôture et autres, étaient maculés de fories ta< hes rouges que les habitaiisne savaient à quoi attribuer. C’était le produit de la matière projetée par le Vanessa au moment de son éclosion, qui avait eu lieu sur les murs dont il est question, et où la chenille avait fixé sa chrysalide. On sait que ce sont ces sortes,de taches qui, dans l’Europe encore barbare, étaient considérées comme produites par des pluies de sang.
Lettre ad même, sur les icthyolttes et autres fossiles DD NORD DE l’AFRIQUE.— Alger, 5 ROÛt 1837.
L’auteur y rappelle un passage de Pomponius Mêla, qui établit que les fossiles du nord de l’Afrique étaient fort bien connus du temps de ce géographe. Du reste, et comme l’auteur le fait remarquer ailleurs {Voyage d'Alger aux Ziban, en 1837, etc.), un africain contemporain de Pomponius Mêla, a ailée, paraîtrait avoir étudié ces mêmes fossiles, dont il indique paif.dtement l’origine dans son Apologie.
Sur VAtractylis gummifera, connue des arabes sous le nom d’Aded.
( Gazette médicale de Paris du 2 juin 1838, n» 22, p. 347. )
Cet article avait pour but d’établir l’inocuité, comme substance alimentaire, de la raciaé A'Atractylis gummifera, contrairement à une observation communiquée à l’Académie des sciences, séance du 12 mars 1838, de laquelle résultait que, sur <»ix enfans qui avaient sucé de cette racine, quatre étaient morts empoisonnés. Ceci s’était passé dans les environs d’Athènes, et l’auteur de la communication, témoin oculaire, était M. le docteur Bouros.
L’opinion émise par M. G., dans l’article précité, se fondait sur l’usage alimentaire que les arabes font,de laTacine d’Atractylis. Ainsi, dans la mémorable retraite de Constantiue, en automne 1836, il avait vu les arabes qui faisaient partie de l’armée, fouiller le sol pour y prendre et manger de cette racine. Cependant, depuis, il parvint à sa connaissance que, sur huit enfans qui en avaient ou mangé, ou seulement sucé, deux moururent, dont un vingt-quatre heures après l’ingestion de la racine vénéneuse; l’autre y survécut quarante-huit heures. Ceci se passait dans les premiers jours de juillet 1847, à l’orphelinat de Ben- Achnoun, près d’Alger.
Que conclure de ces faits ou observations contradictoires ? Ceci, peutêtre, que la racine d'Atractylis est, ou n’est pas, vénéneuse selon la saison où l’on en use ; qu’elle le serait à l’approche du printemps, lorsque la sève commence à monter dans la plante, et quelle ne le serait plus en automne, lorsque celle-ci a acquis toute sa maturité. Et, en effet, comme on l’a vu plus haut, c’était en automne (jue des arabes en mangeaient impunément la racine, tandis que c’était en janvier que cette même racine frappait de mort les deux enfans de l’orphelinat de Ben-Achnouu.
A quelle époque fie l’année eurent lien les accitlens rapportés pac.le docteur Bouros? C’est ce que ne dit pas l’extrait donné de sa communication, dans la Gazette médicale de Pans, n" du 17 mars 1838. Ce renseignement viendrait peut-être confirmer notre conjecture.
M G. a fait, de l’empoisonnement observé à Ben-\chnoun, le sujet d’une note qui a été communiquée à l’Académie royale des sciences de Munich, en ls47.
Sur t'Bœmopis vorax, H. Sanguisuga M.-T&üdon, sangsue du bassin méditerranéen. ^ .
( Journal des connaissances médico-chirurgicales, octobre 1838. — Gazette médicale de Paris du 20 octobre 1838 n» 42 p. 670-671.) '
C’est une histoire de cette annélide, au point de vue de son existence dans l’eau, .sur l’homme et sur les animaux. Voir, sur cette même annélide, les indications dont elle a déjà faille sujet précédemment {Partie chirurgicale), ainsi que celles qui se trouvent plus loin.
VHæmopis corax, figurée soqs ce nom dans la Monographie desÆ'irudinées Moquin-Tandon, pl. IV,fig 5, 1'® édition, est/’i/ir«do Sanguisuga de Liiinée, vulgairement connue sous le nom de sangsue de cheval, devenue aujourd’hui VHæmopis Sanguisuga Moquin-Tandon, Monographie précitée, 2»édition. Cet auteur leporte, à son Aulastoma nigrescens, la spécification qu’il avait d’abord donnée à VHæmopis dont nous parlons. ( Op. cit.)
Sur deux vers vivant entre la conjonctive et la sclérotique, CHEZ UNE NÉGRESSE DE LA MARTINIQUE , aVOC l’CnVOi do
ces deux vers.
(Communication à l’Académie des sciences, dans sa séansedu 29 octobre 1838. — Commissaires : MM. Audouin et de Blainville. — Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 4“ trim. 1838, p. 755. )
Une note, sur le même sujet, a été adressée, par l’auteur, à la Gazette »/édica/e de Paris, à l’occasion d’un Cysticerque trouvé dans le tissu cellulaire sous conjonctival, par le docteur Estlin, médecin anglais. Cette observation, rapportée dans la Gazette médicale de Londres, London médical Gazette, a été reproduite dans celle de Paris, n“ du 3 décembre 1840
( Gazette médicale de Paris du 13 février 1844, n“ 7,. p. 100. )
Le ver qui faisait le sujet des travaux précédens, n’a pas encore trouvé .sa place dans l'échelle zoologique; elle y paraît voisine du genre filaria. Dans tous les cas, il n’y avait aucun rapprochement à établir, contrairement à ce qui a été fait dans l’article précité ( Gazette médicale de Paris du 6 décembre 1840 ), entre ce ver et l’espèce d’hydatite connue sous le nom de Cysticerqüe, ob.se>véepar le ilocteur Fstlin, en Angleterre, et par quelques autres avant lui, aussi en A'nglelerre, et par le docteur Uœring, en Allemagne.
Sur la source thermale d’hamm-am-meskoutin , Algérie.
(Communication à l’Académie des sciences, dans sa
séance flu 7 janvier 1839. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, l^'trim. 1839. )
Depuis, il a été beaucoup écrit sur le même sujet.
Lettre A m. de blainvilie, sür des vers trouvés, en grand
NOMBRÈ , DANS LES PLÈVRES ET LE PÉRITOINE d’üN MACRO^E-
LiDE (Macroscelidus Rozeti), avec envoi de ces mêmes vers. — Alger, 15 février 1839.
Sur des observations médicales et d’histoire naturelle
FAITES PENDANT l’expédition DES PORTES-DE-FER, Algérie,
en 1839.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa . séance du 27 janvier 1840. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, l*-- trim. 1840, p. 138 et 139. ]
L’auteur signalait, parmi les observations d’histoire naturelle, une sangsue des sources de la Medjana, vivant, à l’état parasite, sur les Ivatraciens aquatirjues et tenesires de la localité. Depuis, cetlé même amiébde a été retrouvée, par l’auteur, sut- beaucoup d’autres points de l’Algérie, où elle est aussi multipliée que dans la Medjana.
Sur les eaux thermales de l’Algérie.
{Moniteur algérien des 30 juin, 14 et 27 juillet 1838, n‘^^335, 336 et 337; du 29 décembre 1840, n“313-, des 26 janvier et9 août 1841, n"’ 418 et 446; Gazette médicale de Paris des 13 février, 3 juillet et 23 octobre 1841, n»» 7, 27 et 43. )
L’auteur signalait, au fur et à mesure qu’on les découvrait, les sources thermales de l’Algérie; il en faisait connaître le site, les propriétés physiques et la composition chimique. Les sources dont il s’est le plus particulièrement occupé, sont les suivantes, savoir :
1* Dans la province de Constantine, les sources d’Hammam-Berda ( route de Bône à Constantine ), de Sidi-Memnon ( au pied du rocher de Constantine), d’Hammam-Meskoutin (près Guelma ), d’Hammam Beni- Kécha ( route de Constantine à Sétif ) et de l’oasis de Constantine ;
2» Dans la province fl’Alger, la source des Beni-Sermen, dans les montagnes de Bougie;
3“ Dans la province d’Oran, les sources d’Hamman Sidi-bou-Abdallah, d’Hammain Sidi-Bouzide, d Hammam Sidi-ben-Chaâ et d’Hammam Ben-Ennelia.
Depuis, et dans les trois provinces, bon nombre d’autres sources thermales ont encore été découvertes; on a dédouvert de plus, dans celle d’Alger, deux sources gazeuses, dont la première, par rang de date, est celle d’Hammant-Rira ( route de Blidah à Milianah ), à côté des sources chaudes de ce même nom, et la seconde, celle de Ben-Karoun, sur le versant nord du Jurjura. ta découverte de celle-ci est toute récente; elle est due à M. le docteur Marmy, chirurgien-major et en chef à l’ambulance active de la division d’Alger. C’est encore à un officier de santé jle l’armée, M. le docteur Panier, aujourd’hui chargé
(lu service de santé de Téniet-el-Haad, <iu’est due la découverte de la première.
SüRLE Lotus DE LIBYE, Zizyphus lotus Desfontaines, avec cette épigraphe :
Les peuples de la Libye nous sont, la plupart, inconnus, parce qu’on y a rarement envoyé des armées, et que ce pays est rarement fréquenté par les voyageurs. D’un autre côté, le petit nombre de naturels qui en viennent chez nous, en racontent des choses incroyables.
Strabow, Géographie .
( Moniteur algérien des 23 février et l»' mars 1841. ) L’auteur pense, avec Desfontaines, que le Lotus des anciens, celui de Libye ou d’Afrique, pourrait être rapporté au ' Zizyphus lotus. Toujours est-il que le fruit de cet arbrisseau est recherché des Indigènes ■de l’intérieur, qui en font l’objet d’un commerce assez considérable. Ce serait pourtant, selon l’auteur, une faible ressource pour un homme qui se trouverait réduit à cette seule alimentation. Aussi pense-t-il que si, comme le dit I héophraste, l’armée d’Ophellas (traversant une partie de l’Afrique pour se rendre à Carthage ) vécut, pendant plusieurs jours, avec du fruit de lotus, c’est qu’elle n’avait pas autre chose. 11 est pourtant vrai de dire que les habitans des contrées où croît l’arbrisseau, font de son fruit tout entier, pulpe et noyau, une farine qui doit alimenter quelque peu, puisqu’elle entre, pour beaucoup, dans les provisions des caravanes qui pai courent l’intérieur de l’Afrique Quant à l’attrait Qu’avait le fruit du lotus, pour celui qui y avait une fois goûté ( attrait qui, selon Homère, aurait fait perdre, aux compagnons d’Dlysse, jusqu’au souvenir de leur patrie), l’auteur ne voit là qu’une fiction poétique qui, prosaïquement traduite, se rattacherait à la douceur du climat des contrées qui produisaient le lotus, c’est-à-dire le nord de l’Afrique en général.
Sur des restes d’éléphant trouvés en Algérie.
(Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 21 juin 1841. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 2* trim. 1841. )
les restes d’éléphant qui faisaient le sujet de cette communication, consistaient en deux fragmens d’un fémur, côté droit ; ils venaient d’être découverts dans des fouilles faites à Philippeville, l’ancienne Rusicada, où les rois du pays entretenaient les éléphans dont ils se servaient à la guerre. Depuis, d’autres découvertes, en os d’éléphant, ont encore été faites sur plusieurs points de l’Algérie, entr’autres à Douéra et à Cherchell, l’ancienne Julia Cmsarea.
Des restes de l’éléphant dans le nord de l’afrique, avec cette épigraphe :
C’est dans cette partie de la Libye (à l’ouest du lao Triton) que se trouvent les seppens d une «randeur prodigieuse, les lions, les ôléphans. HÉRODOTE, livre iv.
Elephatdes fert Jfrica ultra Syrticas tolitu .dines , et <» Mauntanicâ .
{ Moniteur algérien du 27 juillet 1841 , n° 444. ]
Après avoir énuméré les différentes découvertes faites en os d’éléphant, dans le nord de l’Afrique, os qu’on peut rapporter à l’éléphant en domesticité, l’auteur examine la question de l'existence de l’éléphant, à l’étal sauvage, dans cette même partie de l’Afrique.
SüR LES SOURCES DE MA-ALLAH, Algérie, loute de Constantine à Sétif.
( Moniteur algérien du 23 août 1841, n» 448.— Gazette médicale de Paris du 23 octobre 1841, n» 43, p. 683 et 684. )
Les sources de Ma-Allah ( eau de Dieu, eau divine) apparaissent au milieu d’une oasis formée par une végétation tout européenne : ce sont des ormes, des trembles, des figuiers, etc. On y jouit toujours de la plus grande fraîcheur, mais cette même fraîcheur, à laquelle contribue, pour sa part, l’évaporation (jui a lieu à la surface des eaux, fait, de cette localité, un lieu très-malsain en été. Alors, il est dangereux d’y séjourner trop longtemps, et surtout de s’y endormir, car, dans ce dernier cas, on ne s’éveille souvent qu’en proie à un accès de fièvre.
L’auteur a joint, à la description de la localité, un court historique des maladies qui régnèrent, en 1839, parmi les troupes d’un camp voisin, établi à l’occasion de l’expédition des Portes-de-Fer.
SüR h’Hoemopis vorax, H. Sanguisuga M.-Tandon, trouvée dans le larynx et la trachée-artère d’un bœuf.
(Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 11 octobre 1841. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie, 4® trim. 1841, p. .785. )
L’auteur fait remarquer, à cette occasion, que VHœmopis sanguisuga est un véritable fléau pour les animaux qu’elle attaque et qu’elle finirait par faire périr d’épuisement, du moins assez souvent, si ce résultat n’était prévenu par l’abattage. L’auteur fait encore remarquer, en ce qui concerne les bêtes à cornes, que la chair d’animaux abbatus en pareille circonstance, et qui est plus ou moins détériorée par suite des longues et incessantes souffrances de l’animal, ne saurait être une nourriture saine, bien qu’elle soit débitée, par les bouchers, comme si elle provenait d’animaux sains.
Sur ’L'Hœmopis vorax, H. Sanguisuga M.-Tandon, transportée du larynx et de la trachée-artère d’un bœuf, dans les mêmes parties de plusieurs autres animaux, mammifères et volatiles.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 20 décembre 1841. Bulletin des comptes rendus des séances de l’Académie , 4“ trim 1841, p. 1155. )
Les annélides reprirent parfaitement, et les animaux, sujets de cette expérience, périrent tous par suite de l’épuissement produit par la succion des annélides.
Lettre aü directeur de VÉcho du Monde savant , sur l’albinisme EN GÉNÉRAL ET , PLUS PARTICULIÉREMENT , SUR CELUI DU
Gecko mabouia nobl. Alger, 20 janvier 1842.
( Écho du Monde savant, année 1842. )
Le Gecho maôoMÎaappartient aux Antilles; les individus sur lesquels l’auteur observa l’albinisme, qui faisait le sujet de sa communication, habitaient des cavernes tapissées de chaux carbonatée pulvérulente! C’était à la Désirade, près la Guadeloupe, en 1824.
Lettre A m de mirbel, a l’occasion d’un mémoire de m. jau- MES saint-hilaire , SUR LE Thyon ou Thya de Théophraste ,
LE Citrus DE PLINE. — Alger, 14 février 1842 Selon M. Jaumes St-Hilaire, le Thyon ou Thya serait le Citrus, question à laquelle l’auteur n’a pas cru devoir toucher. Mais si le Thyon ou Thya est le genévrier de Phénicie, comme le pense M. J. St-Hilaire, il ne saurait être le Citrus, le premier de ces arbres n’acquérant jamais que de faibles dimensions, tandis que le Citrus, au contraire, en acquérait de très-grandes, circonstance à laquelle il devait, en partie, la célébrité dont il jouissait autrefois.
M. Jaumes St-Hilaire pensait que le genévrier de Phénicie, qui est très-répandu dans la Cyrénaïque, devait se rencontrer en Algérie : il y existe en effet, et l’auteur l’y vit pour la première fois,en 1839, au passage des Portes-de-Fer, étant alors avec l’armée commandée par le duc d’Orléans. Le genévrier de Phénicie était tellement multiplié dans cette localité, que, presqu’à lui seul, il suffit pour alimenter les feux de l’armée, durant toute la nuit qu’elle y passa. C’est un arbre d’un bel aspect ; sec ou encore vert, il brûle en pétillant et en projetant, au loin, des éclats enflammés d’une vive lumière; il s’en exhale, en même temps, une odeur aromatique fort agréable.
Lettre au même , sur le pistachier atlantique , Pistacia atlantica Desfontaines, le Bet’om des arabes. — Alger, 13 mars 1842.
Le pistachier atlantique habite les plages, généralement désertes, des hauts plateaux du nord de l’Afrique ; parvenu à peu d’élévation au-dessus du sol, il se ramifie horizontalement, sous forme de parasol. Il résulte de cette disposition que le Bet’om donne un ombrage qui est trèsrecherché pendant les chaleurs de l’été, non-seulement par l’homme, mais encore par la gazelle, l’autruche et d’autres animaux qui, alors, viennent s’y réfugier en grand nombre.
Sur une plante dont la racine est préconisée , par les
ARABES, COMME PURGATIVE , ET QUE l’AUTEÜR CRWT ÊTRE ^
LE Silphion des grecs; avec des échantillons de cette racine.
{ Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 3 octobre 1842. Bulletin des comptes rendus des séances de VAcadémie , 4' trim. 1842 , p. 689 et 690. )
Sur le même sujet, avec des racines fraîches de la plante.
( Communication à l’Académie des sciences, dans sa séance du 28 novembre 1842. — Commissaires : M. de Mirbel. — Bulletin des comptes rendus des séances de VAcadémie, 4“ trim. 1842, p. 1011. )
La plante qui faisait le sujet de cette communication, est le Tkapsia f drganica Desfontaincs, le Bou-nefa ou Bounefa des arabes. Les femmes indigènes en font une grande consommation due aux différentes propriétés qu’on lui attribue, et dont les principales seraient de donner de l’embonpoint, de blanchir la peau et de favoriser la fécondité.
SüR LE Silphion des grecs , le Silphium ou Laserpitium des LATINS, avec ces épigraphes :
Le Silpbion de Battus !