OPÉRATIONS DE PORRO
Nous avons pratiqué trois fois cette opération: .une première fois à la Clinique Baudelocque, chez une femme arrivée en travail et ayant un épithélioma du col utérin.
Les deux autres opérations de. Porro ont été faites à la Maternité de Saint-Louis: la première en date pour un épithélioma du, vagin et du col ; la seconde chez une femme ayant un bassin très vicié et dont nous donnons plus loin la photographie.
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l®"" octobre 1893. Se basant sur les tableaux statistiques publiés chaque année par le professeur Pinard et par nous> l’auteur étudie
C’est également en se basant sur les mêmes tableaux statistiques, que le D‘‘ P. Sifflet (Th. Paris, 1895) a étudié le pronostic dans la présentation du sommet,l’enfant étant viable. Lamortalité expurgée des enfants se présentant par le sommet est la
.4.'—Bassins normaux. — Mortalité totale sur 7,163 enfants, 2,90 P. 100, qui se décompose de la manière suivante : mortalité pendant le travail, 0,46 p. 100; mortalité après la naissance,
7,35 p. 100, qui se décompose en mortalité pendant le travail 5,16 p. 100 ; mortalité après la naissance,2,30 p. 100. La mortalité
9,31 p. 100; elle est tombée depuis la symphyséotomie à 4,10 p. 100.
Il est intéressant de rechercher dans quels cas on est obligé de
Cette thèse contient plusieurs observations qui nous sont personnellés : l’une est un cas de miction spontanée qui se produisit seulement quarante-deux heures après l’accouchement; l’autre est un fait de cystite chez une accouchée à la suite d’un cathétérisme fait inutilement et sans asepsie.
îoppées les notions physiologiques sur le mécanisme de la respiration ; on voit également quelles difficultés les auteurs ont éprouvées depuis Baudelocque pour donner une définition satisfaisante, de cet état complexe.
II. — Dans le second chapitre (pages 45-51) de pathogénie, nous, étudions les phénomènes qui se passent du côté des appareils respiratoire et circulatoire au moment où naît le fœtus, puis les conr, ditions qui amènent la mort apparente du nouveau-né. Il est bien difficile d’établir ici une division pathogénique véritablement rationnelle et scientifique, puisque les vrais cas. de mort appa-, rente sont ceux dans lesquels l’enfant peut être ranimé et pour lesquels par conséquent le contrôle anatomique manque pour
d) Gêne de la circulation dans les vaisseaux du cordon par brièveté naturelle ou accidentelle.
3" Le fœtus a souffert d’un travail prolongé ou d'interventions obstétricales (forceps, version, etc.)-
IV. — Symptomatologie (pages 66-143).—Lorsque l’enfant natt en état de mort apparente, on constate généralement pendant le travail les deux’signes suivants : modification des bruits du cœur et expulsion du méconium.
Le fœtus, né en état de mort apparente, peut présenter les trois états suivants : 1* Il naît étonné; 2" ilnait en état syncopal ; 3° il naît en état asphyxique.
Suivent 38 observations de mort apparente recueillies par pées.
Peemiee groupe — Dix-sept observations dans lesquelles le fœtus né en état de mort apparente, a été ranimé d’une manière définitive soit par des moyens agissant par la révulsion de la peau, soit par désobstruction des voies respiratoires avec le doigt ou avec l’insufflateur de Ribemont-Dessaignes. Quant aux causes qui ont produit la mort apparente, on trouve :
4 fois un travail prolongé ; dans deux cas l’obstacle était un rétrécissement du bassin, dans un cas la dystocie était causée par un néoplasme du col.
3 fois une procidence du cordon.
1 fois compression du cordon enroulé autour du cou.
1 fois compression du cordon entre le bras et le tronc.
3 fois présentation du siège.
Dans 4 cas, il a été impossible de préciser la véritable cause de la souffrance du fœtus.
Sur ces 17 observations, il y a eu sept fois rupture prématurée
Dans un seul cas on a eu recours, mais d’une manière très peu prolongée, qui ne permet pas d’apprécier la méthode, aux tractions rythmées sur la langue.
Le deuxième groupe comprend sept observations dans lesquelles grâce à l’insufflation, on a pu faire revivre pour quelques heures
méthode est, à l’heure actuelle, entre c donne les meilleurs résultats ; malheu cicns et de sages-femmes, n'étant pas ment, ne peuvent s’en servir qu’avec d C’est une des raisons qui font que «y-
rythmées sur la langue, préconisée par le D" Laborde, i à rendre de grands services ; elle est d’une application f à l’heure actuelle, sauf une observât’*^” HJeAnfaMe. « réussir à ranimer des enfants que rinsumai-iyu
appelés à la vie.
•durée de la période d'expulsion, les diverses variétés de rupture des membranes. Les renseignements, principaux sur la période de délivrance fprésentation du placenta, durée de la délivrance, mode de délivrance), sont résumés dans un tableau en même temps que la température des accouchées. Quantaux fœtus, plusieurs tableaux détaillés indiquent ceux qui sont morts pendant le travail et ceux qui sont morts après la naissance.
b) Femmes ayant le bassin rétréci. Des tableaux où sont notés le degré de viciation pelvienne, la durée du travail, etc., résument les points essentiels de Thistoire obstétricale des femmes ayant le bassin rétréci.
récapitulatifs : Tuti pour les femmes, sur lequel on peut constater la mortalité intégrale et la morbidité ; l’autre pour les fœtus, dans lequel sont indiqués le nombre d’enfants nés et sortis vivants, le nombre d’enfants morts pendant la grossesse, le nombre d’enfants morts pendant le travail ou après la naissance.
Cette statistique détaillée porte donc actuellement sur un total de 15,394 accouchements observés dans le service du P' Pinard à la Clinique Baudelocque et qui se répartissent ainsi par année: