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II est probable que c’est la même cause. — vraisemblablement une lésion utérine — qui a produit l’expulsion prématurée du produit de conception lors des dernières grossesses et de la grossesse actuelle. Il eût été intéressant de savoir si, lors des accouchements précédents, existaient les mêmes lésions du placenta ; nous n’avons pu avoir de renseignements de ce sujet.

Lorsqu’une femme perd du sang, au cours de la grossesse, l’accoucheur pense de suite à une hémorrhagie causée par le décol-

causes : en particulier le placenta normalement inséré peut être décollé par un autre mécanisme, par exemple par une brièveté naturelle ou accidentelle du cordon. Nous rapportons l’observation ci-dessous avec un dessin (voir fig. 5) qui montre par quel mécanisme le fœtus a décollé lui-même peu à peu son placenta par des

l’asepsie et de l'antisepsie en obstétrique, Paris, 1894, pages 740 et 741) a rappelé qu’il était le promoteur des pansements du mamelon avec une solution mercurieUe. Il l’emploie depuis 1889 dans son service et a fait publier ses résultats dans la thèse de son élève, le D' Pingat (juillet 1891).

du D' Héry (thèse Paris, 1897), et dans une communication faite par nous à la Société do médecine publique et d’hygiène professionnelle (mai 1897).

Six observations de symphyséotomies pratiquées à la Maternité de Saint-Louis ont été publiées dans les Annâles de gynécologie et d'obstétrique (mars-avril 1896). Ces observations sont suivies de réflexions se rapportant aux indications, au manuel opératoire de la symphyséotomie et aux incidents qui peuvent survenir au cours de l’opération. Les six femmes et les six enfants sont sortis vivants

En mars 1898, nous avons publié (1) huit observations de symphyséotomies dont trois recueillies dans les Maternités de Tenon, de Saint-Louis et de la Charité, les cinq autres ont été pratiquées par nous dans le service du D' Ribemont-Dessaignes, alors que nous étions son assistant. Ces huit femmes ont guéri, l’une d’elles présentait un bassin asymétrique, ainsi qu’on en peut juger par les deux photographies reproduites fig. 7 et 8.

(1) Ann. de gynécologie, mars 1S38.

autre enfant a été extrait vivant, mais a succombé au bout de 48 heures. Sa mort est évidemment’due aux interventions intempestives de forceps et de levier-préhenseur pratiquées avant la symphyséotomie. L’une de ces observations mérité d’être particulièrement signalée. C’est celle d’une femme ayant le bassin probablement

pratiqué la symphyséotomie d’emblée pour l’excès de volume du fœtus (pesant 5,200 gr.)

Parmi ces 19 observations de symphyséotomie, nous devons signaler tout particulièrement celle pratiquée en ville pour une

la symphyséotomie a été pratiquée pour la seconde fois ; nous avons insisté sur les particularités opératoires constatées en pareil cas.

En résumé, sans entrer dans le détail des conclusions qui peuvent être tirées de toutes ces observations, donnons simplement le résultat brut : les 18 femmes opérées (l’une d’elles a été opérée deux fois par nous) ont guéri, et si quelques-unes ont présenté des accidents fébriles pendant les suites de couches, la vie d’aucune

deux sont morts dans les conditions que nous avons signalées plus haut, c’est-à-dire sans que la symphyséotomie puisse en aucune

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