‹ Exposé des travaux. janvier 1895Chapitre 1 sur 6 · INFECTIONS URINAIRES · texte numérisé non relu

INFECTIONS URINAIRES

L’identité du bacterium coli et du bacterium pyogenes est établie par la comparaison: 1° des apparences morphologiques;

2“ des caractères de cultures, et 3“ des propriétés pathogènes, notamment en ce qui concerne la production expérimentale de pyélo-néphrites suppurées par l’inoculation dans l’uretère.

Cette même identité du bacterium pyogenes et du bacterium : coli a été soutenue aussi par M. Krogius (d’Helsingfors) dont les recherches, publiées à la même époque (Soc. des médecinsfinlandais, 14 nov. 1891,et deméd. expdrim., janv. 1892);i ont porté sur la comparaison des cultures et des lésions expé-, rimentales produites par l’inoculation dans le péritoine. Depuis, les travaux confirmatifs se sont multipliés et le rôle du . bacterium coli dans la pathogénie de l’mfection urinaire est:devenu classique. ,

M. Jules Resault). Comptes rendus de la Soeiété de biologie, 17 décembre 1892, p. 983.

Ce travail, qui confirme une opinion déjà émise dans les notes précédentes, établit l’existence de plusieurs types bacillaires distincts faisant partie du groupe du bacterium coli. Ces types sont toutefois fort voisins, et les caractères différentiels qui permettent de les séparer doivent être cherchés non plus seulement dans la morphologie et dans l’aspect des cultures, mais dans certaines propriétés biologiques d’une appréciation plus délicate. Ces caractères sont tirés de la réaction de l’indol, de la fermentation de la lactose, de l’acidification et de la coagulation du lait, et surtout des propriétés dites palintrophiques (faculté que possèdent les milieux ayant servi à la culture d’un type microbien de permettre à nouveau le développement d’un autre type).

Parmi ces types bacillaires, dont les auteurs décrivent cinq

plus tard à l’appui de

1894, Bd. XLVIII, p. 181) sont venues leurs conclusions.

L’étude comparative des ostéomyélites expérimentales à streptocoques et à staphylocoques leur a permis de donner une descnpüon macroscopique et histologique des lésions déterminées par les deux infections. Les lésions des os sont à peu près les mêmes dans les deux cas ; on trouve des ahcôs souspériostiques, des abcès intra-médullaires et des abcès juxtaépiphysaires pouvant produire le décollement des épiphyses, l’envahissement du cartilage de conjugaison par les colonies microbiennes et sa destruction, enfin des séquestres. Les arthrites s’observent aussi dans les deux infections, mais avec plus de fréquence dans le cas de streptocoques. 11 convient de signaler, dans une expérience, une arthrite qui guérit par résolution, représentant ainsi un pseudo-rhumatisme mono-articulaire non suppuré. Quant aux lésions viscérales, elles se rencontrent avec une bien plus grande fréquence dans l’infection par les staphylocoques : les abcès des reins, en particulier, y sont constants, tandis qu’ils sont rares dans le cas de streptocoques. Enfin l’érysipèle d’inoculation appartient en propre aux strop-

Dans l’une de ces publications [14] les auteurs ont rapporté une statistique personnelle de 4S cas d’ostéomyélite examinés au pointde vue de la microbiologie. Leurs recherches, poursuivies depuis cette époque, ont porté ce nombre il 73 faits qui se répartissent ainsi :

Staphylocoque orangé..44

Staphylocoque blanc.'. 9

Staphylocoques orangé et blanc. I

Staphylocoque citrin. t

Staphylocoque orangé et coli-bacille. t

O .Streptocoque pyogène et staphylocoque blanc . . . 1

étudié lafonction c que la virulence, te

transformation des divers types de staphylocoques ; ils ont pu décolorer les staphylocoques colorés, mais jamais d’une façon durable. Les essais de croisement, au moyen de cultures mixtes de staphylocoques hlanc et orangé, n’ont jamais produit le staphylocoque citrin.

15. — Sur l’ostéomyélite à bacille d’Eberth. Bulletins et Mémoires de la Société médicale des hôpitaux, tS décembre 1893,

^Ce travail rapporte un cas d’ostéomyélite à bacilles d’Eberth survenue dès le début de la fièvre typhoïde, contrairement à la règle, et un cas de chondrite costale, également & bacilles d’Eberth, diagnostiquée dèsl’apparition deslésionsetopéréed’une façon précoce. Les lésions portaient exclusivement sur la partie cartilagineuse de la côte, mais paraissaient bien s'être développées par le même mécanisme que les lésions d’ostéomyélite, c’est-à-dire au moyen de colonies microbiennes siégeant dans les petits vaisseaux dont sont pourvus les cartilages costaux.

J. — Examen bactériologique d’une ostéomyélite à marche foudroyante. In PI. MAUctAiac, Ostéomyélites de la croissance

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