FIÈVRE TYPHOÏDE
19. — Les hémorrhagies dans la fièvre typhoïde (Leçon clinique faite il l’hôpital Coehin, recueillie par M Macé). Union médicale, 27 septembre 1894, p. 421.
.. Cette leçon contient l’observation d’un malade qui présenta, au cours d’une fièvre typhoïde, des hémorrhagies multiples, notamment une hématurie avec rétention d’urine.
l’attention sur la microbiologie des suppurations de cette région. Elle montre, en outre, que la flore microbienne des suppurations varie non seulement suivant les circonstances étiologiques, mais aussi suivant le siège de ces suppurations. Ce fait est en rapport aréc la répartition variable des agents pyogènes habitant à l’état normal les différents points des revêtements muqueux et cutanés de l’organisme.
Ces recherches ont provoqué la publication d’un travail de MM. Hartmann et Lieffring [Société anatomique^ 10 mars 1893), établissant que l’abcès coli-bacillaire delà région anale estfré-
septicémique, mais qu’on ne pouvait qualifier d’agonique.
Quant à l’envahissement cadavérique, sa rapidité dépend d’abord de la température extérieure. Elle est Muencée encore par la nature de la maladie mortelle : ainsi elle est accélérée
Aux résultats signalés par leurs devanciers, les auteurs ont ajouté un fait, que les conditions particulières au milieu desquelles ils ont opéré leurontpermis d’observer : c’est l’influence fâcheuse du traitement sur la croissance des jeunes sujets. Non seulement le poids des enfants a cessé de s’accroître, mais la diminution est allée dans un cas jusqu’à 1 400 grammes, soit le 18’ du poids, en dix jours.
30. — Partie expérimentale de la communication de M. le professeur Lannelongue sur une méthode de transformation prompte des produits tuberculeux des articulations et de certaines parties du corps humain. Bulktin de l'Académie de médecine, 7 juillet 1891.
■ Cette méthode sclérogène, qui consiste dans les injections interstitielles de chlorure de zinc à la périphérie des foyers tuberculeux, a pour objet de provoquer la transformation fibreuse des tissus envahis par les bacilles et d’imiter ainsi le processus naturel de la guérison spontanée de la tuberculose.
Cette communication a été le point de déjiart d’un grand nombre de travaux. Les indications et les contre-indications de la méthode ont été fixées dans la thèse du D'Mauclaire [Desdifférentes formes ostéo-arthrites tuberculeuses, de leur traitement par la méthode sclérogène pure ou combinée à tarthrectomie précoce et répétée... etc., Paris, 1893).