‹ Exposé des travaux. janvier 1895Chapitre 5 sur 6 · De l’apoplexie hystérique. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

De l’apoplexie hystérique. Thèse de Paris

Ce travail, inspiré par M. le professeur Debove, est consacré à l’étude des attaques apoplectiformes de nature hystérique. Les accidents dont il s’agit présentent tous les degrés, depuis le simple étourdissement jusqu’à la perte de connaissance simulant le coma apoplectique. Ils sont suivis en général d’hémianesthésie et d’hémiplégie, parfois d’aphasie et de quelques autres troubles. Le terme A’apoplexie hystérique a été choisi pour les désigner, parce qu’il indique avec quels états morbides on les avait confondus précédemment, à savoir les apoplexies organiques.

Les faits étudiés dans ce travail sont répartis en trois groupes ; r apoplexie chez les sujets manifestement hystériques ; 2” apoplexie hystérique simulant les lésions organiques et attribuée jusque-là à ces lésions ; 3° apoplexie hystérique observée dans le cours de diverses intoxications : saturnisme, hydrargyrisme, alcoolisme. L’auteur a pris soin, pour plus de rigueur, de ne prendre pour base de sa description que les faits dans lesquels la nature hystérique des accidents est prouvée non seulement par les circonstances étiologiques, par la présence des stigmates et surtout de l’hémianesthésie sensitivo-sensorielle, mais encore par l’effet curatif de la suggestion et des agents esthésiogènes,

11 convient de signaler particulièrement deux observations relatives à des malades syphilitiques, chez qui la guérison de l’hémiplégie et de l’hémianesthésie fut obtenue, en dehors de tout traitement spécifique, par l’application de l’aimant. Cette extension du domaine de l’hystérie n’a donc pas un intérêt pu-

73. — Sciatique et hystérie (en commun avec M. SoupaoitV Gazelle des hôpitaux, 21 juillet 1892, p. 781.

A propos de trois cas de sciatique observés chez des sujets hystériques, les auteurs de ce travail discutent les rapports de la névralgie avec la névrose. Ils concluent qu’il existe une sciatique hystérique, curable par suggestion. Cette notion rend compte des succès obtenus par certaines méthodes empiriques, telles que la cautérisation du lobule de l’oreille.

de Msions,' en dehors des cas où le goitre exophtalmique était associé au tabes et à la syringomyélie^ Ces constatations sont donc défavorables à l’opinion qui place l'origine de la maladie dans une lésion bulbo-protubérantielle consistant dans l’atrophie du faisceau solitaire et dû corps restiforme; car l’atrophie

Société anatomiÿué,

bandelettes optiques. Les nerfs périphériques ne présentaient que des lésions insignifiantes, de sorte que ce cas rentre bien dans la catégorie des myélites envahissantes donnant lieu à la paralysie de Landry. On sait que, d’autre part, le syndrome de Landry peut s’observer alors que l’examen de la moelle ne révèle aucune lésion (Vulpian, Hayem, etc.) et que les nerfs périphériques sont seuls altérés (Pitres et Vaillard).

Les auteurs ont étudié dans ce cas le développement périvasculaire et la nature névroglique de la sclérose au début, ainsi que l’origine des corps granuleux, qui formaient des manchons

mérite d’être signalée : dans un travail récent, M. Devi'c n’a pu en rassembler que treize observations.

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