XII. — Tableau abrégé du choléra de
Coup d'an/ sur le choléra des départements en 1851,
{.Battue hebdomadaire , 1853-1854, p. 1072 ellloü, et 1855, p. 26 et 114.)
Il ne s’agit pas ici de simples articles sur le choléra, mais bien d’n histoire méthodique de l’épidémie de 1853 à 1854.
J’étudie successivement, pour Paris d’abord : 1° la marche de l’épidémie ; 2°.ses conditions de développement ; 3" sa période prodromique; r ses caractères anatomiques et symptomatologiques; 5° quelques éléments du pronostic; 6° le traitement. J’insiste particulièrement sur la valeur des prodromes et sur la médication qui leur convient. C’est le sujet du premier travail.
Dans le second, je commence par tracer, à Faüle de documents tout à fait inédits et recueillis dans une soixantaine de départements et dans près de deux cents localités particulières, l’itinéraire du choléra en France. Ces documents sont résumés en longs tableaux comprenant, même pour les localités isolées, le chiffre de la population, la date de l’invasion du fléau, celle du déclin confirmé, la date à laquelle a été faite la récapitulation, le nombre des cas constatés, le chiffre des décès, celui des guérisons, celui enfin des malades en traitement. Ces données importantes, et qu’on ne trouverait nulle part ailleurs, deviennent une base solide pour l’examen des conditions réputées susceptibles d’influencer le développement du choléra. A ce point de vue, je m’attache spécialement aux conditions géologiques, et je montre que la nature des terrains n’a pas toute l’importance qu’on lui a prêtée, bien qu’elle ne paraisse pas indifférente. L’étude particulière des localités m’a conduit, au contraire, à reconnaître l’influence pernicieuse des cours d’eau, et généralement des lieux bas, encaissés, propres à entretenir l’huinidité de l’atmosphère et du sol..
Dans ce second mémoire également, je passe en revue pour la province, en les mettant en regard de la marche et de l’intensité de l’épidémie : 1° les conditions météorologiques (température, état hygrométrique, direction des vents, etc.) ; 2" les circonstances hygiéniques(misère, encombrement, habitation, etc.) ; 3° les conditions particulières et individuelles (y compris la contagion), et je termine, comme je l’avais fait pour Paris, par des considérations sur les prodromes, les symptômes et le traitement du choléra régnant, d’après des documents spéciaux que j’avais sollicités d’un grand nombre de mes confrères des départe-
On voit que les deux mémoires dont je viens d’indiquer la substance forment, comme je le disais, une vraie histoire de l’épidémie cholérique de 1853-185/t, à Paris et dans le reste de la France.
XIII. — Note concernant la théorie de MM. Andral et Gairdner sur la formation de l’emphysème vésiculaire dam les poumons tuberculeux.
M. Andral avait établi que la dilatation des vésicules dans la tuberculisation pulmonaire leur permet de recevoir dans un temps donné une plus grande quantité d’air que dans l’état normal, et qu’il en résulte une sorte de respiration supplémentaire propre à, diminuer la dyspnée. M. Gairdner, après avoir constaté le même fait, en avait donné une explication que je combats. L’emphysème, chez les phthisiques, seraitdû, suivant l’auteur anglais, à l’action des puissances inspiratrices. L’ampliation du thorax suppléerait, par l’agrandissement des vésicules saines, au vide produit par l’atrophie, le ratatinement des portions de poumons tuberculeuses. Ma note et mes réponses à deux lettres de M. Gairdner tendent à établir que la principale cause de l’expansion excessive des vésicules réside dans l’action des puissances expiratrices.
XIV. — Emploi de la racine sèche de grenadier contre le tamia.
Observation tirée de ma pratique et destinée à appuyer des observations récentes M. Grisolle sur l’efficacité de la racine de grenadier employée sèche.
XV. — Sur le traitement de la phthisie pulmonaire par les hypophosphites
{Gazette hebdomadaire, 1858, p. 585 à 683.)
La conclusion de ces recherches, portant sur douze observations, est que les hypophosphites alcalins ne modifient en rien la marche des tubercules pulmonaires ; qu’ils paraissent seulement exercer une influence favorable sur la santé générale et sur certains symptômes de l’affection thoracique, tels que la toux et la dyspnée.
Coup d’œil historique sur ce sujet, avec une observation de pharyngite érysipélateuse propagée d la face par l intermédiaire des deux oreilles. Ce fait est, je crois, unique dans la science; c’est l’exemple d'un érysipèle marchant de dedans en dehors à travers l’oreille, c’est-à-dire prenant naissance dansle pharynx et jetant par les trompes d’Eustaohedeux bras, pour ainsi dire, qui après avoir traversé les oreilles reparaissent par les conduits auditifs externes pour gagner les joues, marcher à la rencontre l’un de l’autre et se rejoindre sur le nez et la ligne médiane du front.
XVII. — Deux observations de catarrhe d’été {fièvre de foin).
{Gazette hebdomadaire, 1860, p. 6 - 8.)
XVIII. — Observation de congestion cérébrale apoplectiforme et foudroyante, donnant lieu à lhémiplégie.
Cette observation a été publiée à l’occasion d’une discussion engagée à l’Académie de médecine sur la valeur de la congestion cérébrale apoplectiforme. M. Trousseau contestait presque absolument l’existence de cette forme de congestion, et soutenait qu’elle n’était au vrai qu’une attaque d’épilepsie. Dans l’observation que je relate, la congestion unilatérale du cerveau a été constatée à l’autopsie.