‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 25 sur 28 · ARCHÉOLOGIE ET BEADX-ARTS SOÜS LE RAPPORT MÉDICAL · texte numérisé non relu

ARCHÉOLOGIE ET BEADX-ARTS SOÜS LE RAPPORT MÉDICAL

I. — Caractères de la figure d Alexandre le Grand et de celle de Zênon le Stoïcien, éclairés par la médecine.

(Gazette médicale de Paris , 1851-, p. 717 et 745; 1852, p. 573.)

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Ces deux figures portent le signe manifeste d’une difformité. Pour moi je vois un torticolis de cause musculaire dans l’hermès Alexandre comme dans l’hermès Zénon. M. Bouvier, qui a étudié seulement le premier, y voit une atrophie unilatérale de la face. Il importe peu au point de vue du service rendu par la science à l’histoire de l’art. Les irrégularités notées par les artistes sur ces figures étaient attribuées soit à la maladresse de l’artiste, soit à la corrosion du marbre, soit encore à un ajustement vicieux du cou sur la gaine du monument. L’interprétation scientifique y montre un ensemble et une subordination réciproques de traits qui ne doivent rien au hasard et ne peuvent être, au contraire, que le produit d’un travail réfléchi.

Je n’ai pas besoin de rappeler ce que tout le monde sait d’Alexandre quant à l’inclinaison de la tête. Mais je note que suivant Diogène Laërce, citant Timothée l’Athénien, Zénon penchait le cou dm côté. .Supposé que la figure du Zénon qui est au Musée ne soit pas une copié authentique, ce n’en serait pas moins la reproduction d’une difformité par le statuaire antique. Quaut h la figure de l’Alexandre, si elle ne date pas du temps de Lysippe, elle passait auprès de Raoul Rochette pour être la reproduction d’un des nombreux portraits d’Alexandre qui sont sortis des mains de cet artiste.

Une brochure in—8° que j’ai publiée peu de temps après les arlicles de la Gazette médicale, entre dans l’examen détaillé de tous les points historiques, artistiques et scientifiques que ce sujet peut présenter.

M. le docteur Cullerier ayant publié dans la Gazette hebdomadaire un article intitulé : De quelle maladie est mort François I”, et ayant conclu que ce n’était pas de la syphilis, j’en pris là occasion de montrer, par quelques monuments de l’art, qu’il n’y a rien de fondé dans ce qu’on a dit de la précaution qu’auraient prise les peintres ou statuaires de François I", de présenter son visage de profil pour dissimuler une exostose syphilitique placée au côté gauche de la face.

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