‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 5 sur 18 · DIPHTÉRIE · texte numérisé non relu

DIPHTÉRIE

L’intubation laryngée dans le croup de l’adulte.

{Revue générale de Clinique et de Thérapeutique, n“ 10, 8 mars 1893.)

Dans le croup de l’adulte, l’intubation laryngée me parait devoir être préférée ii la trachéotomie.

Une première raison, la moins importante il est vrai et qui à elle seule serait insuffisante, c’est la plus grande facilité de cette intubation, chez l’adulte, raisonnable et docile.

Une raison meilleure, c’est, en raison des dimensions plus grandes de l’ouverture glottique chez l’adulte, la possibilité à cet âge d’introduire dans le larynx un tube d’un calibre suffisant pour permettre b la fois le libre accès de l’air et la facile expulsion des fausses membranes sans crainte d’obstruction.

Mais la raison principale, c’est qu’à l’inverse de ce qui se passe chez

la maladie est encore au larynx, la dyspnée avec tirage, chez l’adulte, n’apparaît guère que lorsque l’extension des fausses memtranes aux

11 ne s’agit pas, comme chez l’enfant, de sauver la vie, mais de prolonger quelque temps l’existence, d’apporter au patient un dernier soulagement et de donner à son entourage la satisfaction d’avoir tout tenté. L’opéralion ne saurait être que palliative chez ce malade, condamné à une fm prochaine ; il convient donc d’éviter toute douleur, toute perte de sang, il importe de le soulager de la façon la plus douce.

Telles sont les raisons qui militent en faveur de l'intubation laryngée chez l’adulte. A "l’appui de cette opinion je rapporte l’observation très probante d’une jeune femme atteinte de diphtérie qui a succombé à l’envahissement rapide des bronches et à l’intoxication, mais à qui l’intubation laryngée a apporté quelque soulagement. On ne connaissait pas

(Bull, de la. Soc. franç. de Dermat. et de SyphiL, séance du 14 juin 1894.)

D'après les résultats des examens microscopiques et des cultures, rapprochés des données de l’observation clinique, je m’efforce de vérifier les travaux entrepris dans le laboratoire de M. Besnier sur la pluralité des teignes tondantes et particulièrement les découvertes de M. Sabouraud qui, dans sa thèse récente sur les tricophyties humaines, divise la teigne tondante tricophytique en deux maladies distinctes, produites par des parasites différents : la teigne tondante à grosses spores, effectivement duc à un tricophyton, et la teigne tondante k petites spores, causée par le microsporon Audouini.

Le point original de ces recherches de contrôle, le seul sur lequel elles ne confirment pas pleinement les observations de M. Sabouraud, est le

D’après M. Sabouraud, l’agent de la tondante à petites spores, le microsporon Audouini, est un parasite du cheveu de l’enfant qui ne cause

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est le résultat d’une auto-inoculation par les produits bacillifères de l’expectoration.

Contrairement à l’opinion des auteurs classiques, je conclus que la tuberculose verruqueuse est, de toutes les formes de la tuberculose cutanée, la plus fréquemment observée au cours de la bacillose pulmonaire..

MÉNINGITE CÈaÈBBO-SPINALE ÉPIDÉMIQUE

Un nouveau cas de méningite cérébro-spinale épidémique chez l'adulte. {Bull, et Mém. de la Soc. méd. des hôp. de Paris, séance du 20 mai 1898.)

Cas remarquable par la soudaineté et la rapidité du mal. Le malade succombe, moins de quarante-buit heures après le début d’accidents comateux, brusquement survenus en pleine santé, après quelques jours de céphalée croissante.

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