MÂLIDIES DE LA GLANDE THYROÏDE ET OPOTHÉRAPIE THYROÏDIENNE
Un nouveau cas de myxœdème guéri par l’alimentation thyroïdienne. — Le thyroïdisme dans ses rapports avec la maladie de Basedow et avec l’hystérie.
{Bull, et Mém. de la Soc. méd. des hôp. de Paris, séance du 12 octobre 1894.)
Cette observation est intéressanie à divers titres.
Au point de vue thérapeutique, c’est la relation détaillée, avec courbes de la température, du pouls, de la quantité des urines et de Tarée, d’un
Rapprochant ces recherches expérimentales des cas, publiés en Angleterre, de malades traités par l’ingestion de glandes thyroïdes'de mouton et ayant succombé subitement par syncope, je considère le suc thyroïdien comme Un poison du cœur, j’insiste sur l'extrême prudencè qu’exige 1 opothérapie thyroïdienne, sur la nécessité de surveiller attentivement le pouls, en tenant compte non seulement de son angmoritafioà de fréquence, mais plus encore peut-être de sa mobilité et de 'son inslà-, bilité, telles qu’en un instant, sous l’influence du riioindré effort, comme je l’ai signalé dans , une communication ' antérieure, le nombre des. pulsations par minute peùt s’élever de HO à ttiO. Je recommande à nouveau comme une précaution'très utile, surtout au début du traitement, de prescrire aux malades soumis à cette médication le séjour au lit, ou tout au moins le i-epus à la chambre, nvee roeemmendet'on expresse; d éviter tout effort, tout mouvement capable d’augmenter brusquement; le travail du cœur. J'ajoute que cette surveillance et ces recommandations ne doivent pas prendre lin, quand le traitement est suspendu, car le suc thyroïdien, si différent par ses effets de la digitale, semble posséder le même pouvoir accumulatif que ce .médicament. Son action dépressive
médecine'CLINIQUE
^ur le eœur peut se faire sentir seulement plusieurs jours après le début du traitement et persister aussi plusieurs jours après son interruption.
■■ , Quatre ans après cette communication, en janvier 1899, l’Académie dé médecine se préoQcupo des dangers que fait courir au public la libre vente des produits thyroïdiens et, è, la suite d'un rapport do SI. François- Franck', émet le vœu que cett'e venté soit désormais Soumise è, la réglementation en vigueur pour’les remèdes dangereux.
. Note sur les préparations médicamenteuses de glandes thyre'ides.
. {Bull, et Mém. 'de la Soc. niéd: des Mp. 'de Paris, séance dii 17 janvier 1896.)
3” MiLADIES DES CAPSULES SURRÉNALES ET OPOTHÉRAPIE SURRÉNALE
Opothérapie surrénale. — Présentation d'un addisonien guéri depuis trois ans.
{Bull, .et Mém. de la Soc. ruéd. des hàp.- de Paris, séance du 25 février 1898.)
Observation d'un jeune homme .présentant au complet tous les symptômes morbides dont la réunion constitue le syndrome d’Addison. En 1894, son ét,at s’aggrave .progressivement au point de faire craindre une mort prochaine. Cependant, en deux mois, tous les symptômes de la maladie disparaissent ou s’amendent, il récouvre.la force et la santé, et, depuis trois ans .écoulés, rien ne vient démentir la guérison
tlÉDÈCINE CUNIQÙË
compensatrice des portions demeurées saines du parenchyme surrénal.
Pratiquement, l’opothérapie surrénale chez les addisoniens constitue une médication légitime;, sans danger-si elle est bien dirigée, qui parait capable de produire des améliorations durables, de conduire même parfois Ma guérison. Mais il semble nécessaire de poursuivre, sans se décourager, lé traitement pendant plusieurs mois, alors mêmè qu’on n’observe tout d’abord aucun résultat favorable. Toutefois, on'ne saurait espérer de la médication surrénale contre le syndrome d’Addison des effets aussi prompts, aussi constants, aussi heureux que. ceux do la médication thyroïdienne contre le myxœdème.