OS
Chlorhydrate d'ammoniaque
iOO
ig'-,34
Oê',57
iBf.eo
Oq remarquera dans cette liste combien les sels de potasse sont plus toxiques que les sels de soude.
Je signale quelques effets non eacore signalés à ma connaissance : une salivation extrêmement intense sous l'influence de l'hyposulfite de soude ; une polyurie très marquée avec le sulfurinate de soude, phénomène que je n'ai observé à ce degré qu'avec le borate de soude, Turée et la glycose.
Pour quelques substances minérales j'ai reconnu exceptionnellement que leur toxicité est moindre quand on les injecte par une veine intestinale que quand on les introduit par une veine périphérique. Le lactate de fer est arrêté en partie par le foie à la façon des alcaloïdes.
Antiseptiques insolubles.
J'ai institué quelques expériences pour savoir quelle était l'action de certains antiseptiques insolubles tels que le méthylnaphtol B, le naphtol, la naphtaline etl'iodoforme.
J'ai expérimenté sur le microbe qui donne naissance dans les bouillons stérilisés à la pyocyanine, et j'ai reconnu que pour empêcher toute trace de développement de cet organisme, il fallait par litre :
1 gr. 62 de méthylnaphtol,
l gr. 62 d'iodoforme,
0 gr. 81 de naphtol,
1 gr. 62 de naphtaline. • ,• ,
J'ai expérimenté avec des antiseptiques insolubles, parce que ce sont eux, pour des raisons exposées ailleurs, que j'emploie lorsque je veux réaliser l'antisepsie intestinale.
Les doses indiquées sont les mêmes pour le naphtol, l'iodoforme et la naphtaline, mais je n'indique là que les doses qui empêchent tout développement, alors même qu'on observé les cultures pendant 8 jours. Dès le second ou le troisième jour à l'état normal, le microbe de la pyocyanine révèle son développement dans les bouillons par l'apparition de la coloration caractéristique que l'on sait.
Malgré l'identité des doses que j'indique, on peut, en suivant jour par jour les intensités variables d'ailleurs des colorations des bouillons qui sont contenues dans des ballons dans lesquels on a déposé et le microbe en question et les antiseptiques ci-dessus à des doses mférieures à celles qui empêchent tout développement, on peut, dis-je, en suivant ces colorations, reconnaître des différences dans le pouvoir antiseptique des corps employés.
J'ai également fait ingérer ces antiseptiques insolubles à des lapins. J'ai obtenu des résultats peu constants. Je crois cependant avoir établi que l'on pouvait donner à un lapin 1^',38 et 1«'',56 de méthylnaphtol par kilog. en une fois sans l'incommoder. Pour l'iodoforme, il faut descendre à des doses très faibles, à 10 centigr., à 8 centigr., à 3 centigr. par kilog. pour ne pas avoir d'accidents.
En faisant avaler chaque jour pendant 15 jours de 47 centigr. à 60 cen-
tigr. de naphtaline par jour et par kilog. à un lapin, j'ai observé un amaigrissement progressif et rapide.
Dans une autre série d'expériences, j'ai pu faire ingérer 0*''',48, puis à 1*'"',72 de naphtaline par jour et par kilog., fans produire d'amaigrissement bien sensible.
Le naphtol donné en une fois à la dose de 4 ^'',66 par kilog. ne produit pas d'accident. Si on administre cette substance à la dose 1 gr. àJ^'jSO, par kilog. et par jour, pendant 16 jours, on produit de l'amaigrissement et la mort.
A la dose de O^^'jSS par kilog. et par jour, l'animal va bien au bout de 8 jours.
Dans de nouvelles expériences faites en collaboration avec M. Charrin, j'ai reconnu que, quand on administre au lapin la naphtaline à dose élevée, on provoque l'apparition de la cataracte.
fai-is. — 'J'yp. rii.i.Ki- et Dumoulin, •'>, ni<' di^s (iraiuls-Aiigustiiis.