‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 26 sur 48 · Les réflexes psychiques · texte numérisé non relu

Les réflexes psychiques

Raue pUiosophiqm, 1888, p. 223-237 ; 387-122; 508-528.

Cette étude sur les réflexes psychiques est un travail d’ensemble sur ce phénomène fondamental de la psychologie. Avant ce mémoire, le mot de réflexe psychique n’avait pas été prononcé (ou à peine, par exemple par Griesinger, en 1843, dans un mémoire exclusivement médical). J’ai montré que la base de tous les processus psychologiques est un véritable acte réflexe cérébral, différant seulement de l’acte réflexe médullaire parce qu’il nécessite l’intervention d’un phénomène de conscience et de mémoire.

C’est ainsi que j’ai pu classer les réflexes psychiques en réflexes d’accommodation (les plus simples) et réflexes d’émotion. Ceuxlà se subdivisent en réflexe’s innés et réflexes acquis.

Physiologie

psychologique.

121. De {influence de la durée et de l’intensité de la lumière sur la perception lumineuse.

En collaboration avec A. Breguet.

Nous avons montré que, contrairement à l’opinion générale, une lumière faible n’est pas perçue immédiatement. Nous avons

fait construire un appareil spécial, fondé sur le principe du magnétisme rémanent, qui nous a donné dos éclairs lumineux ne durant qu’un millième de seconde. On peut ainsi constater qu’une lumière faible, perçue très nettement lorsqu’elle excite la rétine pendant quelque temps, [devient invisible, soit quand la durée diminue, soit quand son intensité s’amoindrit. Lorsqu’on répète cette même excitation plusieurs fois de suite, la lumière devient de nouveau visible. Le phénomène de l’addition latente est donc aussi applicable aux excitations optiques.

M. Bloch et M. Charpentier ont repris ces expériences, pour les confirmer complètement, et y ajouter de nouveaux faits, d’un grand intérêt. (Bull, de la Soc. de Biol., 2o juillet 1885, p. 493, etc.)

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