‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 27 sur 48 · Essai de psychologie générale · texte numérisé non relu

Essai de psychologie générale

1 vol. in-12, Alcan, ôdilion, 1888. 2' odition, 1892. 4' édition, 1901.

Édilioa russe. Moscou, 1889. — Édition polonaise. Craeovio, 1890.

La psychologie générale n’avait pas encore fait l’objet d’une étude d’ensemble, et même le mot de psychologie générale avait à peine été prononcé.

J’ai cherché à montrer que cette science existe, tout comme la physiologie générale dont elle n’est qu’un fragment.

En suivant méthodiquement les propriétés des êtres vivants, depuis les organismes inferieurs jusqu a 1 homme, on arrive à découvrir une chaîne ininterrompue qui permet d’établir la progression dans le perfectionnement de l’être et des tissus.

Psyohotog e D’abord, au début, l’irritabilité, propriété générale, commune

générale. irritabilité se localise de plus en plus dans

le système nerveux, et ou distingue chez les premiers êtres des renflements cellulaires (centres nerveux rudimentaires) qui peuvent transformer les excitations sensibles eu excitations motrices. Par là existe une unité dans l’être qui devient un tout; avec un

centre capable de colliger les excitations venues de la périphérie et de les transporter au loin; ce que j’ai résumé dans cette formule générale : une cellule retentit sur toutes les autres, et toutes les autres retentissent sur elle.

Dès qu’il y a des centres nerveux, il y a des actes réflexes, et le premier phénomène psychologique, le plus inférieur et le plus simple, c’est l’acte réflexe; encore qu’il ne nécessite pas le phénomène de la conscience, on peut cependant concevoir que chez les êtres inférieurs il y a un rudiment de conscience, et que cette conscience va en se développant à mesure que la complexité des cellules nerveuses et la multiplicité de leurs relations avec la périphérie vont en augmentant.

Parallèlement il ce développement de la conscience se fait le développement de la mémoire. En somme, la conscience est un phénomène singulièrement voisin du phénomène mémoire, et on ne peut comprendre ni la conscience sans mémoire, ni la mémoire sans conscience. Quoique la mémoire soit essentiellement propre au système nerveux, on peut découvrir même dans les muscles quelque chose d’analogue. C’est ce que j’ai appelé la mémoire élémentaire.

En tout cas, l’acte fondamental du système nerveux, c’est l’acte réflexe, qui, lorsqu’il est exécuté par des cellules nerveuses capables de mémoire, dévient un acte réflexe psychique.

Ainsi, en procédant du simple au composé, on trouve d’abord l’irritabilité, puis l’acte réflexe simple, puis l’acte réflexe avec mémoire, c’est-à-dire l’acte réflexe psychique.

Enfin, en étudiant les lois de l’innervation cérébrale, on voit que les cellules nerveuses qui président à l’idéation sont placées, par leur extrême sensibilité à toutes les actions toxiques ou dynamiques, au sommet de l’échelle hiérarchique des tissus vivants, mais, en somme, qu’elles ne sont pas essentiellement différentes des cellules de la moelle épinière ou des centres ganglionnaires qui président aux actes réflexes simples.

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