Des échanges respiratoires chez [homme
30. Régulation par le système nerveux des combustions respiratoires en rapport avec la taille de [animal.
\. Influence du chloral sur les ai
33. De la mesure des combustions respiratoires chez les oiseaux.
34. De lu mesure des combustions respiratoires chez les mammifères.
Ces divers mémoires (de 30 à 34) contiennent quantité de mensurations effectuées par la méthode des trois compteurs, décrite plus haut, qui permet de faire des dosages répétés, prolongés et méthodiques.
J’ai pu ainsi déterminer, avec une précision suffisante, la quantité de CO® produit par les chiens de diverses tailles, fait que d’ailleurs Régnault et Reiset avaient, dans leurs mémorables recherches, sommairement établi. Mais j ’ai pu multiplier les expériences en opérant sur des chiens de toute taille, et j’en ai donné la formule suivante :
La quantité Æoxygène consommé est, pour les animaux Je même espèce, absolument proportionnelle à leur surface tégumentalre.
En chloralisant des chiens, c’est-à-dire-en supprimant les efi'ets du système nerveux, on voit disparaître ces différences, et les chiens de poids divers consomment les uns les autres des quantités d’oxygène proportionnelles à leur poids et non plus à leur surface. Par conséquent, c’est le système nerveux (qui adapte les combustions respiratoires à tétendue de la surface tégumentaire.
Chez les oiseaux, la même loi se vérifie avec une netteté remarquable, et aussi chez les divers mammifères, de sorte qu’on peut, pour cette grande fonction respiratoire, donner une formule générale, en disant que les quantités d’oxygène absorbé et d’acide carbonique produit sont à peu près les mêmes chez les différents animaux à sang chaud pour l’unité de surface, c’est-à-dire plus ou moins voisines de l‘",7S de CO® par heure pour 1000 centimètres carrés.
Je ne me suis permis ces conclusions générales qu’après un grand nombre d’expériences (153 dosages qui me sont personnels, et environ 320 dosages empruntés aux autres auteurs).