‹ Exposé des travaux scientifiques du Dr Gabriel Gauthier, de Charolles, candidat au titre de membre correspondant national de l'Académie de médecine dans la première division, médecineChapitre 11 sur 30 · GOITRE ORDINAIRE SPORADIQUE · texte numérisé non relu

GOITRE ORDINAIRE SPORADIQUE

un moyen qui ne doit pas être négligé et doit être mis en œuvre plutôt qu’une intervention chirurgicale d’urgence.

Je n’ai pas vu que l’iodothyrine fût plus efficace dans le goitre.que la glande en nature, mais son prix, actuellement encore très élevé, doit lui faire préférer, dans bien des cas, la substance thyroïde, qu’il est possible de se procurer à bon marché.

Comme, dans le traitement du goitre, il y a lieu bien souvent de donner des doses intenses et assez longtemps continuées, il est utile d’associer au suc thyroïdien une petite dose d’arsenic, sous forme de liqueur de Fowler (8 à 10 gouttes par jour) . De la sorte, on préviendrait, selon les indications de Mabille, non seulement les accidents de thyroïdisme, mais encore on compléterait l’action de la substance thyroïde, quand on emploie l’iodothyrine,laquelle ne contient pas d’arsenic ({).

Un inconvénient de la médication thyroïdienne,particulier au traitement du goitre,est la transformation du goitre sim-

l <iéûica!e,'

. delto sperim., 18 juillet 1896.- — Briau, Lyon médical, a6 sept

■ 897. - Hauszel, TV-'- '

■ 897. Bercer, Jou

..... .de

«d., «897, p. 94. ssi, Setlimana med.

— CritchmarofF,^èse de Lyon,

Morello, “Âevista ''venetafi 5* mars \ 898^ — Rembach/lngestion du thymus dans le goitre, Mittheil. aus de greuzgebeiten der med. u. chir., i, 2, 1896. -BoSchereau . Centre médical, nov. .896. - Halipré, Nor- *»»**** - e (de Verdun), Congrès de mèd.

1901 . — Ferrier, Médication thyroïdienne

ir ainsi dire,des par conséquent,

2o GOITRE EXOPHTALMIQUE

En ce qui concerne le goître éxophtalmique, le traitement thyroïdien que j’ai été un dés premiers à préconiser contre cette affection donne des résultats plus contestables que dans le goître ordinaire.

Les partisans de la théorie de l’hyperthyroïdation dans le goître exophtalmique déclarent que c’est là un traitement irrationnel, qui semble poursuivre à plaisir le but paradoxal et singulier d’ajouter à l’empoisonnement morbide l’empoisonnement thérapeutique et d’aller précisément choisir pour l’introduire dans l’organisme, sous prétexte de traitement, une substance qui s’y trouve en excès et qu’il faudrait plutôt y détruire.

GOITRE EXOPHTALMIQUE

notre part, nous sommes convaincu que c’est à tort que la médication thyroïdienne est répudiée systématiquement dans le goitre exophtalmique.

J’ai obtenu moi-même d’excellents résultats de la médication dans le traitement de cette affection.

Qu’il me soit permis de citer quelques observations :

I. — Une femme do 50 ans, très corpulente, se met à maigrir en même temps qu’elle présente les symptômes du basedowisme,palpitations, excitation psychique, insomnie, tremblement, effondrement des jambes, qui la met souvent dans l’impossibilité de sortir, exophtalmie légère, petite tumeur goitreuse dure à droite. Ce petit goitre préexistait depuis de longues années. La malade présente cet

lorsqu’elle vient me consulter.

Elle reçoit pro die deux cuillères à bouche de notre extrait thyroïdien représentant environ 5 grammes de tissu glandulaire, en même temps qu’on lui donne en lavement 12 gouttes de liqueur de Fowler. Au bout de quinze jours, l’effondrement des jambes, qui est le symptôme le plus pénible, disparaît complètement, les autres

Pendant six mois, on donne, pendant quinze jours par mois, la même dose de thyroïde et la guérison s’établit d’une façon définitive et se maintient depuis un an. Le traitement n’a jamais donné lieu à aucun accident.

II—Unedemoiselle,àgéede45ans, atteinte, depuisplusieursannées, de palpitations, tumeur goitreuse, exophtalmie prononcée, tremblement, toux d’irritation très pénible, pseudo-lipomes sus-claviculaires,

porté et la dosedoit être réduïteà deux grammes de tissu glandulaire.

Après deux mois de traitement à cette faible dose, cette personne.

MÉDICATION THYROÏDIENNE

régulièrement pondant doux ans et qu’elle vient de cesser à nouveau

III.—Une dame,âgée de 85 ans,sans enfants,ancienne névropathe, est prise des symptômes basedowiens, à la suite de chagrins domestiques coïncidant avec l’invasion d’une influenza infectieuse. Hyper-

fants. A la septième grossesse, elle fut atteinte d’un petit goitre qui ; ne disparut pas. Quand je la vis pour la première fois, elle présentait de la tachycardie à 130 pulsations, du tremblement, une très légère exophtalmie, un amaigrissement extrême, des sueurs profuses, une toux paroxystique intense. Ces derniers symptômes la faisaient considérer comme une tuberculeuse (quoiqu’ellen’eûtpas de phénomènes thoraciques en rapport avec son état cachectique), et elle était traitée en conséquence (t). Au traitement arsenical,|qui était déjà institué par un confrère, j’adjoignis l’usago du liquide thyroïdien.Aubout de six semaines,l’amélioration étaittelle que la malade se déclarait complètement guérie.Actuellement,il n’y a plus qu’une légère tachycardie : ni l’exophtalmie ni le goitre n’ont été modifiés.

V. — Un jeune homme âgé de 22 ans, porteur d’un goitre, plus prononcé à droite, depuis l’âge de 16 ans, d’un tempérament très nerveux, devient basedowien sans cause déterminée : tachycardie à 130 pulsations, tremblement, amaigrissement prononcé et rapide, sueurs si abondantes qu’en une journée il dut changer jusqu’à 10

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