‹ Exposé des travaux scientifiques du Dr Gabriel Gauthier, de Charolles, candidat au titre de membre correspondant national de l'Académie de médecine dans la première division, médecineChapitre 12 sur 30 · CROISSANCE · texte numérisé non relu

CROISSANCE

a ) SYSTÈME OSSEUX

Nous étudierons successivement dans ce groupe le traitement: 1"des arrêts delà croissance (nanisme, infantilisme); 2' do l’acromégalie et du gigantisme; 3° des retards de consolidation des fractures; 4°do divers troubles trophiques dos os (ostéomalacie, arthrite déformante).

1» Arrêts de la croissance ( nanisme , infantilisme).

La médication thyroïdienne possède une influence tout à fait remarquable sur les arrêts de la croissance.

Cette constatation date déjà de plusieurs années, mais de nombreuses observations ont été recueillies, depuis les premières communications d’Hertoghe sur ce sujet (1), et toutes sont confirmatives de cetto bienfaisante action.

Parmi les nombreux symptômes du myxœdème, on avait signalé l’arrêt de la croissance qui faisait ressembler los petits myxœdémateux à de véritables nains. Tel enfant myxœdéraateux et âgé de 14 ans mesurait 0,70 centimètres, ce qui est la taille d’un enfant de 13 mois; un autre, âgé de 18 ans, no mesurait que 75 centimètres. Lorsqu’on appliqua la cure thyroïdienne aux enfants myxœdémateux, on constata que la reprise de la croissance s’opérait parallèlement à l’amélioration des autres signes de l’affection. Dès lors, il devenait possible de faire grandir ces malheureux enfants frappés de nanisme.

On a vu ainsi des nains myxœdémateux do 6, 14, 18,20 et môme 27 ans, qui tous indistinctement se sont mis à grandir dès qu’ils ont été soumis à l’opothérapie thyroïdienne (Hertoghe).

Bourneville (2), chez des enfants atteints d’idiotie myxœ-

i 7 4 médication thyroïdienne DANS I reprise de la croissance est impossible est complètement ossifié et que les cartila n’existent plus. Ainsi lesachondroplases, des tendancesà confondre avec les myxcei

i 7 6 MÉDICATION ’

i 7 8 médication thyrc mais la cyphose et le proj

dienne dont j’avais jusqu’à ce jour repoussé l’emploi à cause des dangers que ce traitement était réputé occasionner chez les jeunes

Je me procurai moi-méme des lobes thyroïdiens de jeunes moutons dont je fis préparer un suc glycériné de façon à ce qu’une cuillerée de cet extrait correspondit à un gramme de substance thyroïde.

La malade en prit de six à dix cuillerées à café par jour. Les premiers jours, elle se plaignit de vives céphalées, de rougeurs à la

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