‹ Exposé des travaux scientifiques du Dr Gabriel Gauthier, de Charolles, candidat au titre de membre correspondant national de l'Académie de médecine dans la première division, médecineChapitre 16 sur 30 · MÉDICATION THYROÏDIENNE DANS LES MALADIES · texte numérisé non relu

MÉDICATION THYROÏDIENNE DANS LES MALADIES

La maladie de Basedow (névrose de la colère figée) et la maladie de Parkinson (névrose de la terreur figée) ontdê' nombreux traits do ressemblance et se voient assez souvent associées, de même qu’on voit le myxœdème, qui coexiste fréquemment avec la maladie de Basedow, s’associer aussi, quoique plus rarement, avec la maladie de Parkinson (tmgfl. zato, Frenkol, Môbius) (1).

En présence des lésions imprécises et douteuses du système nerveux dans la paralysie agitante, il y a donc lieu de soupçonner pour cette affection un trouble du chimisme analogue à celui qui existe dans la maladio de Basedow et le myxœdème.

Dans les cas de paralysie agitante où j’ai fait la cure thyroïdienne, je suis arrivé à des résultats qui offrent un cer|| tain intérêt.

I. — Femme, âgée de 53 ans, très laborieuse, assez nerveuse, mais sans antécédents familiaux bien notables. A longtemps vécu ' dans un logementhumide. Donne pourcause à sa maladieune chute sur le côté droit. Malade depuis cinq ans. Raideur très marquée; douleurs rhumatoïdes intenses. Le tremblement est plus fort à droite. Rétropulsion très pénible dans la marche. Urines irrégulières comme quantité; sucre de 25 à 30 grammes par litre. Insomnie causée par la chaleur cutanée subjective. Abolition des réflexes patellaires. 'JS

Deux cuillères à bouche d’extrait thyroïdien par jour, pendant un mois.On ne constate aucun changement dans l’état de la maladè, si ce n’est que la quantité du sucre a augmenté dans les urines.

Après 15 jours de répit, le traitement est repris pendant tro|||H semaincs.La malade déclare beaucoup moins souffrir deses douleurs rhumatoïdes ; elle paraît aussi être moins rigide et le mouvement de , rétropulsion a notablement diminué. Le mieux ne s’est pas maintenu après la cessation du traitement.

IL — Chez un homme, atteint de paralysie agitante depuis deux jj

il I

ADIPOSE ET OBÉSITÉ

Le malade était encore plus agité et no pouvait rester en P place ; l'insomnie devint totale.

La dose de deux cuillères à bouche d’extrait dut être réduite à trois-euillères à café. A cette faible dose on put noter pendant quelque temps unediminutiou des douleurs et de la raideur musculaire; mais ce résultat fut fugitif et la maladie ne tarda pas à progresser : la rigidité surtout devint excessive.

III. —Une demoiselle, âgée de SO ans, ayant commencé à trembler et à devenir raide, il y a dix ans, est arrivée actuellement à la cachexie parkinsonienne complète. Elle déclare être soulagée de ses douleurs et être plus libre de ses mouvements, chaque fois qu’elle prend de l iodothyrine pendant quelques jours consécutifs. Ce n’est le fait d’une suggestion ; car, l’iodothyrine ayant été remplacée

soulagée.

Si insuffisants que soient les résultats obtenus dans ces trois cas, ils méritaient d’être signalés, surtout parce qu’il s’agit d’une maladie où tout remède est impuissant.

La Chorée a été traitée quelquefois, mais avec peu de succès, par la thyroïdine.

L’Eclampsie a pu être considérée, dans certaines circonstances, comme relevant de l’hypothyroïdie. Pendant la grossesse, la sécrétion tyroïdienne peut devenir insuffisante au point de provoquer une auto-intoxication se traduisant par des crises d’éclampsie. Horgott rapporte une observation confirmative de cette hypothèse (1).

d) OBÉSITÉ et diabète.

L’adipose et l’obésité, quand elles ne tiennent pas à un

2o6 médication thyroïdienne dans les maladies . s. excès de l'alimentation, mais à un ralentissement des échanges organiques, doivent être fréqueminentconsidérdes’cfewie l’indice d’uno sécrétion thyroïdienne ralentie, dc-mèmequo la maigreur, la maigreuridiopathiquo,peutètrele signe d’une sécrétion exagérée ou dénaturée. Témoins les crises d’amaigrissement qu’on constate souvent dans le cours de lamaladie de Basedow.

C’est après avoir vu l’effet de la médication thyroïdienne sur les myxœdémateux qu’on pensa à l’essayer chez les obèses ; de ce que les premiers maigrissent à vue d’œil parson emploi, on en conclut qu’il en serait do mémo des seconds.

Barron et Pu tnam ont essayé les premiers l’emploi du liquide thyroïdien contre l’obésité, et actuellement, en dehors du traitement diététique, il n’est pas de médicament donnant de meilleurs résultats. Le traitement de l’obésité a été, jusqu’à présent, un vaste champ d’expérimentation pour la médication thyroïdienne (i).

Le processus de la désintégration adipeuse par la thyroï-

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11 kilog. dans les 15'premiersjours.

Le traitement demande donc a être surveillé de près. Le

après une rédaction relative du poids, thyroïdiser lentement

Carlsbad. Réglé de cette façon, peu intensif, jamais prolongé, ‘ le traitement thyroïdien est ordinairement bien supporté.- q|g Le traitement thyroïdien a été aussi employé contre les tumeurs graisseuses, les lipàmes, et serait peut-être utile pour diminuer ces énormes lipômes dont l’extirpation constitue parfois une grosse opération (2).

Ces accumulations locales de graisse semblent se trouver quelquefois sous la dépendance de troubles de la fonction du corps thyroïde, témoin cette maladie de description récente;| l’adipose douloureuse ou maladie de Dercun, qui est considérée par quelques-uns, à tort ou à raison, comme une forme fruste du myxœdème (3).

muîlpfeTio' 6 * ®ÿ“j ll ”. 0 P othé, ' a P‘® 2th y ro ' idienno 00 '3) Dercun, Henry, Spiller, Appose douloureuse. St

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