DIABÈTE
Diabète. — Dans le cours du traitement thyroïdien de l’obésité, il n’est pas rare, nous l’avons dit (p. 69), de voir apparaître de la glycosurie. Von Noorden, sur 17 obèses ainsi traités, l’aurait constatée 5 fois. La médication thyroïdienne serait même, au dire de l’auteur, susceptible de faciliter quelquefois le diagnostic précoce du diabète, surtou chez les obèses. La sécrétion thyroïdienne empêcherait la formation de la graisse aux dépens du sucre, on d’autres termes, mettrait obstacle à un des mécanismes régulateurs de la glycémie, sur lequel Hanriot a beaucoup insisté (1).
Il semblerait donc que la thyroïdothérapie, 'qui favorise ainsi la glycosurie, doive être contre-indiquée dans les cas de diabète. En fait, on a constaté souvent que, chez beaucoup de diabétiques obèses à corps thyroïde tuméfié, le régime thyroïdien a augmenté l’excrétion du sucre, tout en modifiant heureusement l’état général.
Cependant, quelquefois, il s’est produit un effet contraire. Blachstein a vu avec le traitement une amélioration manifeste du diabète chez plusieurs sujets, notamment chez un malade dont le corps thyroïde était très petit.
De même, Branlhomme (de Noailles) (2) a traité avec suc-
'aïo MÉDICATION THYROÏDIENNE DANS LES MALADIES ' cès un vrai diabétique par la médication thyroïdienne; .et. Lépine (1), chez un diabétique gras, soumis au même traitement, a vü d’abord.une augmentation du sucre do l’urjdoi puis, au bout de quelques jours, une diminution réelle du glucose et une amélioration de l’état général.
- Cette contradiction apparente peut s’expliquer jusqu’à un ' certain point. Commo Lépine le fait observer, l’opothérapie thyroïdienne provoque une accélération du mouvement' nutritif avec prédominance, habituelle, mais non constante,' de la dénutrition; de sorte que, s’il s’agit d’un diabète par ralentissement de la nutrition, le suc thyroïdien peut quelque fois l’améliorer en accélérant le mouvement nutritif, dé même que le plus souvent il peut être nuisible en augmentant trop la dénutrition. Il n’est pas irrationnel non plus dé supposer que, dans certains cas, l’exagération du mouvement de dénutrition puisse provoquer le changement d’orientation d’un processus morbide. C’est là un de ces cas de la médication métabolique sur laquelle insiste avec raison le profesr seur Soulier (de Lyon), et qui sont particulièrement tré- 1 . quents dans la médication thyroïdienne.
L’obésité et le diabète font partie du groupe des maladies dites par ralentissement de la nutrition. Or, il ressort de ce que nous avons dit, dans le cours de cet ouvrage, que tous les états pathologiques relevant d’un ralentissement de la nutrition peuvent être rattachés à l’hypothyroïdie et se trouvent par conséquent dans les conditions d’être heureusement influencés par la médication thyroïdienne. C’est ce que Lancereaux et Paulesco ont bien fait ressortir dans une importante communication (2). A la suite de recherches cliniques sur la physiologie du corps thyroïde, ces auteurs croient que
MUm Semaine médicale, i8p7,p. 469.8! Semaine médicale, 1898,
quelques succès.
Les liens qui unissent la sclérodermie aux altérations de la thyroïde ont été tout particulièrement étudiés.
L’association de cetto dermatose avec le goitre exophtalmique, le goitre simple Ou l’atrophie du corps thyroïde aété fréquemment observée (Von Leube, Kahler, Jeanselme, Raymond, Beer, Singer, Booth, Grunfeld, Morselli, Panegrossi, etc.). On a même été jusqu'à établir pour les slérodermies des variétés basées sur la diversité des troubles
thyroïdiens. A l’hyperthyroïdie correspondrait la sclérodermie ordinaire,la plus fréquente, tandis qu’à l’hypothyroïdie correspondrait un type spécial, différant de la forme ordinaire par un moindre parcheminage de la peau et donnant au toucher la sensation d’une sorte d’adipose sous-cutanée. En tous cas,le traitementthyroïdien, administré à des sclérodermiques
qui se passe dans l’acromégalie. II y aurait donc entre ces.-; deux maladies le même antagonisme qu’entre la maladie de: "’ Basedow et le myxœdème. D’autre part, il est établi que le £ complexusacromégalique serattacho à un trouble do la fonction hypophysaire et l’hypophyso doit être considérée, nous l’avons dit, comme uno glando thyroïde aberrante. . jji
En ce qui concerne Je Psoriasis, le traitement thyroïdien ; a été surtout préconisé en Angleterre, où Byroin Bramwell et"; Arthur Davics surtout ont obtonu des résultats remarquables.
EtfFrance, cette thérapeuliquo a été accueillie avec plus de méfiance. Gaucher la considère comme dangereuse, ayant môme été mortelle dans quelques cas. Tibierge, qui a étudié; avec soin les effets de la médication, la réserve pour les malades qui, ayant essayé sans succès tous les moyens ordinaires, veulent tenter un médicament nouveau. Du Castel ne l’a vue pour sa part produire aucun effet appréciable (1).
AFFECTIONS CARDIO-VASCULAIRES
que dopuis son jeune âge, nullement névropathe, quoique^ ayant une hérédité nerveuse extraordinairement chargée:: j père mort tou, sœur lypémaniaque, frère épileptiqu'e, frèro mort d'atrophie musculaire progressive, oncle paternel aliéné, s’étant suicidé, tante maternelle lypémaniaque, neveu hydro-