‹ Exposé des travaux scientifiques du Dr Gabriel Gauthier, de Charolles, candidat au titre de membre correspondant national de l'Académie de médecine dans la première division, médecineChapitre 29 sur 30 · PROGRÈS MÉDICAL · texte numérisé non relu

PROGRÈS MÉDICAL

PARIS

| E. LEOROSNIER et

tères spéciaux q

aux extrémités, la diminution de la résistance électrique sont évidemment autant de faits qui dénotent chez l’acromégalique l’existence d’uné vaso-dilatation très prononcée. Mais ce développement anormal du système vasculaire étant admis procède-t-il de la persistance du thymus ? Klebs s’est livré à des recherches très intéi ressantes à ce point de vue: il croit que dans les follicules du thymus se font les endothéliums vasculaires et que ceux-ci entraînés par le courant circulatoire entrent dans la formation du système vasculaire, d’où le nom d’angioblastes qu’il leur donne. On peut objecter toutefois que la persistance du thymus n’a été constatée que dans quelques autopsies seulement et que la zone de matité rétrosternale à laquelle Erb attache une grande importance et que Verstraeten a cru reconnaître . à l’état de légère submatité dans un cas, n’a pas été retrouvée par d’autres auteurs et manque complètement dans notre observation. Du reste, les deux cas d’Erb ne répondent pas nettement à l’acromégalie et doivent être groupés dans une autre catégorie de faits, que M. Marie désigne sous la dénomination d’ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumique (1).

Si l’on jette un coup d’œil d’ensemble sur la maladie de Marie, on est frappé d’une chose : c'est qu’en dehors des modifications qu’ont subies les extrémités et qui sont le côté réellement saillant de l’affection, il existe une grande variété d’autres symptômes disséminés sur la plupart des organes. On constate en effet des troubles du côté des appareils moteur, circulatoire, digestif, du côté de la peau, du côté des reins,bref des troubles de toutes les fonctions de l’économie. En présence de cette dissémination des troubles nutritifs, il est bien difficile de fairede l’acromégalie une simple dystrophie locale, comme on aurait des tendances de le faire a priori ; . on est plutôt porté à l’envisager comme une dystrophie

voir dans l'espèce humaine.

Toutefois, il ne faut pas oublier que l’hypophyse, appendice sus-sphénoïdal du cerveau (Chaussier), est un véritable oxpov, et conséquemment tout particulièrement sujet à l’envahissement hypertrophique do l'acromégalie. C’est en effet une hypertrophie simple au point de vue histologique qui a toujours été constatée sur l’hypophyse dans l’acromégalie. Et d’autre part, il est à remarquer que, parmi les cas assez nombreux de tumeurs diverses de cet organe relatés par les , auteurs, on ne note aucun fait qui puisse être considéré comme un exemple d’acromégalie.

' Quoi qu’il en soit de ces diverses interprétations

lt) G. Guinon. — L’Acromégalie. (Gazelle des Hôpitaux,

Page 1