‹ Exposé des travaux scientifiques du Dr Henri de Rothschild, avec 6 planches et 1 figureChapitre 9 sur 13 · Dysthyroïdie avec hyperthyroïdie nerveuse · texte numérisé non relu

Dysthyroïdie avec hyperthyroïdie nerveuse

Les cas sont fréquents et expliquent la facilité d’un degré léger de thyroïdisme alimentaire, comme le prouvent deux cas étudiés. La première malade est, en même temps, d’une sensibilité excessive au café,

EXPOSÉ DES TRAVAUX SCIENTIFIttUES 79

à h phytine, aux traitements hydro-minéraux. Des doses infinitésimales de corps thyroïde ont produit chez elle de l’hyperthyroïdie accusée.

Le second sujet a fait un Basedow fruste à la suite d’une cure à Bourbon-l’Archambault.

Par contre, le traitement thyroïdien, employé à dose convenable, donne toute satisfaction dans ces cas.

y. — Dysendocrisies nerveuses complexes.

C’est un chapitre d’attente. La dysendocrisie peut être « couplée » (thyro-ovarienne) comme dans un cas de Krokiewicz, « tricouplée », comme dans un cas personnel (thyro-hypophyso-ovarienne).

Quelques syndromes paroxystiques : migraine, vomissements périodiques, entérite muco-membraneuse, asthme, asthme des foins, sont neuro-toxiques et montrent l’association en quantités infiniment variables d’un élément toxique (hypothyroïdien) et nerveux (hyperthyroïdien),

La nécessité de la réunion de ces deux éléments explique leur absence dans le myxœdème et le goitre exophtalmique et représente le fonds du neuro-arthritisme.

De l’étude des rapports de l’hyperthyroïdie et de l’hystérie, on peut conclure que :

L’hystérie ne peut faire de maladie de Basedow; que l’hyperthyroïdie peut donner lieu à des accidents hystériques en favorisant la suggestibilité. L’association d’hyperthyroïdie et d’hystérie peut rendre compte de symptômes tels que fièvre, troubles vaso-moteurs, polyurie, albuminurie. Les limites entre le nervosisme et l’hyperthyroïdie ne sont pas toujours tranchées.

Page 1