Exposé des travaux scientifiques du Dr Paul Duflocq, candidat à l'agrégation des facultés de médecine, Paris, section de pathologie interne et de médecine légale, concours du 4 janvier 1892
Le malade qui fait l’objet de ce travail était atteint d’ataxie locomotrice. En plus des symptômes classiques tels que les troubles des
Le cas d’épilepsie partielle que j’étudie dans ce travail offre à : sens un double intérêt.
L’autopsie a montré que la tumeur bien localisée (c’était un kyste sanguin, très ancien et bien encapsulé) qui était la cause des accès
Placée dans le centre ovale, elle était séparée complètement de la substance grise par une couche absolument saine de substance blan-
Enfin le peu de diffusion des accidents épileptiformes nous a permis par l'étude clinique du malade de confirmer les résultats des travaux les plus récents concernant les localisations cérébrales de cette partie
une ligne nette de substance blanche absolument saine. Deux gravures indiquent cette disposition.
Il est exceptionnel de voir une tumeur située dans la substance blanche être cause d’épilepsie partielle ; celle-ci dépend d'une lésion delà zone motrice corticale qui est, ditM. Franck, le « primum moyens » de l’épilepsie partielle, et il réfute à cette occasion les expériences deVulpian. Cliniquement je n’ai trouvé que deux ou trois faits se rapprochant du cas que j’ai observé et encore sont-ils passibles de quelques objections.
Il n’en résulte pas moins « que notre cas réalise pleinement le fait expérimental cherché par Vulpian, c’est-à-dire la production de l’épilepsie partielle sans participation do l’écorce ».
sur les auras sensorielles considérées comme équivalents cliniques de l’épilepsie partielle.
de vérifier l’exactitude des indications que tirent de leurs expériences Ferrier, Beevor et Horsley.
même de la crise d’épilepsie partielle et qui la constituent. Ce sont:
la traction de la langue en arrière, la rétraction de la commissure labiale, l’ouverture et la contracture de la bouche, la constriclion du pharynx et l’altération de la voix. A chacun de ces troubles corres-
pond un centre cortical que de nombreuses expériences et de trop rares observations cliniques permettent de placer dans le tiers inférieur de la circonvolution frontale ascendante. Or, c’est dans la substance blanche immédiatement sous-jacente à cette région limitée, que l’autopsie de notre malade nous montre l’existence d’un noyau dur, petit, parfaitement circonscrit, de date très ancienne et n’ayant déterminé aucune lésion de voisinage. L’irritation qui en part et produit l’accès ne diffuse guère, puisque cliniquement elle ne dépasse pas l’épaule ; et cependant de nombreux centres corticaux sont intéressés. La physiologie, dans ses recherches les plus récentes, nous les montre groupés dans le pied de la circonvolution frontale ascen-